Notes de Prod. : Terreur sur la ligne

    en DVD le 06 Février 2007

La nuit que l'on oublie jamais

C’est le producteur Ken Lemberger qui, plus d’un quart de siècle plus tard, a eu envie de revisiter ce chef-d’œuvre de terreur psychologique. Il confie : « Ce sont sans doute les vingt premières minutes d’un film les plus captivantes et les plus effrayantes que j’aie jamais vues. Il a été décidé dès le départ de se concentrer sur cette partie-là pour réapprocher l’histoire. La peur allait surgir de tout ce qui n’était pas visible, conjugué à une menace réelle et une situation quotidienne qu’énormément de gens connaissent.

C’est à Jake Wade Wall qu’a été confié le soin d’écrire le nouveau scénario. Il raconte : « Du film original, je ne me souvenais que d’une ambiance géniale, cette pauvre baby-sitter et ces coups de fil oppressants. L’idée de travailler sur ce projet me plaisait d’autant plus qu’elle a été nourrie d’une expérience personnelle. Je devais me rendre chez ma sœur au Nevada pour garder sa maison pendant son absence, et j’ai loué le film. Je l’ai regardé seul, le premier soir, dans cette grande maison que je ne connaissais pas bien, et j’ai à nouveau été impressionné. Je n’ai pas beaucoup dormi. Chaque bruit, chaque craquement m’effrayait. Même le frigo qui se remettait régulièrement en marche ou le vent qui secouait les volets me donnait des sueurs froides. Ma chambre était à l’étage et je n’ai même pas osé descendre prendre un verre d’eau, tellement j’étais effrayé ! »

Le scénariste poursuit : « Cela m’a fait vivre l’idée forte du scénario. Nous n’avions pas besoin d’un géant avec une tronçonneuse pour terrifier le public. Nous allions lui suggérer, laisser planer, le laisser imaginer et le cueillir au moment où il s’y attend le moins. Tout ce que l’on ne voit pas déclenche et emballe notre imagination. C’est beaucoup plus effrayant que n’importe quel monstre gluant. »

Le progrès au service de la peur

Le film a été tourné en 37 jours - 27 pour les intérieurs et 10 pour les extérieurs. De nombreux outils techniques ont été inventés depuis la version de 1978, et ils ont été mis à profit pour ce film.

Peter Menzies, le directeur de la photographie, explique : « Aujourd’hui, nous avons des grues et des steadicams qui permettent de suivre l’action de façon extrêmement proche et fluide. La caméra était le témoin privilégié de tout ce qui pouvait se passer. Comme Jill, elle observe, scrute, s’approche, effleure. Cela permet de plonger le spectateur au cœur des événements. Cette dynamique renforce considérablement le suspense sans même que les gens s’en rendent compte. L’utilisation d’une caméra subjective permettait aussi une identification plus forte au point de vue de l’héroïne. »

Simon West conclut : « Nous avons tout fait pour construire un thriller qui vous prend et ne vous lâche plus. Si nous avons bien fait notre boulot, la nuit après avoir vu le film, vous aurez sans doute du mal à dormir…»
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 17 156 entrées
  • Cumul IDF : 25 283 entrées

  • 1ère semaine France : 49 634 entrées
  • Cumul France : 67 072 entrées