Notes de Prod. : Surveillance

    en DVD le 25 Février 2009

Sur la route: Le tournage

Le film a été réalisé avec un petit budget et un planning de tournage serré dans les plaines de Regina, dans la région du Saskatchewan au Canada.

Jennifer Lynch : « Tout a été très rapide. Les scènes ont été tournées dans l’ordre chronologique. Les acteurs ne faisaient donc pas semblant de mentir devantla caméra, ils cachaient vraiment ce qu’ils savaient. Cela donnait à leur jeu beaucoup plus d’authenticité quand les agents du FBI leur demandaient de dire ce qu’ils avaient vu. Nous avons passé de très longues journées sur l’autoroute sous une chaleur étouffante. Et nous avons aussi tous lutté contre le vent, la pluie, le temps qui passait, et la folie. Une route superbe, des ciels variant d’un gris nuageux à un bleu vif ponctué de nuages blancs, des ciels d’orage, la pluie, des vents à 100 km/h, des grenouilles qui coassaient avec un bizarre bruit de grillons, les camions, la logistique, les voitures crashées en plein milieu de nulle part... Cela n’a pas été un tournage facile. »

Jennifer Lynch a travaillé en étroite collaboration avec le producteur Marco Mehlitz. Il a été le premier à suggérer que les grandes étendues plates du Saskatchewan au Canada feraient un décor parfait pour le film. Marco Mehlitz : « Comme ce projet s’est monté financièrement en dehors des Etats- Unis, il a été conçu comme un film indépendant américain. L’équipe était constituée de cinéastes de plusieurs nationalités : nous avions un producteur allemand, des techniciens canadiens, des acteurs anglais. Bien que Jennifer soit incontestablement une réalisatrice américaine, elle a réussi à créer une histoire qui dépasse les cultures et touche au plus profond de la condition humaine. Je suis très fier de cette équipe. »

Peter Wunstorf, le directeur de la photo, souligne qu’avec Jennifer Lynch, ils ont choisi trois unités visuelles distinctes en suivant ainsi les différentes versions des personnages : « Avec Jack par exemple, la palette de couleurs est désaturée comme dans un vieux film de James Dean, avec des cadrages en contre-plongée. Bobbi est complètement shootée, nous avons donc opté pour une image avec plus de grain, des mouvements de caméra plus saccadés. Stéphanie est filmée depuis le point de vue d’une petite fille, de manière hyper réaliste. Quant au poste de police, son apparence a été définie comme un lieu neutre. »

Jennifer Lynch : « Quand j’observe le travail d’autres réalisateurs, j’aime constater qu’il n’y a pas de « bonne » façon de faire un film. Nous avons tous un style, une approche différente. Il y a bien sûr quelques règles à respecter pour que cela fonctionne, mais l’ensemble d’un film est avant tout l’œuvre de son réalisateur. Si mon style et ma façon de faire plaisent au public, alors tant mieux ! Je dois admettre que je fais des films avant tout pour moi-même, je ne les conçois pas dans l’idée de plaire. J’ai appris que le tournage d’un film est la meilleure partie de mon travail de cinéaste. J’aime être sur le plateau pour créer ce que j’ai en tête avec tous ceux qui m’entourent. C’est vraiment ce que je préfère. Le regard du public a beaucoup d’importance dans la création d’un film, mais je refuse d’être complaisante avec lui. Les gens sont intelligents, ce ne sont pas des idiots, si vous leur racontez une histoire il faut le faire de la façon la plus intelligente qui soit. Il faut rester sincère. Quand je fais un film, j’espère toujours que le public aimera ce que je lui donne à voir, je m’expose à son jugement, j’accepte le risque. En tant que spectatrice, j’aurais adoré Surveillance. Malgré ses parts d’ombres, grâce à elles aussi, Surveillance est un pur divertissement ... Une histoire qui nous emporte vers des lieux que nous n’avons pas l’habitude d’explorer, et qui nous fait découvrir des choses que nous n’imaginons pas vraiment. C’est aussi un film qui peut surprendre et même faire sourire parce qu’au final, ce qu’il montre n’est que la vie et la réalité... »

Notes de production

Avec son deuxième long-métrage, Surveillance, Jennifer Lynch a construit méthodiquement un thriller intense dans la tradition de Rashomon d’Akira Kurosawa, qui présentait quatre versions du même drame. S’inspirant du maître japonais, la scénariste et réalisatrice a conçu une histoire racontée depuis le point de vue de trois personnages. Mais comme toujours avec les Lynch, la vérité n’est jamais ce qu’elle semble être.

A chacun sa vérité : les acteurs

Pour Jennifer Lynch, la réalisation d’un film ne peut se faire sans une participation active des acteurs : « Je les encourage toujours à improviser pour développer leurs personnages. Tout est dans l’observation ; pour improviser il faut être attentif aux réactions de ceux qui vous regardent et surveiller votre comportement et celui des autres acteurs. Il faut savoir s’adapter sans cesse, c’est une démarche fascinante. Quand vous travaillez avec des personnages que vous avez créés, les acteurs que vous avez choisis pour les incarner finissent toujours par mieux les connaître que vous. Quand ce moment arrive, le dialogue s’inverse et ce sont eux qui vous expliquent leurs personnages. Cela vous demande, à vous réalisateur, de lâcher un peu les commandes, mais cela permet aux acteurs de développer des choses fantastiques. »
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 438 entrées
  • 1ère semaine IDF : 17 033 entrées
  • Cumul IDF : 27 867 entrées

  • 1ère semaine France : 28 117 entrées
  • Cumul France : 48 968 entrées