Notes de Prod. : The American

    en DVD le 30 Mars 2011

Notes de Tournage

Même si George Clooney ne se montre pas cette année à Cannes, les inconditionnels pourront se consoler avec deux de ses films.

Deux projets avec l’acteur en tête d’affiche sont en effet en ce moment même présentés au marché du film de Cannes.

Dans le premier, A very private gentleman, dont le tournage débutera cet automne en Italie, Clooney campe un assassin qui se cache dans une petite ville italienne au décor idyllique à l’aube de sa dernière « mission ». D’ordinaire opposé à toute interaction humaine, celui-ci succombe et laisse ses amitiés et liaisons amoureuses se mettre en travers de son chemin, ce qui complique quelque peu ses plans.

C’est la société Overture qui a quant à elle acquis les droits de distribution US de Men Who Stare At Goats, une comédie dramatique avec George Clooney, Ewan McGregor, Kevin Spacey et Jeff Bridges dans les rôles principaux. Les aventures d'un bataillon de soldats américains, spécialisés dans le paranormal. George Clooney y incarne un ex-membre d’une branche secrète de l’armée américaine qui utilise le paranormal à des fins militaires. Il se fait démasquer par un journaliste fouineur joué par McGregor.

Note de Production

The American est l’adaptation du roman de Martin Booth paru en 1990, «A Very Private Gentleman». Après le succès de son premier film, Control - sur la vie de Ian Curtis, leader du groupe de rock anglais mythique Joy Division - le réalisateur Anton Corbijn cherchait délibérément un projet très différent. Il raconte : «Je me suis mis à lire des scénarios de thrillers. Le thème de The American, un solitaire qui cherche la rédemption pour ses actes passés, m’a plu, tout comme la tension et l’histoire d’amour. Il y avait là le potentiel d’un film très intéressant avec une vraie profondeur.»

Une longue histoire

Anne Carey raconte : «J’ai lu le roman de Martin Booth, «A Very Private Gentleman», il y a un peu plus de dix ans, et j’ai tout de suite trouvé qu’il pourrait devenir un film divertissant centré sur un personnage principal complexe et passionnant. Les productrices Ann Wingate et Jill Green cherchaient à la même époque à en acheter les droits. Nous avons décidé, plutôt que d’être concurrentes, d’unir nos forces pour faire le film ensemble.» Ann Wingate raconte : «J’avais commencé à travailler sur l’adaptation au cinéma dès les années 90 avec BBC Films, mais ils avaient laissé tomber. Plus tard, Jill et moi avons travaillé ensemble et j’ai suggéré que nous pourrions reprendre le projet.

L'Italie au coeur

Pour Anton Corbijn, la question de savoir où tourner était primordiale. Le scénario exigeait de faire le film en Italie, mais les lieux précis ont joué un rôle clé dans la préparation de la préproduction. Il raconte : «Les décors devaient être un personnage à part entière de l’histoire. J’avais une idée précise de l’allure que devraient avoir les paysages, et je voulais utiliser les villes et les villages exactement comme un backlot.» Le titre du film a cependant évolué ; après avoir porté celui du livre, «A Very Private Gentleman», Anton Corbijn l’a rebaptisé «Il Americano» avant d’opter en fin de compte pour The American. Tous les membres de l’équipe du film ont été fascinés par les Abruzzes, une région montagneuse située à l’est de rome et s’étendant du pied de la chaîne des Apennins jusqu’à la mer Adriatique.

Le tueur, le prêtre, la protituée, et l'inconnue

Tandis que la production affirmait son engagement auprès de la région et maintenait son planning de tournage à l’automne, le casting se poursuivait. Anton Corbijn savait déjà qu’il avait trouvé l’acteur idéal pour le rôle de Jack. Il déclare : «George Clooney n’avait encore jamais joué un tel personnage, et c’est toujours intéressant quand un acteur trouve quelque chose de neuf à interpréter. George est excellent pour tout ce qui est du dialogue, mais dans ce film il incarne un homme qui parle peu, qui reste toujours sur le qui-vive et se méfie de tout et de tous, un homme dans un état de tension constant.» Grant Heslov ajoute : «Jack commence seulement à éprouver quelques moments de pure beauté dans sa vie. Même s’il fait les bons choix à présent,on se demande si le destin ne lui réserve pas un sort différent de celui auquel il aspire. George apporte de l’imperturbabilité au personnage, un homme qui reste silencieux la plupart du temps. C’est un vrai défi pour un acteur, d’exprimer sans avoir recours à la parole ce qui se déroule intérieurement chez le personnage.» Jill Green commente : «Le public place instinctivement sa confiance en George, ce qui était très important pour installer le personnage de Jack.» Pour incarner les Italiens qui vont avoir un impact majeur sur Jack, les cinéastes ont voulu engager des acteurs connus en Italie, sans qu’ils le soient forcément à l’international. Paolo Bonacelli, un acteur chevronné du cinéma italien, a été choisi pour le rôle du prêtre, le père Benedetto. L’acteur explique : «Qu’il s’agisse d’un rôle principal ou d’un petit rôle, chaque scène est utile pour installer lepersonnage et approfondir la connaissance qu’en a le spectateur. Les «petites» scènes sont aussi importantes que les grandes. et le secret, c’est d’étudier, d’étudier encore et toujours.»

Une autre Italie

Pour filmer cette histoire, Anton Corbijn a fait appel au directeur de la photographie Martin Ruhe, qui avait travaillé avec lui auparavant. Le réalisateur explique : «Nous aimons tous les deux la simplicité, nous évitons la plupart du temps les mouvements de caméra complexes. Martin a l’art de magnifier les choses ordinaires par sa façon de les éclairer.» Martin Ruhe précise : «Lorsque la décision a été prise de tourner Tha American en décors naturels, nous savions que nous devrions non pas tenter de dominer les décors, mais au contraire de les accueillir et de nous laisser inspirer par eux - particulièrement connaissant les changements rapides du temps dans cette région.» L’Aquila ayant été trop abîmée par le tremblement de terre, la production a choisi d’établir sa base de tournage à Sulmona. Ce bourg dynamique, dominé par les montagnes environnantes, est organisé autour d’une grande piazza centrale que longe un viaduc du XVIIe siècle. Sulmona est bien connue en Italie pour sa spécialité de confetti, les dragées traditionnelles faites d’amandes enrobées de sucre que l’on offre pour célébrer mariages, anniversaires ou communions.