Neuf ans après
Et Au Milieu Coule Une Riviere,
Robert Redford retrouve
Brad Pitt, mais cette fois, ils sont tous les deux à l'écran et sous la direction du spécialiste du thriller d'action,
Tony Scott.
SPY GAME est une histoire d'amitié et de rédemption, celle d'un homme d'expérience et d'un homme d'avenir. L'intrigue nous entraîne au cœur de plusieurs périodes clés, depuis la guerre du Viêtnam jusqu'à la fin de la Guerre Froide.
Cette rencontre au sommet entre Pitt, dont on a souvent comparé le charisme à celui de Redford jeune, et son illustre modèle est un événement.
Manipuler, comploter ou sauver : jeux d'espions
Il y a cinq ans, les producteurs
Douglas Wick et
Marc Abraham ont remarqué le scénario de
Michael Frost Beckner – il a imaginé une histoire d'amitié peu ordinaire au sein de la CIA. L'époque recouvre plus d'une décennie, de 1975 à 1991, lors de la métamorphose de l'agence gouvernementale face aux profondes mutations politique qui surgissent dans le monde.
Beckner étudie la CIA depuis plusieurs années ; il a écrit sur ce sujet à plusieurs reprises et vient même de créer la nouvelle série télévisée
The Agency. Il explique :
"Je souhaitais me pencher sur la seconde moitié de la Guerre Froide. C'est une période plus ambiguë, moins manichéenne. J'ai eu l'idée d'un officier vétéran qui remonte dans ses souvenirs à l'aube de sa retraite, puis de filtrer sa vision par le regard de celui à qui il voulait passer le flambeau. Les valeurs changent, les prises de conscience vont souvent à l'encontre des intérêts de l'Etat. C'est une autre façon d'aborder la loyauté.
La CIA de 1991 et la CIA d'aujourd'hui sont deux entités complètement différentes", souligne le scénariste.
"SPY GAME n'a aucunement la prétention de jeter un regard neuf sur l'agence. C'est une histoire humaine qui parle des choses avec lesquelles certains êtres doivent parfois vivre tout le reste de leur vie.
A mon sens", explique
Douglas Wick,
"SPY GAME est une métaphore, une histoire de rédemption. Un homme découvre un autre homme, plus jeune, qui lui fait penser à ce qu'il était des années auparavant, une sorte de reflet de lui-même, et il va le former progressivement à devenir l'un des meilleurs agents de la CIA."
Acteurs et espions – Nathan : l'expérience d'un espion, la loyauté d'un ami
Dès 1998,
Robert Redford avait rejoint le projet. Il avait été instantanément séduit par le scénario et le personnage de Nathan Muir.
"Quand Bob nous a dit qu'il voulait faire le film", raconte Abraham,
"nous savions que nous tenions quelque chose de grand. Il y a deux choses que Robert sait faire mieux que n'importe quel autre acteur : incarner la loyauté – et une grande partie de ce film repose sur l'amitié entre son personnage et celui de Brad Pitt – et sa faculté à laisser croire qu'il porte un lourd secret. Lorsqu'on le voit, on a l'impression qu'il fomente quelque chose. L'idée de le mettre en scène dans cet univers de la CIA était terriblement attirante. En faire un homme en marge, avec toujours une longueur d'avance sur les autres – ces autres qui savent parfaitement qu'ils sont moins bons que lui et se demandent en permanence ce qu'il prépare… SPY GAME montre Robert Redford au summum de son potentiel."
Tom : le talent allié à la conscience
Une fois
Robert Redford attaché au projet, la grande question a été de trouver son partenaire : il fallait un acteur capable d'apporter le poids, l'humour et les qualités physiques nécessaires au rôle de Tom "Boy Scout" Bishop.
Marc Abraham explique :
"Qui était l'acteur parfait pour jouer un super tireur d'élite au Viêtnam devenu un maître espion ? Qui avait la carrure nécessaire pour jouer face à Robert Redford ? Ca n'arrive pas très souvent, mais nous avons eu de la chance parce que lorsque Brad Pitt a lu le scénario, il a immédiatement réagi et il a bien sûr aimé l'idée de travailler avec Bob."