Notes de Prod. : Taking Lives destins violés

    en DVD le 24 Novembre 2004

Notes de l’équipe

Les personnages

Mark Canton :
"L'Agent Scott a une approche très personnelle, mais le tueur ferait, lui aussi, un excellent profileur, car il passe un temps considérable à étudier ses futures victimes, leur style de vie et leurs habitudes, de manière à pouvoir ravir leur identité. Résultat : plus Illeana avance dans ses investigations, plus elle s'expose."

Angelina Jolie :
"À l'écran, les femmes du FBI sont toujours d'une assurance et d'un sang-froid à toute épreuve. Ce n'est pas le cas d'Illeana. Énergique et intelligente, elle se montre également très humaine, avec une part d'ombre, des failles, des secrets enfouis dans son lointain passé – ce que D. J. appelle "son Chinatown".
"Illeana est aussi douée de la sensibilité extrême qui est propre à de tels spécialistes. J'ai fait quantité de recherches sur ces profileurs et leur travail, que je trouve étrangement sensuel. Ce sont des observateurs hautement perspicaces et vigilants, qui captent tout de vous : votre démarche, vos propos, vos moindres gestes, les plus petites nuances de votre comportement et ce qu'elles révèlent de votre personnalité. Tous ces éléments rendaient le rôle passionnant à jouer."


Ethan Hawke :
"La vie de Costa chavire en l'espace d'une journée. À quelques heures d'un important vernissage, il a la malchance de se trouver sur lieu du crime. Bravement, il met en fuite le tueur, porte secours à la victime… et se retrouve dans la peau d'un suspect. Seule issue : aider la police à appréhender le vrai coupable, ce qui l'amènera à prendre des risques considérables pour ne pas démériter aux yeux de l'Agent Scott."

Mark Canton :
"Ethan a un talent phénoménal. C'est un acteur sérieux, intelligent, qui choisit ses rôles avec un grand soin. Je l'ai toujours trouvé bon, mais il s'était encore surpassé dans TRAINING DAY. Nous avions tous en mémoire cette remarquable création lorsque nous l'avons sollicité pour TAKING LIVES. Grâce à lui, le spectateur comprend instantanément pourquoi un homme ordinaire comme Costa est amené à jouer les héros."

D. J. Caruso :
"J'ai toujours eu envie de tourner un film avec une héroïne "à poigne", et j'ai été ravi de le faire avec Angelina. Son travail consista à exprimer les émotions intenses que vit son personnage, tout en affirmant un savoir-faire et un professionnalisme irréprochables, propres à lui attirer le respect de ses pairs. Illeana possède nécessairement un caractère bien trempé pour s'imposer dans ce monde macho. Et, jusqu'ici, elle a toujours su séparer sa vie professionnelle de sa vie privée."

Bernie Goldmann :
"Kiefer est un gars si intense qu'il n'a pas besoin d'élever la voix ni de faire un geste pour être menaçant. À l'écran, sa présence est encore plus forte, plus impressionnante, que dans la vie. je pense que cela tient autant à son regard qu'à son port et à sa démarche. Il lui suffit de vous fixer droit dans les yeux pour vous faire reculer. Mais à la fin d'une journée de tournage, il redevient le type le plus sympa et le plus gentil du monde. C'est un don rare qu'il possède."

Olivier Martinez :
"En fait, il est surtout vexé que ses supérieurs aient cru bon de recourir à elle, comme si son coéquipier et lui étaient trop bêtes pour mener à bien l'enquête. Qu'elle soit une femme et une étrangère ne fait que renforcer son hostilité."

Jean-hugues Anglade :
"Duval est un brave type, discret et sympathique, qui inspire la confiance. Il a bien cerné la personnalité de son coéquipier et a su établir avec lui d'excellentes relations professionnelles. Paquette et lui se complètent, presque comme deux frères."

Tcheky Karyo :
"De son côté, Leclair considère ses deux subordonnés comme ses frères cadets. Il est conscient des frictions suscitées par le parachutage d'Illeana, mais l'essentiel, pour lui, est de faire aboutir l'enquête."

D. J. Caruso :
"Leclair est un roc. Seul un homme de cette trempe pouvait faire travailler ensemble deux policiers aussi différents que Duval et Paquette, puis leur faire accepter l'Agent Scott. Directeur de la Sûreté du Québec, il est en première ligne dans cette affaire et subit de lourdes pressions du fait de la panique qui s'est emparée de Montréal."

Parole d'expert, ou lorsque la réalité dépasse la fiction…

Jon Bokenkamp :
"L'apport de Bob Ressler m'a été extrêmement précieux. Un jour, j'ai reçu de lui un tas d'interviews vidéo qu'il avait réalisées avec des serial killers. C'était insoutenable. Je n'aurais jamais pu rêver la moitié des atrocités commises par ces types. J'en ai retiré la conviction que la réalité dépassera toujours la fiction."

"Chaque comportement a un sens", affirme la criminologue et profileuse Christine Kokonos. "Tout acte procède d'une certaine logique qu'on peut dégager, en étudiant certaines récurrences, comme par exemple la façon dont un tueur choisit et organise la scène de crime. Rapprocher divers modes comportementaux, tenter d'en déduire la personnalité du coupable, tel est le travail du profileur."


Angelina Jolie :
"Compte tenu de tout ce que le métier exige d'eux, on devine aisément le stress, la solitude, que de tels spécialistes connaissent à certains moments. Il doit être difficile d'être le conjoint d'un profileur, car ce n'est pas le genre de travail qu'un homme ou une femme laisse derrière lui en refermant la porte de son bureau…"

La "Caruso Touch"

Bernie Goldmann :
Quantité de réalisateurs se contentent d'une seule lecture de la scène avant de faire entrer le prochain candidat. D. J., lui, incite le postulant à essayer successivement trois ou quatre approches, qui donnent à celui-ci l'occasion de s'exprimer pleinement. Il voit ainsi comment l'acteur reçoit ses directives, tout en se donnant une chance d'approfondir le personnage."

Gena Rowlands :
"D. J. est manifestement un excellent directeur d'acteurs. Il adore ses comédiens, il les encourage, il observe à leur égard une attitude constamment positive, ce qui me paraît nécessaire chez un réalisateur."

D. J. Caruso :
"Chaque jour est une nouvelle série de challenges. Le plus difficile, pour moi, est de traduire en langage filmique les expériences émotionnelles des personnages, d'être fidèle à l'histoire sans empiéter sur les réactions spontanées, vitales, impromptues, que l'acteur est susceptible de vous amener durant un tournage.
"En fait, tout repose sur les personnages. Sans eux, le plus beau plan du monde serait vide de sens."


Le tournage à Montréal et Québec

D. J. Caruso :
"Les cadreurs ont pleinement profité de l'occasion, plongeant au sein de la foule, captant magnifiquement l'ampleur et l'énergie festive de la manifestation."
"Un agent américain, parachuté dans ce contexte, détonne. Illeana est une outsider, tenue à l'écart de la police locale. Elle séjourne en hôtel, a du mal à s'orienter dans la ville, n'est pas autorisée à porter une arme avant que ne le soit délivré un permis international, etc."