Notes de Prod. : The Children

    en DVD le 02 Mars 2010

The Children, L’origine du projet

Tom Shankland était en post-production de son thriller horrifique Waz quand le producteur James Richardson lui a suggéré de lire le scénario de Miria, écrit par Paul Andrew Williams. James Richardson – Paul voulait se concentrer sur la réalisation de The Cottage. Mais le concept créé dans Miria - des parents contraints de tuer leurs enfants pour survivre - en faisait plus qu’un simple film d’horreur. Je ne pouvais me résigner à l’abandonner. C’est donc tout naturellement que j’ai proposé le scénario à Tom Shankland. Le tournage de Waz s’était déroulé à merveille et il était pour moi le réalisateur idéal pour s’approprier ce scénario.
Paul a tout de suite signé un accord pour que Tom réalise le film. Tom Shankland - L’idée que les enfants puissent être des monstres psychopathes, et non ces si jolies petites têtes blondes, est probablement une peur universelle. Il est glaçant de penser qu’ils puissent n’avoir absolument aucun sens moral, l’un des buts de la «civilisation» étant justement de leur inculquer cette notion de différence entre bien et mal. La peur que les enfants suscitent chez l’adulte est le fondement de grands films comme L'Exorciste, La Malédiction, Les Innocents. C’est cette peur ancestrale dont je voulais alimenter The Children. Fasciné par les idées développées dans le scénario, Paul Shankland s’est tout de même lancé dans un long travail de réécriture, se concentrant sur les conflits entre parents et enfants.

Tom Shankland :
Le plus difficile a été la réécriture et le montage, pour conserver un ton sophistiqué et ne jamais sombrer dans le trash, qui aurait fait perdre de la valeur à l’idée originale. Je voulais garder un ton propre aux films d’épouvante des années 70. Des films comme La Malédiction ou Ne Vous Retournez Pas, traumatisants, mettent sans cesse en avant des détails précis sur les relations familiales honnêtes. Dans The Children, j’ai voulu créer l’atmosphère chaleureuse et rassurante d’une fête de Noël en famille. Certes, cette atmosphère familière tourne mal mais les enfants continuent de ressembler à ces petites choses innocentes que les parents aiment tant. Ils ne possèdent aucun pouvoir particulier, aucune force surhumaine. Il est fascinant de penser qu’un être si fragile physiquement puisse totalement en dominer un autre, a priori plus fort et plus intelligent.

Le casting de The Children

Les enfants

Tom Shankland :
Pour un film comme The Children, la performance des jeunes acteurs est cruciale. Nous avons vu des centaines d’enfants avant d’arrêter notre choix sur quatre incroyables talents. William, Raffy, Eva et Jake n’étaient pas forcément les meilleurs comédiens mais leurs visages possédaient l’immobilité inquiétante, les regards fixes, l’ambigüité envoutante que je recherchais. Malgré les couleurs claires et les décors rassurants, Shankland s’inquiétait de la réaction des enfants face à la violence du tournage.

Notes de réalisation, Voir et ressentir

Tom Shankland :
Quand, dans votre film, la menace vient d’un enfant de 6 ans, l’approche visuelle doit être très différente que pour un film dont la menace est incarnée par un type de deux mètres avec un masque en cuir sur le visage et une tronçonneuse rugissante dans les mains. Une agression physique de la part d’un enfant ne fera jamais vraiment peur - le public imagine forcément qu’une pure confrontation physique verra l’adulte prendre immanquablement le dessus. C’est avec ces restrictions en tête que Shankland se réfère une fois de plus à l’une de ses principales références cinématographiques: La Malédiction.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 7 entrées
  • 1er jour IDF : 234 entrées
  • 1ère semaine IDF : 2 369 entrées
  • Cumul IDF : 3 065 entrées

  • 1ère semaine France : 10 438 entrées
  • Cumul France : 14 615 entrées