La neige. La pluie. Le froid. La tempête. Le mauvais temps n’aura pas épargné les seize semaines de tournage de
Survivre Avec Les Loups dont le jeu des co-productions et des partenariats a mené l’équipe en Franche Comté et en Alsace pour la France mais aussi en Allemagne et en Belgique. La réalisatrice
Véra Belmont, respectant le périple de la jeune Misha dans l’Europe de la Deuxième Guerre mondiale, voulait intégrer les quatre saisons de l’année dans son film. “ Un peu d’automne quand elle commence son voyage, beaucoup d’hiver, un peu de printemps, un bout d’été et encore un peu d’automne quand elle rentre à Bruxelles qui a été libérée en septembre 1944 ”, énumère la réalisatrice. Mais quand elle a eu besoin de la fraîcheur de l’automne, elle a eu 50 cm de neige, quand elle a eu besoin de la neige de l’hiver, elle a eu un soleil magnifique, quand elle a eu besoin de la chaleur de l’été, elle a eu des trombes d’eau. A chaque fois, la réactivité et la capacité d’adaptation de
Véra Belmont et de son équipe ont fait des miracles.
D’octobre 2006 à juillet 2007, le tournage a été divisé en quatre phases de quatre semaines de six jours avec une moyenne de trois semaines de préparation entre deux phases de tournage. Hormis une équipe permanente d’une dizaine de personnes, chaque phase de tournage s’organisait autour d’une nouvelle équipe technique française, belge ou allemande et de trois contraintes majeures : tourner avec une enfant qui était de tous les plans et donc aménager son plan de travail et celui de ses doublures, tourner constamment en extérieur et donc trouver des solutions de dernière minute en cas de mauvaises surprises, et tourner avec des loups et donc vivre selon leur rythme d’animaux capricieux. “ Pire que des Marlon Brando ”, dira même
Véra Belmont.