C’est le producteur
Ken Lemberger qui, plus d’un quart de siècle plus tard, a eu envie de revisiter ce chef-d’œuvre de terreur psychologique. Il confie : « Ce sont sans doute les vingt premières minutes d’un film les plus captivantes et les plus effrayantes que j’aie jamais vues. Il a été décidé dès le départ de se concentrer sur cette partie-là pour réapprocher l’histoire. La peur allait surgir de tout ce qui n’était pas visible, conjugué à une menace réelle et une situation quotidienne qu’énormément de gens connaissent.
C’est à
Jake Wade Wall qu’a été confié le soin d’écrire le nouveau scénario. Il raconte : « Du film original, je ne me souvenais que d’une ambiance géniale, cette pauvre baby-sitter et ces coups de fil oppressants. L’idée de travailler sur ce projet me plaisait d’autant plus qu’elle a été nourrie d’une expérience personnelle. Je devais me rendre chez ma sœur au Nevada pour garder sa maison pendant son absence, et j’ai loué le film. Je l’ai regardé seul, le premier soir, dans cette grande maison que je ne connaissais pas bien, et j’ai à nouveau été impressionné. Je n’ai pas beaucoup dormi. Chaque bruit, chaque craquement m’effrayait. Même le frigo qui se remettait régulièrement en marche ou le vent qui secouait les volets me donnait des sueurs froides. Ma chambre était à l’étage et je n’ai même pas osé descendre prendre un verre d’eau, tellement j’étais effrayé ! »
Le scénariste poursuit : « Cela m’a fait vivre l’idée forte du scénario. Nous n’avions pas besoin d’un géant avec une tronçonneuse pour terrifier le public. Nous allions lui suggérer, laisser planer, le laisser imaginer et le cueillir au moment où il s’y attend le moins. Tout ce que l’on ne voit pas déclenche et emballe notre imagination. C’est beaucoup plus effrayant que n’importe quel monstre gluant. »