Tandis que la production affirmait son engagement auprès de la région et maintenait son planning de tournage à l’automne, le casting se poursuivait.
Anton Corbijn savait déjà qu’il avait trouvé l’acteur idéal pour le rôle de Jack. Il déclare : «
George Clooney n’avait encore jamais joué un tel personnage, et c’est toujours intéressant quand un acteur trouve quelque chose de neuf à interpréter. George est excellent pour tout ce qui est du dialogue, mais dans ce film il incarne un homme qui parle peu, qui reste toujours sur le qui-vive et se méfie de tout et de tous, un homme dans un état de tension constant.»
Grant Heslov ajoute : «Jack commence seulement à éprouver quelques moments de pure beauté dans sa vie. Même s’il fait les bons choix à présent,on se demande si le destin ne lui réserve pas un sort différent de celui auquel il aspire. George apporte de l’imperturbabilité au personnage, un homme qui reste silencieux la plupart du temps. C’est un vrai défi pour un acteur, d’exprimer sans avoir recours à la parole ce qui se déroule intérieurement chez le personnage.»
Jill Green commente : «Le public place instinctivement sa confiance en George, ce qui était très important pour installer le personnage de Jack.» Pour incarner les Italiens qui vont avoir un impact majeur sur Jack, les cinéastes ont voulu engager des acteurs connus en Italie, sans qu’ils le soient forcément à l’international.
Paolo Bonacelli, un acteur chevronné du cinéma italien, a été choisi pour le rôle du prêtre, le père Benedetto. L’acteur explique : «Qu’il s’agisse d’un rôle principal ou d’un petit rôle, chaque scène est utile pour installer lepersonnage et approfondir la connaissance qu’en a le spectateur. Les «petites» scènes sont aussi importantes que les grandes. et le secret, c’est d’étudier, d’étudier encore et toujours.»