Notes de Prod. : Star Trek

    en DVD le 27 Octobre 2009

Nos impressions sur le film

A l’approche de l’été, la plus grande peur de tout cinéphile passionné est de tomber sur 'le' blockbuster digne de ses pires cauchemars, à savoir une production certes assurée de rapporter un max à ses créateurs, mais qui risque malheureusement dans la plupart des cas de n’être qu’une énorme machine à divertir sans la moindre trace de brains. Autrement dit, un Monsieur Muscle sans cervelle.

Rien de tel ici avec Star Trek. Tout le mérite revient à J.J. Abrams, réalisateur/producteur habitué des scénarios catastrophes intelligents et autres intrigues bourrées d’action bordant le fantastique (Alias, Cloverfield, Lost, Fringe). À l’image de son film, il ne déçoit pas. Une bonne surprise donc, surtout lorsque l’on s’attendait à de l’action à gogo sans réelle substance ou profondeur.

Du solide côté performances des acteurs. On notera d’ailleurs que , dans le rôle de la tête brûlée James T. Kirk se fait quelque peu voler la vedette par , parfait interprète de Spock, être hybride tiraillé entre ses émotions humaines et sa logique vulcaine.
Ces deux personnages que tout oppose devront surmonter leurs différences lorsqu’ils se verront servir côte à côte au sein du vaisseau interstellaire USS Enterprise, unis autour d’un même dessein : apporter à la galaxie paix et prospérité en la protégeant contre des ennemis tous aussi redoutables les uns que les autres.

Le ton est donné dès les premières secondes, lorsque l’imposant vaisseau Romulien ennemi le Narada, inquiétant et sombre à souhait, pointe le bout de son nez à travers un trou noir tout aussi intimidant. L’équipage, avec à sa tête Nero (), n’en est pas moins menaçant.

Des effets spéciaux impressionnants, pas étonnant si l’on considère que c’est la société de production de George Lucas lui-même, via sa filiale Industrial Light & Magic, qui est aux commandes de cet aspect particulier du film.

Pour les fins observateurs qui avaient apprécié l’aspect film de vacances (qui tourne mal) de Cloverfield, ils aimeront à retrouver cet effet caméra en main dans certains plans serrés de Star Trek.

L’humour, quoique mesuré et subtil, est par ailleurs au rendez-vous. Mention spéciale au Britannique , qui interprète Scotty l’ingénieur en titre de l’USS Enterprise, cousin éloigné du lapin Energizer un rien farfelu, et qui n’a perdu ni son accent ni son humour. On s’en réjouit. En effet un autre gros défaut de ces blockbusters estivaux est l’ennui. Des blagues qui tombent à plat et font tout autant de dégâts que les explosions mortelles dont ce type de film a le secret.

A noter également ce clin d’œil à Gene Roddenberry avec le caméo bien pensé d’un des vétérans de la série qui n’a soit dit en passant, rien à voir avec Alfred Hitchcock et ses apparitions du type « Où est Charlie ? ». De quoi faire des heureux chez les fans de la franchise.

Autre atout de taille du film : à l’inverse du Seigneur Des Anneaux, où il n’est pas rare de décrocher et perdre le fil de l’histoire à une vitesse fulgurante, Star Trek est accessible et s’adresse à tous, adeptes et novices, jeunes et moins jeunes. Un premier volet donc, qui 40 ans après le début du phénomène Star Trek est assuré de faire de nouveaux ‘trekkies’.

On attend avec une pointe d’impatience la suite annoncée en 2011.

Bénédicte Lelong (Le 10 Avril 2009)

«Espace, frontière de L’infini»

Depuis sa création il y a plus de quarante ans, «Star Trek» a passionné des générations de téléspectateurs. Sans cesse réactualisée grâce à ses nombreuses déclinaisons, la série est devenue un élément majeur de notre imaginaire collectif, symbolisant à elle seule l’espoir de l’Homme dans sa conquête des étoiles. La phrase ouvrant la série originale des années 60, «Espace, frontière de l’infini… », annonçait de nombreuses odyssées à travers le cosmos qui aujourd’hui encore, évoquent l’aventure, l’esprit pionnier, la soif d’exploration et le désir de vivre un avenir où tout est possible.

Une usine à Bière pour salle des machines (Spoiler)

Parmi les endroits les plus rarement vus et pourtant les plus appréciés de l’U.S.S. Enterprise figure la salle des machines. C’est le lieu où l’ingénieur en chef accomplit l’impossible pour maintenir le vaisseau à flot, quelles que soient les attaques endurées. Dans Star Trek, le jeune Scotty fait une première apparition remarquée en passant accidentellement à l’intérieur d’un tube de refroidissement.

Les Effets Spéciaux

Peu d’épopées permettent de suivre l’évolution fulgurante des effets visuels aussi bien que «Star Trek». À l’origine, la série télévisée s’arrangeait de décors cartonnés, de lumières clignotantes et d’un très petit budget. Il aura fallu attendre la vague des 2001, L'Odyssée De L'Espace, La Trilogie Star Wars ou encore Alien pour voir naître la série des longs-métrages Star Trek et avec eux, une rapide progression dans le domaine des effets spéciaux, pour l’émerveillement et l’incrédulité des spectateurs…

Notes de Tournage...

Le 14 Février 2008 - Encore un peu de patience pour Star Trek

Alors que Star Trek est en plein tournage, la sortie prévue en décembre 2008 a été reportée de 5 mois.

Il faudra attendre mai 2009 pour retrouver les aventures du Capitaine Kirk et de Monsieur Spock, voire encore plus tard chez nous. La sortie aurait été décalée pour des raisons pratiques et non pour un quelconque retard de tournage. La production a désormais plus de temps pour établir son plan marketing et pourra se payer le luxe de retourner quelques scènes, si besoin est ; la grève des scénaristes ayant empêché l’équipe de réécrire les scènes sur place. De plus, la date de sortie choisie, le 8 mai, ne souffre d’aucune concurrence pour le moment, ce qui constitue un véritable atout et risque d’intimider les autres blockbusters à venir.