Notes de Prod. : Superman Returns

    en DVD le 12 Janvier 2007

L'Australie et Métropolis : Petite histoire d'un tournage

Sur un terrain agricole proche de Breeza (Australie)

Les prises de vue débutèrent sur un terrain agricole proche de Breeza (Australie), transformé en studio par la production et doté par celle-ci d’un réseau routier d’une dizaine de kilomètres. On trouvait dans ce « camp de base » les caravanes du réalisateur et des producteurs, celles de l’ensemble des corps de métiers impliqués – maquilleurs, costumiers, responsables des effets spéciaux et visuels, etc. - , ainsi qu’une cantine, et même une roulotte Internet, le tout au beau milieu du « bush » australien. Toutes les routes menaient à la Ferme Kent, que Singer et le chef décorateur Guy Hendrix Dyas avaient souhaitée scrupuleusement fidèle à l’imagerie Superman classique. Fignolée dans les moindres détails, de la boite- aux-lettres-au-bout-du-chemin au fauteuil à bascule sur le porche, on y trouvait aussi une grange d’une dizaine de mètres de haut, peinte en rouge conformément à la tradition. L’équipe s’établit durant trois semaines près de la bourgade de Tamworth, en Nouvelle Galles du Sud, où une partie du site avait été recréée au prix d’efforts considérables : plantation de champs de blé, tracés de routes, mise en place de poteaux téléphoniques sur plusieurs kilomètres, etc. Ces trois semaines de tournage permirent à l’équipe et aux comédiens Brandon Routh, Eva Marie Saint, James Karen (dans le rôle de Ben Hubbard, soupirant de Martha) et Stephan Bender (le jeune Clark des flashbacks) de s’imprégner de l’atmosphère très « Norman Rockwell » du lieu et d’y profiter d’un été particulièrement chaud.

« Faire pousser du blé à Tamworth relevait de la gageure », explique Dyas. « Cette région a souffert de plusieurs années de sécheresse. Il nous a fallu installer notre propre système d’irrigation pour conserver les champs en l’état jusqu’à la fin du tournage. Tous ces efforts ont été récompensés. Ils nous ont permis de concrétiser l’idée que Bryan et moi nous faisions de la Ferme Kent et de capter quelques beaux moments de cinéma. Du premier au dernier jour, Bryan et moi nous sommes toujours référés à l’univers Superman tel que le représentent les comics, les séries télé et les films antérieurs. Cette saga occupant une place privilégiée dans le cœur de Bryan, j’ai veillé à en respecter l’imagerie. Notre but était d’actualiser le monde de Superman, pas de le réinventer. La Ferme Kent est l’un des premiers décors que j’ai dessinés sur ce film. Un excellent point de départ, car j’ai pu tout de suite introduire dans le décor un haut degré de classicisme et de romantisme. »

Bryan Singer :
« Il y a une dose de romantisme dans le look de SUPERMAN RETURNS, ainsi que dans son histoire. Je crois que nous avons réussi à marier certains décors iconiques du SUPERMAN de 78 aux images si romantiques des Forties, et ce à travers notre palette comme dans les compositions visuelles des façades Art Déco et des gratte-ciel étincelants de Métropolis. SUPERMAN RETURNS n’est pas un film rétro, mais un mélange d’ancien et de nouveau dont se dégage une ambiance intemporelle. C’est ainsi que nous avons envisagé la totalité de son design. »

Les Studios Fox Australia de Sydney

Après avoir bouclé les séquences de la Ferme Kent, l’équipe investit les Studios Fox Australia de Sydney dont elle occuperait l’ensemble des sept plateaux. L’équipe déco serait mobilisée en permanence, de façon à assurer sans le moindre hiatus le montage et démontage des décors.
Gilbert Adler :
« Si vous incluez le yacht Gertrude, les avions, les divers bassins, les éléments filmés sur fonds verts, vous aboutissez à près de 80 décors. En occupant la totalité du studio, nous avons pu y créer notre propre espace et disposer d’un maximum de flexibilité en matière de planification et de construction des décors. Une garantie appréciable de qualité et de fonctionnalité. » Deux décors tiennent une place privilégiée dans Superman Returns comme dans l’ensemble de la saga : l’immeuble du Daily Planet et le vaisseau spatial Fortress of Solitude. Pour les plans de ce dernier, Dyas s’inspira, à la base, d’une création majeure de John Barry pour le Superman de 1978 et bâtit à l’usage de Superman un « vaisseau de cristal » de 50 mètres de large et 45 mètres de profondeur, haut comme trois étages.

Guy Hendrix Dyas :
« C’est un rappel délibéré de la capsule de cristal qui transportait Superman sur Terre dans le premier film. Cependant, notre Fortress a été considérablement améliorée et amplifiée. Superman, à l’instar de bien des gamins férus de chimie, est censé avoir mis au point sa « technologie cristal » personnelle pour fabriquer ce vaisseau d’une grande élégance, de l’intérieur duquel se répand une étrange lueur extraterrestre. Autre avancée technique : l’engin a été conçu pour être filmé sous tous les angles, dans de grands et spectaculaires mouvements d’appareil, alors que la version 78 n’était vue que sous un seul axe. » Dyas conçut un design totalement nouveau pour l’immeuble du Daily Planet, partant de l’idée que celui-ci, comme nombre de buildings Art Déco new-yorkais, aurait été rénové au fil des ans pour intégrer les derniers progrès techniques en matière d’édition et de transmission d’informations.

Bryan Singer :
« Guy a très habilement marié le style Art Déco de la façade et du hall d’entrée et le matériel high-tech de la salle de rédaction : écrans plasma dernier cri, moniteurs à écran plat, etc. Ici encore, l’ancien et le nouveau se marient sous le signe de l’intemporalité… exactement comme le personnage de Superman. » La conception architecturale de ce vaste décor demanda six mois de travail, et sa construction en prit quatre. Il fallut ensuite un bon mois pour l’installation électrique, avec la mise en place de 3000 lumières et quelque 30 kilomètres de câbles.

Guy Hendrix Dyas :
« Bryan aimant les décors très fouillés, j’ai pu laisser galoper mon imagination. Au début de la pré-production, nous avions visité plusieurs bâtiments anciens, dont l’immeuble original du Daily News à New York, que Raymond Hood dessina en 1929. Sa merveilleuse architecture Art Déco Américain a considérablement influencé mes plans, notamment ceux du bureau du rédacteur en chef. Tout en souhaitant avec Bryan donner au film un style contemporain, je me suis laissé inspirer par le géométrisme, les surfaces vitrées et les couleurs éclatantes en vogue dans les années trente. Ces influences sont également perceptibles sur la façade du journal, sa terrasse et son fameux globe dont nous n’aurions pu nous passer. » Dyas créa aussi trois décors inédits : le yacht Vanderworth, un train miniature circulant dans un paysage composite de grande ampleur, et un immense décor d’île, baptisé New Krypton.

Guy Hendrix Dyas :
« Pour vous faire une idée de cette New Krypton, essayez donc d’imaginer un mix du désert de l’Arizona et de la grande barrière arctique, avec une pléthore de formes cristallines et d’agrégats caractéristiques de l’univers visuel de Superman. Cela rappelle la Fortress of Solitude, mais en moins lumineux et en nettement moins coloré. « Le décor du train miniature relève d’une tout autre esthétique, et mon équipe s’est fait un plaisir d’y implanter plusieurs villes et paysages hyperréalistes. Nous avons peaufiné cette maquette géante dans les moindres détails car sa destruction marque la première étape, métaphorique, du grand projet d’annihilation planétaire de Lex. »
« Il nous a fallu des centaines de kits pour conférer tout le réalisme voulu à cet immense décor. Nous n’y serions pas arrivés sans le précieux concours du fabricant allemand Märklin, qui nous a fourni des modèles réduits d’une beauté exquise. »

Les costumes de Superman Returns procèdent eux aussi d’une habile fusion de classicisme et de haute technologie. Singer voulait en effet que la tenue Superman reflète l’image classique, intemporelle, du superhéros, tout en ajoutant à celui-ci une touche de modernité. Chef costumière de X-Men et X2, Louise Mingenbach se souvient encore de sa première rencontre avec Brandon Routh : « Il aurait souhaité un costume confortable qui ne soit pas une charge ou une gêne pour lui. J’ai ri, sans méchanceté, et lui ai lancé : « Coco, tu ne seras jamais plus inconfortable que dans ce costume?! Crois-moi, ce n’est ni facile ni confortable de jouer les superhéros. » Je tenais juste à le mettre au parfum pour qu’il ne se fasse pas d’illusions. » Au cours des prochains mois, Routh porterait principalement une combinaison bleue très ajustée en « Milliskin », recouvrant un costume « musclé ».

Notes de tournage...

26 septembre 2002 - Superman de retour au cinéma
Les studios Warner Brothers, qui ont déjà produit quatre films SUPERMAN entre 1978 et 1987, avec Christopher Reeve, prépare actuellement le tournage d’un remake des aventures du super héros. Warner a annoncé la nouvelle le jour même des 50 ans de l’acteur Christopher Reeve, aujourd’hui cloué dans un fauteuil roulant depuis une chute de cheval en 1995.

Superman, le phénomène, le réalisateur...

« Superman est légendaire à travers le monde entier. Son logo est reconnu sous toutes les latitudes. C’est un superhéros planétaire», déclare le réalisateur bryan singer, qui se révéla avec usual suspects avant de signer les blockbusters x-men et x2. «chacun de nous a connu durant sa jeunesse au moins une version de superman», poursuit dan harris, qui cosigne avec michael dougherty le script de superman returns. «que ce soit par le biais des comics, du petit écran ou du cinéma, nous avons tous croisé l’homme d’acier. C’est aussi simple que ça.»

L'histoire et ses interprètes

Durant les cinq années qui suivirent sa mystérieuse disparition, Superman a voyagé aux confins de l’espace, à la recherche de son passé, de sa famille et de ses semblables. Mais, après avoir découvert que Krypton n’était plus d’un amas de ruines radioactives, celui qu’on baptisa à sa naissance Kal-El, s’en est retourné sur Terre, et s’est crashé au cœur du Kansas, près de la petite ferme des Kent.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 166 289 entrées
  • Cumul IDF : 348 679 entrées

  • 1ère semaine France : 640 412 entrées
  • Cumul France : 1 494 225 entrées