Les DécorsPour créer les décors de Stardust – Le MystÈre De L’Étoile, les producteurs ne pouvaient trouver meilleure source d’inspiration que les dessins de Charles Vess qui accompagnaient le roman graphique de Neil Gaiman. Le film ne pouvait matérialiser ces créations gracieuses et imaginatives, mais l’équipe déco s’appliqua à en capter l’esprit. Vess fut ébloui par le résultat : «C’est une expérience remarquable de voir vos dessins prendre vie et acquérir une nouvelle dimension.
Ces brillants artisans ont introduit quantité d’éléments inédits auxquels j’aurais dû penser !»
Pour marquer la différence entre Wall et Storm- hold, Vaughn adopta deux styles opposés : «Les séquences du village sont traitées de façon tout à fait classique, et celles du royaume dans un style beaucoup plus moderne et dynamique.» Vaughn insista pour utiliser des décors naturels dégageant par eux-mêmes une ambiance magique : l’Islande sauvage et l’île écossaise de Skye, qu’on dirait sortie d’un conte fantastique. Gavin Bocquet, chef décorateur de la deuxième trilogie , apporta une contribution majeure au film, en dosant savamment réalisme et fantaisie débridée : «Wall a un aspect victorien prononcé, un côté «boîte de chocolats». C’est l’environnement paisible, confortable et moelleux qu’a connu Tristan avant sa grande aventure. Matthew a voulu que ce décor soit aussi anglais que possible. Nous avons utilisé deux charmants villages médiévaux : Bilbury, dans la région des lacs du Cotswold, et Castle Combe, site classé qui n’a presque pas changé depuis le douzième siècle. Le mur a été édifi é dans la propriété boisée et vallonnée d’Ashridge Park, où ont été tournés certains épisodes des Harry potter>. «À l’inverse, Stormhold est le triomphe de la fantaisie. Tristan n’aurait rien pu imaginer de tel dans ses rêves les plus fous. Son marché bigarré où l’on retrouve des éléments nord-africains, chinois et indiens, constitue à lui seul un monde parallèle. L’antre des sorcières, encore plus extrême, évoque une cathédrale souterraine qui se serait détériorée à mesure que ses habitantes perdaient de leur pouvoir. La façade, comme celle du Palais royal, est taillée dans une roche volcanique noire qui fait de l’ensemble un croisement plus que bizarre entre Versailles et Edgar Allan Poe !». La GenèseEdité en 1997 par DC Comics sous la forme de 4 fascicules illustrés par Charles Vess, et réédité en livre l’année suivante, le récit merveilleux de Neil Gaiman Stardust suscita les comparaisons les plus flatteuses avec des succès du genre comme Princess Bride et L’Histoire sans Fin, et devint un best-seller. Auteur visionnaire aux talents multiples (auteur de comics, mais aussi romancier, scénariste, parolier, réalisateur, etc.), Gaiman avait fabriqué là cet objet rarissime : un conte de fées contemporain, agrémenté d’un irrésistible mélange de fantastique et d’humour. «J’avais eu envie de raconter le périple d’un jeune homme parti à l’aventure pour réaliser son vœu le plus cher... et qui découvre en route qu’il s’est trompé d’objet», explique Gaiman. «Suivant cette idée jusqu’à Les PersonnagesStardust – Le Mystère De L’étoile regorge de personnages pittoresques, «plus grands que nature», qui appelaient un cas- ting de haut vol. Le résultat dépasse toutes les espérances des producteurs. «Une telle chance est rare», dit Lorenzo Di Bonaventura. «Imaginez un film où Robert De Niro révèle une facette totalement inédite de son talent ; ou Michelle Pfeiffer fait une apparition fulgurante en méchante sorcière ; où Claire Danes nous offre un nouveau témoignage de son prodigieux talent ; où le nouveau venu Charlie Cox révèle l’étoffe d’une star ; où vous croisez Peter O’toole, Sienna Miller, Rupert Everett, Ricky Gervais...» Les CostumesLes créations de la brillante chef costumière Sammy Sheldon ( V Pour Vendetta, Le Guide Voyageur Galactique) aidèrent les acteurs à se transporter dans un monde aux frontières du fantastique. Premier objectif : marquer clairement la différence entre le monde assoupi du petit village de Wall et celui, trépidant, fantaisiste et extraverti, du royaume de Stormhold. «Wall dégage une ambiance rurale, quiète à souhait, tandis que Stormhold est bigarré, exotique, et bien sûr plein de magie.» Sammy Sheldon prit un plaisir particulier à habiller les trois sorcières qui guettent l’arrivée sur Terre d’Yvaine pour atteindre à l’immortalité. Écoutant les conseils de Vaughn, la costumière prit le contre-pied des représentations habituelles : «Au lieu d’affubler ces créatures maléfiques de grandes robes noires à capuchon, nous leur avons donné un look exotique plus ou moins inspiré de la Renaissance. Chacune des trois sorcières arbore une couleur distincte : vert émeraude, rouge, pourpre, qui l’apparente à un rutilant bijou.» Notes de tournage....9 mars 2006 - Robert De Niro rejoint le casting quatre étoiles de Stardust
Alors qu’il est encore en post-production de The Good Shepherd, son deuxième long-métrage en tant que réalisateur, Robert De Niro (Mon Beau Pere Et Moi) s’apprête à rejoindre le tournage du prochain film de Matthew Vaughn (Layer Cake) : Stardust.
Le projet est d’ores et déjà très séduisant puisque, en plus d’un scénario alléchant, le film rassemble un casting à pâlir : De Niro retrouve Michelle Pfeiffer (Apparences) , Claire Danes (Esprit De Famille) et Sienna Miller (Irresistible Alfie). Si on se souvient en plus que Matthew Vaughn a longtemps été pressenti pour réaliser le troisième volet de la série X-men, on ne peut qu’être curieux…
Le début du tournage est prévu pour le mois d’avril, à cheval entre l’Islande et la Grande-Bretagne. |
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