Notes de Prod. : The Dark Knight, le chevalier noir

    en DVD le 13 Février 2009

Le Tournage

LES PRISES DE VUES

Six séquences de “The Dark Knight” ont été filmées en IMAX ®, dont la séquence d’ouverture qui dure 6 minutes.
Durant le pré-tournage, l’équipe se rendit à Chicago pour filmer le braquage sur lequel s’ouvre le film. Ces scènes seraient les premières à être tournées directement en IMAX pour les besoins d’un long-métrage de fiction, marquant ainsi une intégration révolutionnaire de deux formats d’image dans un même film.

Christopher Nolan : «J’ai toujours eu envie d’essayer ce format. J’avais assisté à diverses présentations, et trouvé le résultat fascinant. L’image est d’une clarté et d’une netteté incomparables. Je me suis dit que tourner certaines scènes de The Dark Knight, Le Chevalier Noir en IMAX m’aiderait à projeter le spectateur au cœur de l’action.»

Le directeur photo, Wally Pfister, était conscient du challenge : «Ces caméras sont énormes et bien plus lourdes que les caméras 35 mm. Elles nécessitent une approche radicalement nouvelle, qu’il a fallu maîtriser progressivement. Cette séquence de braquage a été la meilleure des introductions. Le résultat a largement dépassé nos espérances, nous décidant à tourner plusieurs autres épisodes en IMAX, dont la majorité des grandes scènes d’action.»

Pour suivre à la grue des personnages ou véhicules en mouvement, Pfister fit appel à la firme Ultimate Arm, inventeur d’une grue télécommandée à mouvement gyroscopique.
«Ses techniciens ont renforcé le bras pour lui permettre de supporter le poids de la caméra IMAX, ce qui nous a permis de filmer les évolutions de la Bat-Pod en toute liberté et d’exécuter autour d’elle des mouvements de caméra aussi acrobatiques que spectaculaires».
Le chef machiniste Mike Lewis conçut en outre des armatures renforcées permettant de fixer les pesantes caméras IMAX au flanc de véhicules en mouvement.

Autre première, aux allures d’exploit : l’excellent opérateur Steadicam Bob Gorelick put réaliser avec l’IMAX un plan à la main, sur la demande pressante de Nolan.
Wally Pfister : «La taille et le poids de la caméra IMAX n’étaient pas les seuls paramètres à prendre en considération. La composition des plans change du tout au tout en raison de l’ampleur accrue du champ. Il faut donc centrer davantage l’action pour capter le regard du spectateur. Le point est plus délicat à tenir, du fait de la réduction de la profondeur de champ. Il faut aussi trouver des astuces pour cacher les projecteurs, tant sur les côtés qu’en haut et en bas du cadre.»

L’ampleur et la précision de l’image IMAX furent appréciées de tous : «Tourner en IMAX est un énorme bonus», note ainsi le chef décorateur Nathan Crowley.

«On découvre des détails auxquels on ne fait pas attention d’ordinaire car ils sont le plus souvent bord-cadre. C’est ce qui nous a incités à multiplier les plafonds et les planchers rutilants, sachant qu’ils seraient dans le champ. Mais il a fallu aussi veiller à une finition irréprochable, car chaque défaut, chaque petit grain de poussière devenait visible !»
«La différence saute littéralement aux yeux», conclut Pfister. «L’image est plus nette, plus piquée, plus contrastée, plus riche en couleurs. C’est une image globalement améliorée, que vous voyiez le film sur un écran traditionnel ou un écran IMAX.»

EXTÉRIEURS

Christopher Nolan : «Je souhaitais travailler à une plus grande échelle sur ce film et ouvrir davantage l’univers de Batman en direction du monde extérieur. Nul ne peut vraiment reproduire en studio le monde réel.»
«Chicago a été, une fois de plus, notre Gotham. C’est la ville où j’ai grandi. Je la connais, et je l’aime. Célèbre pour son architecture, elle accueille volontiers les tournages. Nous y avions travaillé quelques semaines à l’époque de Batman Begins, mais nous y resterions cette fois plusieurs mois, avec le soutien et les encouragements de la municipalité.»
Charles Roven : «Je ne dirai jamais assez de bien du Maire Daley, du Chicago Film Office et, plus encore des habitants de Chicago, qui n’auraient pu être mieux disposés à notre égard.»

La ville autorisa même une cascade inédite en plein quartier des banques : le «tonneau» à la verticale d’un semi-remorque de plus de 10 mètres de long. Après six semaines de calculs, Corbould procéda à un essai concluant sur un terrain vague. Des ingénieurs du génie civil vérifièrent alors la faisabilité de la cascade dans LaSalle Street, s’assurant qu’elle n’endommagerait pas les infrastructures et conduits souterrains.
La cascade se déroula à la perfection, sous les applaudissements de l’équipe. «C’était impressionnant de voir ce camion prendre son envol, se dresser à la verticale et retomber exactement là où Chris l’avait prévu. Je n’avais jamais assisté à rien de tel», dit Nolan.

La séquence la plus «explosive» du film : l’implosion d’un immeuble entier, fut réalisée sur le site d’une ancienne usine Brach Candy, avec le concours de la société Controlled Demolition, Inc., dirigée par Doug Loizeaux.
Chris Corbould : «Chris Nolan ne voulait pas que le bâtiment s’effondre comme un banal château de cartes. J’ai donc étudié le problème avec Doug, et celui-ci a mis au point un effondrement graduel, évoquant le déferlement d’une vague géante. Effet que nous avons peaufiné avec nos propres moyens pour le rendre encore plus spectaculaire.»

L’équipe tira pleinement profit des nombreuses ressources architecturales de la Cité des Vents, de ses sites et rues les plus typiques.
«L’architecture de cette ville est fantastique», souligne Crowley, dont c’est le quatrième tournage sur place.
«Tous les grands architectes du siècle dernier y ont travaillé. C’est un merveilleux plateau de cinéma.»

Crowley sélectionna deux bâtiments dessinés par Mies van der Rohe : le Building IBM (où il installa le Conseil d’administration des Wayne Enterprises, les bureaux de Harvey, du Maire et du Préfet de Police) et le One Illinois Plaza (pour la «penthouse» de Bruce).

Cet appartement de grand standing avec terrasse et vue panoramique sur la ville est infiniment plus moderne que l’antique Manoir Wayne, mais sa froide ambiance et ses vastes espaces vides soulignent l’extrême solitude de Bruce. L’équipe utilisa, entre autres extérieurs, le Salon des Congrès de McCormick Place West, le Navy Pier, l’ancienne Poste, la Trump Tower et la Sears Tower.

Pour la première fois de son histoire, Batman quitte sa ville et se rend en Extrême-Orient dans l’espoir d’abattre le magnat financier qui se cache derrière le cartel du crime de Gotham. Cet épisode fut tourné dans Hongkong, dans le magnifique IFC2 Building, l’immeuble le plus haut de la ville.
Christopher Nolan : «Cela me plaisait d’envoyer Batman dans un lieu plus exotique, de le faire évoluer hors de sa ville. Hongkong offre au regard un spectacle extraordinaire et idéalement adapté au cinéma.»

L’équipe tourna ensuite plusieurs intérieurs à Cardington, dont la Bat-Bunker, qui remplace temporairement la Batcave.
Nathan Crowley : «Nous avons eu l’idée d’installer le QG de Batman dans ce bunker aussi vase et dépouillé que sa penthouse, avec ses parois de béton nu qui ne s’ouvrent que le temps de faire émerger les ustensiles nécessaires à Batman.»
Christopher Nolan : «Chaque étape d’un film aussi colossal est un défi et un bonheur. C’est palpitant de sillonner le monde, de voler en hélico à la poursuite de la Batmobile, etc. Parfois j’avais besoin de prendre un peu de recul pour mesurer l’immense privilège qui m’était accordé.»

La dernière grande étape fut l’élaboration de la bande son.
«Elle a été d’une grande complexité», témoigne Nolan. «Nous devions mixer une énorme masse d’informations sonores et marier intimement musique et bruitages. De longs passages du film sont sans musique, ou presque. Notre sound designer, Richard King, a donc dû créer tout une gamme de sons pour provoquer chez le spectateur les réactions émotionnelles qui naissent habituellement de la musique.»

Hans Zimmer et James Newton Howard, qui avaient déjà fait équipe sur Batman Begins, unirent à nouveau leurs considérables talents sur The Dark Knight.
Christopher Nolan : «J’aime que la partition s’élabore parallèlement au montage. Hans et James n’ont pas attendu de voir le film fini. Ils ont très obligeamment accepté de me donner des fragments musicaux sur lesquels mon chef monteur, Lee Smith, et moi-même avons travaillé en salle de montage. C’est un processus très organique, qui demande un effort supplémentaire aux compositeurs, et ils ont réussi là encore quelque chose de fantastique.»
Zimmer et Howard se partagèrent une fois de plus le travail, le premier composant le thème du Joker, et le second celui de Harvey Dent/Double-Face. L’un et l’autre exclurent les grandioses fanfares habituelles aux films d’heroic fantasy.
«Je ne vois pas en Batman un superhéros», déclare Zimmer, «et j’ai donc éliminé de ma musique tout ce qui pouvait faire «super». J’ai constamment pensé au fameux symbole de la chauve-souris, à sa simplicité graphique et à sa dimension nocturne et ténébreuse.»
«Batman est un personnage très complexe, qui ne cesse d’évoluer», ajoute Howard. «Il serait erroné de lui attribuer un thème musical qui le définirait une fois pour toutes.»

Et Christopher Nolan de conclure : «Batman exerce sur moi un attrait durable et une fascination sans fin parce que c’est un personnage dans lequel on peut se retrouver. On l’a qualifié de superhéros, mais c’est surtout un homme qui s’est inventé lui-même et qui a su se transcender. Le mythe d’un être qui se surpasse à force de volonté et de discipline me captive...»

Entrez dans Gotham City !

Christopher Nolan et son équipe n’ont rien laissé au hasard : Ainsi, ils ont eu l’audace de recréer tout un univers interactif disponible sur Internet.

La presse :

=> Lisez le Gotham Times, journal officiel de la ville…
… Ou le HaHa Times, le brûlot du Joker

Notes de Production

Avec Batman Begins, le scénariste/réalisateur Christopher Nolan ouvrait un nouveau chapitre de la franchise Batman. Remontant aux origines de la légende Batman, il réinventait à sa façon le comment et le pourquoi de l’étonnante métamorphose du milliardaire Bruce Wayne en justicier masqué.

Le Casting

The Dark Knight, Le Chevalier Noir réunit plusieurs interprètes de Batman Begins, à commencer par le tenant du rôle-titre.

Christian Bale retrouva avec plaisir ce personnage solitaire, obligé de renoncer à une bonne part de son identité personnelle pour mener un juste combat.

Décors, Véhicules, Costumes

Pour donner à Batman un accoutrement et des véhicules rénovés, à la pointe du progrès, Christopher Nolan fit appel aux talents du chef décorateur Nathan Crowley, de la chef costumière Lindy Hemming et du superviseur effets spéciaux Chris Corbould.

Notes de tournage...

Le 11 Mars 2008 - Christopher Nolan doit faire face à la mort d'Heath Ledger

La suite de Batman Begins, The Dark Knight, sortira dans les salles françaises le 13 août prochain. Mais à quel prix pour son réalisateur Christopher Nolan ?

Pour lui, la question est de savoir s’il pourra conserver les fans de Batman et de comics, et attirer une audience plus large de « cinéphiles d’été », même après la mort de Heath Ledger le 22 janvier dernier, qui jouait le rôle du Joker dans le film.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 4 877 entrées
  • 1er jour IDF : 60 860 entrées
  • 1ère semaine IDF : 336 094 entrées
  • Cumul IDF : 796 951 entrées

  • 1ère semaine France : 1 271 688 entrées
  • Cumul France : 3 039 032 entrées