Notes de Prod. : Survivre avec les loups

    en DVD le 16 Octobre 2008

Notes de productions

La neige. La pluie. Le froid. La tempête. Le mauvais temps n’aura pas épargné les seize semaines de tournage de Survivre Avec Les Loups dont le jeu des co-productions et des partenariats a mené l’équipe en Franche Comté et en Alsace pour la France mais aussi en Allemagne et en Belgique. La réalisatrice Véra Belmont, respectant le périple de la jeune Misha dans l’Europe de la Deuxième Guerre mondiale, voulait intégrer les quatre saisons de l’année dans son film. “ Un peu d’automne quand elle commence son voyage, beaucoup d’hiver, un peu de printemps, un bout d’été et encore un peu d’automne quand elle rentre à Bruxelles qui a été libérée en septembre 1944 ”, énumère la réalisatrice. Mais quand elle a eu besoin de la fraîcheur de l’automne, elle a eu 50 cm de neige, quand elle a eu besoin de la neige de l’hiver, elle a eu un soleil magnifique, quand elle a eu besoin de la chaleur de l’été, elle a eu des trombes d’eau. A chaque fois, la réactivité et la capacité d’adaptation de Véra Belmont et de son équipe ont fait des miracles.

D’octobre 2006 à juillet 2007, le tournage a été divisé en quatre phases de quatre semaines de six jours avec une moyenne de trois semaines de préparation entre deux phases de tournage. Hormis une équipe permanente d’une dizaine de personnes, chaque phase de tournage s’organisait autour d’une nouvelle équipe technique française, belge ou allemande et de trois contraintes majeures : tourner avec une enfant qui était de tous les plans et donc aménager son plan de travail et celui de ses doublures, tourner constamment en extérieur et donc trouver des solutions de dernière minute en cas de mauvaises surprises, et tourner avec des loups et donc vivre selon leur rythme d’animaux capricieux. “ Pire que des Marlon Brando ”, dira même Véra Belmont.

Du roman au film

Véra Belmont a découvert Survivre avec les loups, le livre de Misha Defonseca, vers la fin des années 1990. L’histoire vraie de cette petite fille partant à la recherche de ses parents déportés l’a tout de suite touchée, lui rappelant ses propres moments d’enfant cachée pendant la Deuxième Guerre mondiale. “ Je suis juive, russo-polonaise d’origine, je suis née en France et j’ai toujours voulu faire un film sur l’Holocauste ”, précise la réalisatrice. “ Mais je ne trouvais pas le biais. Je me disais que si je racontais ce que tout le monde racontait déjà, ça ne serait pas intéressant. Mais parler de l’Holocauste à travers l’histoire de cette enfant,était pour moi le meilleur moyen. ”
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 518 entrées

  • 1ère semaine France : 161 125 entrées