Notes de Prod. : Tenacious D in The Pick of Destiny

    en DVD le 12 Février 2008

Notes de Production

Les TENACIOUS D : présentation

En 1994, deux événements majeurs eurent lieu à Los Angeles : un tremblement de terre, et la formation du groupe Tenacious D, constitué de Jack Black et Kyle Gass.
Les deux hommes se sont rencontrés et ont découvert leur passion commune pour le rock’n’roll alors qu’ils faisaient partie de l’Actors’ Gang, une compagnie théâtrale de Los Angeles fondée par Tim Robbins. Leurs premiers concerts eurent lieu au Al’s Bar, dans le centre-ville de Los Angeles. Grâce à sa chanson unique, « Tribute », TENACIOUS D devint rapidement le plus grand groupe de rock autoproclamé du monde et s’attira des légions de fans.
Après leurs débuts fracassants au Al’s Bar, les TENACIOUS D participèrent à l’émission de comédie « Mr Show » sur HBO à la fin des années 90. Le succès est tel que la chaîne créa pour le groupe trois films d’une demi-heure. En plus de la télévision, les TENACIOUS D firent aussi les premières parties de Beck, Tool et Pearl Jam, développant encore leur cheptel de fans. Leurs spectacles sont devenus une légende. Leurs fans connaissent par cœur toutes les paroles de leurs chansons qui parlent de gloire, de bouffe, du rocker James Dio, d’amitié, de célébrités, de drogue, de démons, d’amour et de sexe.
En 2001, leur album Tenacious D devient disque de platine. Leur DVD Tenacious D – The Complete Masterworks contient leur concert en live à la Brixton Academy plus des vidéosclips réalisés par Spike Jonze et Liam Lynch. Il comprend aussi un documentaire de Liam Lynch : On The Road With Tenacious D.

Tenacious D : le film

Kyle Gass raconte : l’idée de faire un film sur les Tenacious D a germé il y a six ou sept ans, quand nous avons arrêté nos sketchs sur la chaîne américaine HBP. Nous étions décidés à faire un film qui leur fasse regretter de ne pas nous avoir laissé faire tout ce que nous voulions sur scène ! »
Jack Black ajoute : « Nous avions essayé d’écrire une histoire mais avions finis par abandonner. A la base, nous étions décidés à tout faire nous-mêmes. Nous avions même deux scénaristes pour nous aider, mais le résultat n’était pas satisfaisant. » Le producteur Suart Cornfeld explique : « Aucun scénariste n’arrivait à rendre justice à l’énergie de Jack Black et Kyle Gass. Tenacious D est un groupe formé de deux types qui veulent jouer du rock’n’roll comme personne ne l’a fait avant et comme personne ne le fera après. Le film raconte leur histoire et leur course pour atteindre leur idéal : devenir le plus grand groupe de rock’n’roll de tous les temps. Pour y parvenir, Jack Black et Kyle Gass ont eu l’idée de lancer leurs personnages à la recherche du Médiator de la Destinée, un objet magique qui permet à son propriétaire d’écrire les plus belles chansons de tous les temps. C’est un médiator taillé dans la dent du Diable. Après être passé entre plusieurs mains, il a été perdu et a ensuite refait surface plusieurs fois dans l’histoire de la musique à travers les âges. »
Jack Black poursuit : « Notre ami Liam Lynch nous a poussés à écrire le scénario nous-mêmes. Le fait qu’il soit musicien l’a beaucoup aidé à comprendre les Tenacious D sur le plan de la comédie et surtout sur le plan musical. Sa confiance en nous, son énergie créative et ses nombreuses idées nous ont été précieux. »
Le producteur Stuart Cornfeld raconte : « Liam Lynch a fait beaucoup pour la renaissance de la pop music. Quelques mois avant que nous nous mettions au travail, sa chanson The United States of Whatever faisait un carton à la radio. C’est un grand artiste, quelqu’un qui ne se pose pas la question de savoir si ce qu’il fait est autorisé ou pas. Il fait ce dont il a envie et regarde ensuite si cela passe et plaît au public.. »
Jack Black ajoute : « Alors que nous avions écrit la moitié du scénario, cette chanson a commencé à passer à la radio. Nous ne savions même qu’elle existait. Liam Lynch n’avait signé aucun accord d’enregistrement ou quoi que ce soit y ressemblant…Il avait juste envoyé sa chanson à une radio qui s’est mise à la passer. C’était la première fois qu’on voyait cela. » Stuart Cornfeld continue : « Tenacious D raconte l’histoire de JB ET KG avant la formation du groupe. C’est l’occasion d’en savoir plus sur eux. JB apparaît au début comme un jeune gamin naïf à la recherche d’un mentor pour lui expliquer le monde et le rock’n’roll. C’est en KG qu’il va le trouver. Dans le film par contre, ils sont plus montrés comme de simples gamins !. »

Liam Lynch a rencontré les Tenacious D pour la première fois à la fin des années 90, après un de leurs spectacles au club Largo à Los Angeles. Il se souvient : « Je faisais une émission sur MTV à cette époque et nous avions pas mal de fans en commun. Je me suis adressé régulièrement aux Tenacious D au travers de mon émission car je savais que beaucoup de leurs fans regardaient, et je voulais leur faire savoir qu’on adorait leur groupe. » Peu après, Liam Lynch rencontrait Jack Black. Grâce à leurs goût communs en matière de musique, jeux vidéo et comédie, ils ne tardèrent pas à devenir amis. Liam Linch raconte : « Jack Black, Kyle Gass et moi étions déjà amis depuis plusieurs années avant de travailler ensemble. J’aimais beaucoup ce qu’ils faisaient et ils appréciaient mon travail. Avec le temps, j’ai commencé à participer à certains de leurs projets. Notre première collaboration a été un album de bienfaisance pour Noël pour la radio KROQ, ensuite nous avons fait quelques courts métrages ensemble. J’ai fait une tournée avec eux, j’ai fait leur documentaire et réalisé le clip de la chanson Tribute. J’ai aussi réalisé des publicités pour leur album et j’ai écrit une chanson avec Jack qui était dans le film Rock Academy de Richard Linklater. »
Liam Lynch apporta un nouvel élan qui relança l’écriture du scénario des Tenacious D. Il explique : « Pour moi, Tenacious D parle de ce que l’on est et de ce que l’on aurait voulu être. C’est le thème principal du film et je pense que beaucoup de personnes se sentiront concernées car comme nous, JB et KG sont de pauvres gars qui espèrent en une vie meilleure. Au delà de la musique et de l’humour, c’est ce qui les relie aux gens. Leur apparence les rend aussi très attachant car il est plus facile de s’identifier à eux qu’à des top-modèles ou des superstars aux vies complètement extravagantes. JB et KG sont de vraies personnes comme vous et moi. Personne n’est parfait, tout le monde n’a pas forcément un physique de rêve, et c’est ce qui les rend encore plus sexy…Je crois qu’avec ce film nous avions besoin de montrer la réalité des Tenacious D pour bien comprendre leurs espoirs et leurs rêves. Notre histoire montre ce qu’ils sont vraiment : deux types avec une vie pas très excitante, vivant dans un petit appartement sordide. Grâce au film, nous pouvons vivre avec eux leur première rencontre et leur grande aventure. »
Liam Lynch poursuit : « En dehors du fait qu’ils sont super talentueux et que leurs chansons sont excellentes et très drôles, il suffit de les regarder pour être immédiatement fasciné. Quand on connaît leurs ambitions, on ne peut qu’être très impressionné face à eux. Leurs espoirs sont si forts que tous les morceaux qu’ils jouent en guitare acoustique résonnent dans leurs têtes comme s’ils étaient joués avec des guitares électriques et de la batterie. Ils croient tellement en ce qu’ils font qu’on ne peut que vouloir s’abandonner à leur musique, comme s’ils étaient effectivement le plus grand groupe de rock du monde. Leur passion et leur envie de devenir les meilleurs sont contagieuses, c’est une énergie qui emporte tout sur son passage. »

Après avoir posé les bases de l’histoire, Liam Lynch et les Tenacious D ont entamé l’écriture du scénario. Liam Lynch se souvient : « Avec Jack Black, nous avons écrit six versions avant d’arriver à la définitive. Nous faisions lire à Kyle Gass tout ce que nous écrivions ? Il nous donnait ensuite son avis, nous disait ce qui lui paraissait idiot ou ce qui n’avait pas pu se passer dans l’histoire des Tenacious D. Je dois admettre qu’il ne s’est jamis trompé, du début à la fin. Il nous faisait aussi des suggestions et certaines d’entre elles nous ont aidés à trouver des idées vraiment tordantes que nous n’aurions pas eues autrement. Nous avons ensuite récupéré quelques morceaux des anciennes versions que nous pouvions garder. Nous avons aussi intégré un peu de mysticisme, sans que cela passe au premier plan. »
Liam Lynch raconte : « Avec Jack Black, nous avons écrit 50 jours et 50 nuits sans prendre un jour de repos. Nous avons travaillé avec Kyle Gass et Suart Cornfeld, notre producteur, puis nous avons tout montré à Ben Stiller, qui est notre producteur exécutif. Nous avons ensuite pris note des remarques de chacun. Jack Black et Kyle Gass ont vérifié leur script trois ou quatre fois juste pour s’assurer qu’ils étaient à l’aise avec leurs répliques. En improvisant sur leurs scènes, ils arrivaient encore à trouver de nouveaux gags. Durant le tournage, ils ont continué d’improviser et d’apporter de nouveaux éléments comiques. Je dois dire que bien souvent, leurs improvisations étaient encore meilleures que ce que nous avions écrit dans le scénario. »
Liam Lynch ajoute : « Je suis très fier de notre scénario. Ces sketchs assemblés racontent une véritable histoire, celle de l’amitié entre JB et KG. Tous ceux qui ont dans leur vie un ami qui compte énormément ou qui voudraient en avoir un se sentiront touchés par le propos du film, qu’ils aiment la musique et la comédie ou non. Le film parle également beaucoup de désespoir et de solitude, et je crois que ce sont des thèmes qui sauront aussi émouvoir le public. Pour rire avec JB et KG, il est nécessaire de se sentir proche d’eux et de partager leur amitié .»
Kyle Gass se souvient : « Dès que nous avons commencé à travailler avec Liam Lynch, tout s’est débloqué et le scénario est venu de lui-même. Jack Black et Liam Lynch ont ajouté plusieurs éléments comiques vraiment très drôles. Nous avons fait attention à l’équilibre de l’histoire en retirant tout ce qui était en trop pour la laisser se développer par elle-même. Ensuite, nous avons tourné les scènes et nos en avons profité pour ajouter de nouveaux gags au gré de nos improvisations. Nous étions très inspirés sur le plateau ! »

En plus de leur virtuosité musicale et de leur sens de la comédie, la proximité étroite entre les TENACIOUS D et leur public est un des éléments qui les a rendus célèbres. Le producteur Stuart Cornfeld explique : « Les gens aiment les personnages qui ont des vrais projets et des objectifs positifs. JB et KG veulent faire du rock et ils ne laissent personne se mettre en travers de leur route. Ils refusent de se laisser décourager par quoi que ce soit. Ils font preuve d’une énergie admirable. »
Liam Lynch observe : « Le fait que Jack Black et Kyle Gass restent eux-mêmes durant tout le film est un élément important. Les TENACIOUS D ont commencé sur scène, face au public et sans texte. Leur numéro consistait principalement à jouer entre eux et avec le public. Ils montaient sur scène sans préparation et faisaient un numéro comique entre chaque chanson. Jack Black était très attaché à cette façon de faire, qui est vraiment à l’origine du succès des TENACIOUS D. »
Kyle Gass ajoute : « Les gens adorent les TENACIOUS D parce qu’ils savent que nous sommes comme eux.
Ce que nous faisons a un côté « fait maison » qui plaît beaucoup. »
Jack Black confie : Nous n’avons jamais essayé de faire quoi que ce soit dans l’objectif que cela plaise au public. Tout ce que nous faisons, c’est rigoler entre nous et partager cela avec les gens. Nous voulions absolument qu’ils puissent hurler de rire comme nous le faisons entre nous. »
Jack Black note : « La raison de notre succès a toujours été un mystère pour nous car depuis le début, nous n’avons fait que suivre notre flair. Un jour, nous nous sommes dit qu’il fallait écrire la plus grande chanson du monde, « Tribute ». C’est venu aussi simplement que cela. Les gens ont adoré, ils ont beaucoup ri, et le show a été un succès. Nous n’avons jamais vraiment compris pourquoi. Nous savions que c’était drôle, mais nous ne savions pas exactement pour quelle raison. J’ai le même sentiment avec ce film, c’est un peu comme si nous avions trouvé le code secret qui allait faire rire les gens. Pour faire un film, vous devez savoir pourquoi une chose est drôle et ce qui fonctionne au niveau comique. Nous avons passé beaucoup de temps de faire hurler de rire notre public. Au final, le film contient 37 éclats de rire, 27 gloussements, 2 petits gloussements, un grognement, trois étonnements, et deux dégoûts profonds. »
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 2 150 entrées
  • Cumul IDF : 2 150 entrées

  • 1ère semaine France : 3 563 entrées
  • Cumul France : 3 563 entrées