Notes de Prod. : Téhéran sans autorisation

Note d’intention du réalisateur de Téhéran sans autorisation

Téhéran sans autorisation est un portrait de la ville que j’ai quitté adolescente, mais à laquelle je reste très attachée malgré les années qui m’en séparent. Téhéran véhicule beaucoup de paradoxes, dans un mélange de religion et laïcité, tradition et modernité, richesse et pauvreté, urbanisme high-tech et rétro… Le film est conçu comme un collage, pour faire en sorte que le spectateur puisse partager mes sensations au maximum à travers les images, comme s’il faisait une balade avec moi, qu’il découvrait Téhéran à travers mes yeux…

Le défi était de passer inaperçue pour pouvoir filmer le plus librement possible. D’échapper à la surveillance omniprésente des autorités, mais aussi de réduire la distance qui sépare le filmeur de son sujet. Voilà pourquoi j’ai décidé de tourner le film avec un téléphone portable. En tournant le film au printemps 2008, je sentais en permanence un désir de liberté sous-jacent malgré la répression politique et la présence policière palpable dans la ville. En témoignent les flots de confidence que j’ai pu récolter. Les évènements qui ont bouleversé l’Iran depuis les élections fortement controversées du 12 juin 2009 confirment ce pressentiment.

Sepideh Farsi, réalisateur de Téhéran sans autorisation

Entretien avec Sepideh Farsi, réalisateur de Téhéran sans autorisation

Comment s’est imposée l’idée de tourner Téhéran sans autorisation avec un téléphone portable ?
J’en avais déjà expérimenté l’usage dans Harat, en 2007. Le film était un carnet de voyage, portant sur le voyage que je faisais avec mon père et ma fille, alors âgée de sept ans, sur les traces de mon grand-père en Afghanistan. Téhéran sans autorisation a été tourné en DV-cam, et ma fille avait un téléphone portable en guise de deuxième caméra. J’ai filmé les passages de frontière afghano-iranienne avec un téléphone portable, puisqu’il fallait filmer en cachette.

Téhéran et l'Iran : quelques repères chronologiques

1906 : Ordonnance du roi Mozaffar-e-din Shah instaurant une monarchie constitutionnelle prévoyant les libertés de presse, d’expression, d’association. Avec l’aide de la Russie tsariste, Mohammad Ali, fils de Mozzaffaer-e-din Shah, met brutalement fin à ce mouvement démocratique et donne l’ordre d’ouvrir le feu sur l’Assemblée Nationale.

1921 : Le général Reza Khan prend la tête de l'armée après un coup d’État militaire soutenu par les Britanniques. Il conserve le poste de Premier ministre jusqu’en

Extrait de la chanson d’ouverture de Téhéran sans autorisation

Ici c'est Téhéran
La ville de la provocation
Provoquer ton âme dans ce merdier
Te faire croire que t'es une ordure
Dans ce monde de loups
Tu ne peux être brebis
Laisse-moi t'ouvrir les yeux
Ici c'est Téhéran, ça ne rigole pas
Ce n’est pas la ville des fleurs et des rossignols
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 14 entrées
  • 1er jour IDF : 72 entrées
  • 1ère semaine IDF : 1 050 entrées
  • Cumul IDF : 1 654 entrées

  • 1ère semaine France : 1 457 entrées
  • Cumul France : 1 457 entrées