Notes de Prod. : Spider-Man 2

    en DVD le 14 Janvier 2005

Notes de l’équipe

Un phénomène mondial :

Sam Raimi :
" J’ai été à la fois heureux et stupéfait de l’engouement déclenché par Spider-Man chez les spectateurs du monde entier. En tant que cinéaste, j’ai bien sûr toujours eu envie de voir les gens apprécier mes films, mais celui-ci a dépassé de loin mes espérances les plus délirantes… Cela témoigne de la qualité du travail de tous ceux qui ont contribué au film, devant et derrière la caméra, tous ceux qui ont fait de ce film une expérience inoubliable. "

Laura Ziskin :
" Nous avions toujours pensé que le film avait un potentiel énorme, d'abord parce que le personnage et ses histoires connaissent un succès qui ne se dément pas depuis plus de 40 ans. Nous sommes restés fidèles aux éléments qui faisaient la force de la bande dessinée Marvel : l’aventure, la romance, l’humour. Tout au long du processus de création du film, nous avons respecté l’esprit. Même deux ans après sa sortie, beaucoup de gens continuent à me dire combien ils ont aimé le premier film et avec quelle impatience ils attendent le second. "

Don et malédiction : l'évolution d'un super-héros

Stan Lee :
" Ce qui place les Spider-Man à part des autres films d’action riches en effets, c’est l’accent mis sur les personnages et les relations humaines. L’action est spectaculaire, c’est certain, mais plonger dans les problèmes personnels de Peter porte vraiment le film à un niveau supérieur. "

Sam Raimi :
" Après le triomphe du premier film, il était de notre responsabilité d’offrir aux fans une deuxième aventure à la hauteur. Spider-Man est leur héros. Notre mission était double : leur fournir un divertissement surprenant et spectaculaire, et créer une histoire autour d’un jeune homme qui affronte des choix intimes. La force de histoire repose d’abord sur la nature du personnage. Trouver le fil conducteur de l’intrigue a été assez simple, mais imaginer l’histoire juste, fournir une progression logique, un développement du personnage a été plus complexe. Et bien sûr, il fallait rester fidèle à l’esprit de la bande dessinée.
" Spider-Man 2 est une histoire sur les choix que l’on doit faire dans l’existence, mais ce n’est pas un film moralisateur. Il montre simplement que les chemins que nous choisissons nous impliquent et qu'aucun n'est sans issue. Tout reste possible. "

Hommes, femmes et super-héros : Les acteurs

Avi Arad :
" Tobey était plus qu’heureux de retrouver son double personnage, Peter/Spider-Man. Il aime s'impliquer entièrement dans le processus de création. Il s’est totalement investi dans son personnage, comme la première fois, ce qui a été formidable pour le film. "

Laura Ziskin :
" Tobey désirait mieux faire comprendre encore au public la véritable personnalité de Peter et ce qu’il devient. Peter est un homme en transition, quelqu’un qui lutte pour faire des choix et doit assumer leurs conséquences. "

Avi Arad :
" Le premier film montrait la manière dont Peter avait acquis ses extraordinaires pouvoirs. Celui-ci élargit la compréhension de ces talents spéciaux, pas uniquement la capacité de projeter des fils et de monter aux murs, mais surtout le " sens de l’araignée " – cette espère de 6e sens qui avertit Peter du danger, une sorte de prescience – et le danger potentiel qu’il y aurait à refuser ces dons. "

Sam Raimi :
" A la fin du premier film, quand nous quittions Peter, il avait décidé de s'engager de manière responsable. Ce film dépeint son parcours, ce qui découle de cette décision. Que pèsent ses aspirations personnelles face à son sens du devoir ? Il sait qu’il doit utiliser son don au bénéfice des autres... Ce dilemme est le même que celui que nous connaissons tous chaque jour, d’une manière moins dramatique il est vrai. Se comporter de façon responsable est toujours difficile, et exige parfois des sacrifices. Il n’est jamais facile de faire ce qui est juste. "

Tobey Maguire :
" Plus que jamais, le thème " un grand pouvoir implique une grande responsabilité " est au cœur de l’histoire. Il est difficile de sacrifier presque tout ce qu’on a en espérant que ce soit pour le bien, de taire ses désirs personnels. La lutte continue dans ce film, et elle est de plus en plus ardue, parce que Peter cherche désespérément le moyen de trouver un équilibre dans sa vie. Et plus il est confronté à ce choix cornélien, plus le fossé entre lui et ceux qu'il aime se creuse…"

Le tournage et les décors

Neil Spisak, chef décorateur :
" Dans le premier film, nous avons fait de New York un personnage à part entière. Avec celui-ci, nous allons encore plus loin. Nous avons utilisé davantage les différents aspects de la ville, plus d’images réelles d’immeubles pour les transparences, plus de vues des vraies rues. Les améliorations de la technologie au cours des trois années passées nous ont permis, à John Dykstra et moi, d’unir les bâtiments existants aux décors construits et à ceux créés en images de synthèse encore plus harmonieusement que la première fois. C’est une expérience encore plus absolue. "

Sam Raimi :
" Neil a créé un New York très consistant. Ce n’est pas un New York naturaliste, ni totalement imaginaire non plus. Neil a su trouver le fantastique qui existe dans le New York que nous connaissons, puis il l’a concentré et condensé pour en faire un monde crédible où existe Spider-Man. "

John Dykstra :
" Nous avons voulu donner au public un sentiment plus ressenti encore de ce que ce serait d’être Spider-Man. Dans le premier film, nous volions avec lui. Ici, les séquences de vol sont plus oniriques encore, plus évocatrices, elles donnent davantage le sentiment de voler… "

Laura Ziskin :
" Sam est son premier public. Il fait le film pour le public, il s’identifie aux personnages et il est en harmonie avec le rythme de chaque séquence, avec la façon dont elle s’articulera avec les autres. Si on y ajoute son talent de directeur d’acteur, cela en fait le réalisateur parfait pour ce film. "

Joseph M. Caracciolo, le producteur exécutif :
" Nous avons filmé l’un des plus longs plans jamais réalisés par ce système de caméra câblée. Il est toujours difficile de filmer des plans câblés à New York, à cause des placements des caméras sur les immeubles, du mouvement de l’équipe, des acteurs et des techniciens, et bien sûr, de la foule. "

Grant Curtis, coproducteur :
" C’était un challenge pour nous d’installer toute l’équipe de tournage au sommet des gratte-ciel, mais les toits constituent le monde de Spider-Man, et offrent une vue fantastique de la ville. Voir le monde depuis une hauteur de 70 étages, c’est à vous couper le souffle. Nous avons voulu montrer dans ce film plus encore du monde vertigineux de Spider-Man. "

Les costumes

Doc Ock : l’ultime menace
Doc Ock, l’un des méchants les plus populaires de la série des bandes dessinées Spider-Man, est apparu pour la première fois dans The Amazing Spider-Man n°3, publié en 1963. Il est immédiatement devenu l’un des adversaires les plus redoutables de l’homme-araignée. Selon la bande dessinée, chacun de ses membres peut bouger à une vitesse atteignant les 30 mètres par seconde, avec une puissance comparable à celle d’un marteau-piqueur. Ces tentacules extrêmement puissants lui permettent de soulever un véhicule, de pulvériser un mur de brique, de s’agripper à des parois de béton et de fondre sur ses victimes depuis les airs.
Outre le jeu d’acteur proprement dit, Alfred Molina a dû travailler avec ses quatre " partenaires " : les tentacules. Il a répété pendant plusieurs mois avec Raimi et les marionnettistes et créateurs de Edge FX.

Spider-Man : toujours mieux
Le chef costumier James Acheson, lauréat de trois Oscars, explique : " La création du premier costume de Spider-Man avait été un tour de force, parce que nous l’avions conçu comme celui d’une sorte d’acrobate. Il devait être extrêmement souple. Pour ce nouveau film, nous lui avons apporté des améliorations. Les couleurs sont légèrement différentes, et nous avons fait des changements subtils en termes de mouvement dans la cagoule. Nous avons aussi ajusté les yeux sur le masque, et modifié certains aspects du dessin de l’araignée sur le devant et l’arrière du costume. "
35 nouveaux costumes ont été créés, chacun demandant plusieurs semaines de fabrication et l’intervention de 30 spécialistes. Sam Raimi note : " James a apporté une centaine de modifications mineures, dont toutes sont des améliorations. Il a magnétisé les lentilles pour qu’elles s’adaptent parfaitement dans le masque. Et le logo de l’araignée a une ligne plus élégante, plus fluide. "