Tom Shankland :
Quand, dans votre film, la menace vient d’un enfant de 6 ans, l’approche visuelle doit être très différente que pour un film dont la menace est incarnée par un type de deux mètres avec un masque en cuir sur le visage et une tronçonneuse rugissante dans les mains. Une agression physique de la part d’un enfant ne fera jamais vraiment peur - le public imagine forcément qu’une pure confrontation physique verra l’adulte prendre immanquablement le dessus. C’est avec ces restrictions en tête que Shankland se réfère une fois de plus à l’une de ses principales références cinématographiques:
La Malédiction.
Tom Shankland :
Un grand nombre de règles ont été suivies pour filmer les enfants - des angles bas, de derrière, des flash. Tous ces stratagèmes ont aidé à rendre les enfants plus insaisissables et effrayants. Shankland venait de terminer
Waz, un thriller noir et cru. Il voulait pour
The Children un style bien différent.
Tom Shankland :
Chaque histoire impose son propre langage visuel pour exprimer les thèmes et les émotions qui s’y développent. Pour moi, tout, dans le film, devait être beau et rassurant. Des comédiens agréables à regarder, de magnifiques décors, une très jolie photographie, de belles compositions, de la neige, des lumières scintillantes.
The Children devait ressembler à l’idée qu’un enfant se fait des fêtes de Noël. Au moment où tout devient si sombre, je ne voulais pas de personnages ou de détails que vous n’aimez vraiment pas. Les scènes les plus violentes se passent d’ailleurs en plein jour. L’effet de peur et d’angoisse n’en est, je crois, que plus efficace !