The Cove - Le Grand Bleu : 20 ans séparent ces deux films. Il y a 20 ans, le public découvrait la beauté de la mer ; 20 ans plus tard il en perçoit l’horreur....
Ces deux prises de paroles reflètent l’évolution de notre société. Moins de naïveté, moins de rêveries, les hommes vivent dans le réel. Pour toucher il faut choquer, révéler, captiver.
Avec
The Cove, on passe la barrière de l’inaccessible, si le Grand Bleu était une fable,
The Cove est un cauchemar...
Les Japonais seront toujours mes amis mais les assassins toujours mes ennemis.
La mer est meurtrie sur toute la surface du globe, le vivant souffre. Des espèces s’éteignent dans l’indifférence la plus totale.
Un cinéaste seul n’a pas d’influence mais les images éveillent les consciences et j’ai la conviction que le savoir entraîne le pouvoir, que l’information entraîne l’action.
20 ans les séparent, mais tout les rassemble : l’amour de la mer, l’envie de préserver la terre et surtout le besoin de laisser un monde décent à nos enfants.
On ne peut plus fermer les yeux. Quelques ignobles font couler le sang des dauphins et c’est la nation nippone toute entière qui est salie.
Plus que politique,
The Cove est un film nécessaire, dans le sens où le monde doit savoir.
Luc Besson