Presse ★★★
Spectateurs ★★★

La musique de Sucker Punch

« Je vais me tirer d’ici, je vais retrouver la liberté. » Babydoll

C’est la musique qui assure le lien entre la vie de Babydoll au bordel et ses fantasmes : quand Madame Gorski écoute une chanson, Babydoll ferme les yeux et est transportée. Il fallait donc que la bande originale de Sucker Punch campe cette atmosphère. a travaillé avec Marius De Vries et Tyler Bates sur la partition, et a coécrit plusieurs chansons, très variées, dont les tonalités suscitent différentes émotions, en fonction des univers du film.
«Je crois que l’un des éléments les plus importants, et les plus évocateurs, du cinéma est la musique», affirme le metteur en scène. «Et comme Babydoll est transportée dans ses fantasmes par la danse, la musique, dans ce film, était d’autant plus essentielle».

«Sucker Punch est un film très onirique, qui parle d’évasion, d’espoir, et de rédemption à travers l’imagination», indique De Vries qui collabore avec Snyder pour la première fois. «Il fallait que la musique évoque très fortement ces thèmes-là. Et à plusieurs reprises, Zack voulait utiliser des chansons plutôt que de la musique, de telle sorte que les paroles aident le spectateur à se repérer dans le film et donnent un éclairage sur l’état d’esprit de Babydoll. C’était un défi formidable pour moi».

Tout comme Bates, De Vries et Snyder ont choisi des morceaux très reconnaissables, à même d’évoquer l’action et les émotions de l’intrigue. Par exemple, les musiciens ont réarrangé Sweet Dreams (Are Made of This) en lui donnant un côté sensuel et mélancolique, puis la chanson a été interprétée par – qui, par ailleurs, a collaboré à deux autres chansons du film.
«Grâce à Emily qui, pour ainsi dire, commente la situation de son personnage à travers la chanson, on obtient une tessiture et une profondeur intéressantes qui font le lien entre la musique et les images qu’on n’aurait pas obtenues autrement», signale De Vries.

Pour travailler avec la comédienne entre les prises, De Vries a installé un dispositif d’enregistrement portable sur le plateau et, par chance, a même déniché un coin tranquille où se trouvait un piano. «C’était un piano désaccordé, dans un piteux état et presque inutilisable», explique-t-il en souriant. «Mais dans la première version d’Asleep qu’on a enregistrée, j’ai joué sur ce piano déglingué, mais qui s’est révélé plein de charme. Au mixage, on a même conservé les premières mesures chantées par Emily ce jour-là, et elles correspondent, grosso modo, à ses premiers essais. Du coup, malgré les circonstances, on a obtenu un résultat formidable»
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Autre chanson interprétée par les comédiens : Love is The Drug, chantée en duo par et , qu’on entend pendant le générique de fin. La chanson-culte des années 60, White Rabbit, figure aussi dans la bande originale du film. Ces deux titres avaient été intégrés au scénario par Snyder et son coscénariste .
«Quand Zack m’a expliqué le postulat de départ de Sucker Punch, il m’a beaucoup parlé de la chanson White Rabbit qui, selon lui, devait faire partie du film», note Bates, qu’on entend à la guitare sur la bande-originale. «Du coup, j’ai réfléchi à la manière de l’intégrer au reste, et au moment du tournage, j’ai compris que cette chanson devait évoluer au fil de l’histoire : c’est d’abord un morceau onirique, que Babydoll se chante pour elle-même, et qui lui donne envie de danser, et puis, lorsque les filles partent en mission, et qu’elles commencent à manier les armes, la chanson prend une ampleur spectaculaire et monte en puissance».

Outre ces titres, Snyder et ses collaborateurs ont choisi des chansons rythmées comme Search and Destroy, et I Want It All et We Will Rock You de Queen.
«Tout ce que nous avons choisi illustre l’action et les thèmes que Zack souhaitait mettre en avant dans le film», précise Bates.

«La musique permet d’exprimer des émotions refoulées», signale . «Et le travail de Marius et de Tyler correspondait exactement à l’atmosphère que recherchait Zack depuis le début».

«Les filles foutent le bordel dans le film, et c’est exactement ce que devait faire la musique aussi», déclare le réalisateur. «Je voulais vraiment que le film décoiffe – le style visuel, l’atmosphère et les effets sonores des aventures des filles. La musique s’est avérée être une formidable claque, et a contribué à raconter l’histoire d’une manière qui vous prend aux tripes».

Notes de Tournage...

4 août 2009 - Carla Gugino et Zack Snyder de nouveau ensemble
Après avoir été à ses côtés dans Watchmen - les Gardiens, notre réalisateur a apparemment eu trop de mal à se séparer de la belle Carla et a décidé de la faire passer de nouveau devant la caméra pour Sucker Punch. Carla Gugino (vu également dans Sin City) va donc rejoindre un casting déjà très… féminin ! Elle viendra, en effet, s’ajouter à Emily Browning, Abbie Cornish, Vanessa Hudgens (la star de High School Musical), Jamie Chung (DragonBall Evolution) et Jena Malone (Ma meilleure ennemie, Into The Wild).

Notes de production

Quand la réalité est une prison, vous pouvez toujours vous libérer par l’esprît...

souhaitait brouiller les pistes entre réalité et imaginaire dans Sucker Punch. Auteur complet du film, il explique : «C’est un film d’évasion, au sens propre et figuré. Il montre comment l’esprit peut ériger une barricade quasi infranchissable entre l’imaginaire et la réalité, et jusqu’où nous sommes prêts à aller et quels sacrifices nous sommes enclins à faire pour nous tirer d’une situation difficile».

Le casting

Souvenez-vous, si vous ne vous battez pas, vous risquez de tomber dans un piège. Ah, encore une chose : tâchez d’unir vos forces. - Le Sage

Dans Sucker Punch, Babydoll attire chacun des protagonistes dans ses propres univers fantasmagoriques. Du coup, les comédiens ont chacun du jouer plusieurs rôles, d’abord dans le contexte de l’asile psychiatrique, puis dans ceux des mondes imaginaires de l’héroïne.

La préparation de l'assaut

Votre lutte pour la survie commence maintenant. - Madame Gorski

Avant le tournage, les cinq jeunes comédiennes ont dû suivre une préparation physique intensive. Elles se sont ainsi entraînées à se dépasser elles-mêmes grâce au chef cascadeur et chorégraphe combats Damon Caro et à l’entraîneur Logan Hood qui avaient déjà collaboré avec sur 300. Tandis que Caro s’occupait de l’entraînement des filles aux arts martiaux, aux combats et au maniement des armes, Hood était responsable de la bonne condition physique des actrices.

Prêts au combat

Voici vos armes. En les prenant avec vous, vous entamez votre périple vers la liberté. - Le Sage

Au cours du film, les rêveries de Babydoll plongent les cinq protagonistes dans des univers différents où elles doivent affronter de redoutables adversaires – armadas de zombies, dragons et cyborgs – pour retrouver les talismans (une carte, le feu, un couteau, une clé et un cinquième mystérieux élément) dont Babydoll aura besoin, selon le Sage, pour échapper à ses ravisseurs. Bien entendu, il fallait que les filles soient armées jusqu’aux dents pour combattre de tels ennemis. Autant dire qu’elles ne se séparent jamais de leur arsenal : fusils de combat auto- matiques M4, mitraillettes et mitrailleuses, pistolets Remington de calibre 12, armes à platines à silex, armes de poing, baïonnettes datant de la Seconde guerre mondiale, épées et un tomahawk.

~ La création des mondes fantasmagoriques

« On peut se perdre dans nos mondes : on peut croire qu’ils sont réels. » Sweet Pea

Avant d’entraîner ses amies dans la bataille, Babydoll débarque à l’asile psychiatrique Lennox House, à Brattleboro, dans le Vermont. Les décors de l’institut, comme d’autres lieux, ont été construits dans les studios de Vancouver, au Canada. Le chef-décorateur Rick Carter a cherché à mêler les mondes réels et imaginaires de Babydoll, et à faire en sorte que chacun des décors puisse être utilisé pour différents cas de figure.
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