Star Wars EPISODE II-L'ATTAQUE DES CLONES rassemble les thèmes clés de la saga Star Wars : la découverte de soi, les aspirations personnelles, l'héroïsme, le devoir et l'honneur.
Cette épopée célèbre aussi la passion, l'amour, l'aventure, et, surtout, le plaisir du pur spectacle.
A ces notions familières s'ajoute ici un thème nouveau : l'amour interdit. Celui de l'héroïsme Jedi revêt également une ampleur inédite : une des séquences les plus mouvementées du film évoque le combat de centaines de Jedi face à un véritable déluge d'ennemis.
Le titre du film renoue avec la veine richement imaginative des feuilletons cinématographiques hollywoodiens, dont la saga Star Wars tire son inspiration première : L'ATTAQUE DES CLONES est un grand film d'aventures, un hommage au sérials de l'âge d'or", explique Georges Lucas.
L'intrigue, les personnages, les décors, les véhicules et une myriade d'éléments contribuent à la richesse de cette saga aux multiples ramifications. Pour donner vie à ce nouveau chapitre, Lucas assure une fois de plus la réalisation et a demandé à Jonathan Hales de l'aider à affiner le script.
L'ATTAQUE DES CLONES ne se contente pas d'ajouter de nouveaux personnages, décors ou androïdes à la mythologie Star Wars. L'intrigue précise et enrichit la dimension politique de la saga, en évoquant les luttes de pouvoir et les conflits d'intérêts qui déchirent la galaxie.
Elle retrouve ainsi la coloration plus "sombre" de
L'Empire Contre-attaque, sans rien sacrifier à l'esprit de divertissement, d'actions et d'aventure qu'incarnent les films Star Wars.
Lucas et Hales focalisèrent sur ces éléments et continuèrent à peaufiner le scénario de l'Attaque des clones parallèlement à la création des costumes et à la fabrication des décors.
L'histoire continua à se développer durant une bonne partie du tournage, et jusqu'en postproduction, Lucas ajoutant parfois de nouvelles séquences plusieurs mois après la fin des prises de vues principales. Rompant avec les plannings classiques, Lucas adopta en effet une approche fluide et non-linéaire.
Les voyages d'Anakin Skywalker
Le personnage d'Anakin joue un rôle clé dans L'Attaque des clones ainsi que dans l'ensemble de la saga.
Georges Lucas : "Ma première motivation, en créant cette nouvelle trilogie, fut de raconter l'histoire d'un homme fondamentalement bon qui se laisse séduire par le "côté obscur". Et finit par se racheter.
"J'ai donc choisi de démarrer
La Menace Fantome avec un Anakin de 9 ans – un enfant merveilleux et on ne peut plus normal. Je voulais montrer comment un tel être peut devenir mauvais."
"Anakin est sujet à des accès de colère et prêt à basculer du mauvais côté. Quelque chose d'inquiétant se prépare chez ce jeune homme qui cristallise tous nos défauts humains, tous nos problèmes."
L'agent de casting
Robin Gurland vit six mois d'effort récompensés lorsque Lucas engagea sur ses conseils l'acteur canadien
Hayden Christensen pour incarner le nouvel Anakin Skywalker des EPISODES II et III de Stars Wars.
Robin Gurland : "J'ai tout de suite décelé en lui les qualités rares qui font un acteur. Hayden capte instantanément l'attention du spectateur et possède à la fois la sensibilité à fleur de peau et la vitalité insolente de son personnage. La présence de ces trois traits contradictoires, rarement réunis chez un même acteur, était pour nous une nécessité absolue. Je savais que Hayden possédait les attributs physiques et psychiques nécessaires pour interpréter Anakin à ce stade crucial et complexe de son histoire."
Rick Mccallum : "Il émane d'Hayden une innocence, une irréprochable droiture, en même temps qu'une pointe de malice. C'est un personnage vivant, changeant, qui accroche d'emblée votre intérêt."
Un amour interdit :
Le tempérament passionné d'Anakin le conduit aussi à aimer Padmé, en dépit du fait que ce genre d'attachement est interdit à un Jedi.
C'est une relation mouvante et incertaine qui se noue alors entre Anakin et Padmé – "une histoire d'amour adulte et subtile" explique Jonathan Hales. "Il n'est pas question de coup de foudre. Lorsqu'ils se revoient, Padmé considère encore Anakin comme un gamin. Une certaine tension affleure dans leurs échanges, mêlée à une attirance discrète mais évidente. Leur situation est d'autant plus intéressante que l'amour leur est, en principe, interdit."
Nathalie Portman (Amidala – Padmé) créa le personnage qui a considérablement évolué entre les deux chapitres. Bien qu'elle ait quitté le trône de la planète Naboo, Padmé est toujours passionnée de politique. Membre du sénat, sa franchise naturelle et ses engagements détonnent au sein de cette institution de plus en plus divisée. Ses prises de position font d'elle la cible d'un puissant mouvement séparatiste, qui l'amènera à requérir la protection des Jedis.
Ses obligations professionnelles et le credo de Jedi semblent des obstacles majeurs à sa relation avec Anakin. En outre, "Padmé a mûri", explique
Nathalie Portman. "Elle est idéaliste, honnête, bien intentionnée et donc un peu naïve. Elle ne voudrait pas tomber amoureuse car elle estime avoir mieux à faire. Elle se voit déjà en leader et ne s'autorise aucun coup de cœur."
Les connections :
Anakin entretient aussi des liens privilégiés avec Obi-Wan Kenobi qui s'est chargé d'en faire un chevalier Jedi. Leur amitié illustre un motif central de la saga et l'un de ses principaux axes narratifs : la dynamique père/fils, maître/apprenti, professeur/étudiant.
Anakin considère, à bien des égards, Obi–Wan comme un second père.
Obi-wan croit, à tort, pouvoir hisser Anakin au niveau du sage et vénérable Yoda ; cette erreur d'appréciation aura des conséquences graves, tant pour Anakin que pour la galaxie.
L'Attaque des clones évoque les premières étapes de cet inquiétant scénario. En dépit de son amitié pour Obi-Wan, le jeune Padawan ressent les enseignements de son patient mentor comme une entrave à sa liberté. Il commence à prendre conscience de son propre pouvoir, il se rebiffe et oppose à Obi-Wan une sourde résistance.
Les décors :
Il fallut de nombreux artistes de talent pour interpréter la vision de Georges Lucas et conférer un look inédit à ce nouveau chapitre.
Le chef décorateur
Gavin Bocquet, le concepteur visuel Doug Chiang et leur équipe ne disposaient pas d'un script complet lorsqu'ils se mirent au travail et entreprirent de fixer, dans ses grandes lignes, le style visuel de L'Attaque des clones;
Il fallut, dès cette phase initiale, créer les nouveaux mondes du film; Kamino, "planète perdue" aux confins de la galaxie, est un astre embrumé, noyé sous des trombes d'eau et balayé par des vents violents. Son look S. F high-tech rompt audacieusement avec les traditions Star Wars.
La planète rouge Geonosis relève d'une esthétique plus familière, mais aussi imposante.
C'est une terre aride, parsemée de buttes et de mesas, et peuplée de créatures industrieuses vouées à la construction des centaines de milliers de droïdes qui menaceront jusqu'à l'existence de la république.
On retrouve dans L'ATTAQUE DES CLONES un site familier de l'épisode I : la mégalopole de Coruscant, centre urbain de la galaxie qui a fini par recouvrir de ses immenses gratte-ciel la totalité de la planète.
Un Coruscant inédit, aux bars et ruelles mal famées, très "film noir futuriste" nous sera aussi révélé.
Les costumes :
A travers les costumes d'Anakin, la costumière
Trisha Biggar a voulu préfigurer, les sombres tenues qu'il portera plus tard en tant que Dark Vador.
L'emploi du cuir donne "du punch" au personnage, et la simplicité formelle de sa cape annonce déjà les contours géométriques de celle de vador.
Padmé affiche une garde-robe encore plus abondante que dans l'épisode I. D'un style plus simple, moins "institutionnel", elle n'en reste pas moins élaborée, et riche de multiples dentelles et accessoires décoratifs cousus main.
Elle révèle ainsi davantage sa personnalité privée dans des costumes moins formels, plus sensuels, que ceux du précédent épisode.
Les effets visuels :
La trilogie Star Wars originelle eut un impact décisif sur le monde des effets visuels. Pour matérialiser sa conception de la Guerre des étoiles, Lucas fonda au milieu des années soixante-dix son propre atelier d'effets spéciaux : Industrial Light et Magic, qui mit le premier la technologie informatique au service du cinéma et révolutionna le monde des effets spéciaux.
Dans l'EPISODE II, toute cette technologie novatrice a été grandement utilisée et maîtrisée.
La masse des effets visuels de L'ATTAQUE DES CLONES était si imposante qu'il fallut mobiliser quatre des seize superviseurs d'ILM, chacun prenant en charge une ou plusieurs séquences d'action. Le numérique joua aussi un rôle clé dans la création des mondes exotiques et disparates, notamment la planète océanique Kamino, le monde minéral de Geonosis et deux environnements déjà connus de l'univers Star Wars : la cité planétaire de Coruscant et la paisible et paradisiaque Naboo.