Tom Shankland était en post-production de son thriller horrifique
Waz quand le producteur
James Richardson lui a suggéré de lire le scénario de Miria, écrit par
Paul Andrew Williams.
James Richardson – Paul voulait se concentrer sur la réalisation de The Cottage. Mais le concept créé dans Miria - des parents contraints de tuer leurs enfants pour survivre - en faisait plus qu’un simple film d’horreur. Je ne pouvais me résigner à l’abandonner. C’est donc tout naturellement que j’ai proposé le scénario à
Tom Shankland. Le tournage de
Waz s’était déroulé à merveille et il était pour moi le réalisateur idéal pour s’approprier ce scénario.
Paul a tout de suite signé un accord pour que Tom réalise le film.
Tom Shankland - L’idée que les enfants puissent être des monstres psychopathes, et non ces si jolies petites têtes blondes, est probablement une peur universelle. Il est glaçant de penser qu’ils puissent n’avoir absolument aucun sens moral, l’un des buts de la «civilisation» étant justement de leur inculquer cette notion de différence entre bien et mal. La peur que les enfants suscitent chez l’adulte est le fondement de grands films comme
L'Exorciste,
La Malédiction,
Les Innocents. C’est cette peur ancestrale dont je voulais alimenter
The Children. Fasciné par les idées développées dans le scénario, Paul Shankland s’est tout de même lancé dans un long travail de réécriture, se concentrant sur les conflits entre parents et enfants.
Tom Shankland :
Le plus difficile a été la réécriture et le montage, pour conserver un ton sophistiqué et ne jamais sombrer dans le trash, qui aurait fait perdre de la valeur à l’idée originale. Je voulais garder un ton propre aux films d’épouvante des années 70. Des films comme
La Malédiction ou
Ne Vous Retournez Pas, traumatisants, mettent sans cesse en avant des détails précis sur les relations familiales honnêtes. Dans
The Children, j’ai voulu créer l’atmosphère chaleureuse et rassurante d’une fête de Noël en famille. Certes, cette atmosphère familière tourne mal mais les enfants continuent de ressembler à ces petites choses innocentes que les parents aiment tant. Ils ne possèdent aucun pouvoir particulier, aucune force surhumaine. Il est fascinant de penser qu’un être si fragile physiquement puisse totalement en dominer un autre, a priori plus fort et plus intelligent.