Tourner le film en numérique a permis aux acteurs d’improviser à volonté et de recommencer les scènes jusqu’à les rendre les plus drôles possible.
Seth Rogen explique : « Un jour, nous avons fait avec
Bill Hader une prise de 16 minutes. Pour les scènes en voiture, il faut en général s’arrêter toutes les 8 minutes pour changer la pellicule. Mais avec le numérique, on pouvait conduire pendant trois quarts d’heure et recommencer les scènes autant de fois que nous le voulions. »
Jonah Hill est devenu célèbre dans l’équipe pour sa capacité à rallonger ses scènes.
Shauna Robertson commente : « Les longues prises de Jonah m’amusaient toujours beaucoup. Grâce au numérique, il pouvait faire tout ce qu’il voulait - il a d’ailleurs réussi à nous faire une prise de vingt et une minutes. Le temps n’était pas une contrainte. »
Si l’improvisation a facilité le travail des acteurs, elle a d’un autre côté rendu plus difficile celui du réalisateur.
Greg Mottola raconte : « Cette liberté a eu beaucoup d’impact sur le tournage. Il fallait bien réfléchir au placement de la caméra et prévoir une marge de mouvement pour suivre les acteurs. Il fallait aussi faire de nombreux plans afin de pouvoir réorganiser une scène après la fin du tournage. Comme nous filmions de façon assez libre, nous devions aussi veiller à ne rien oublier parce qu’un plan manquant aurait été un gros souci au montage. »