Notes de Prod. : The Darkest Hour

    en DVD le 14 Mai 2012

Des Aliens à Moscou

Le producteur raconte : « Il y a à peu près cinq ans, , la productrice exécutive, et moi-même discutions de ce qui pourrait se passer si une attaque d’aliens avait lieu. J’aime les histoires de science-fiction mêlant des thèmes classiques, qui suivent le destin de personnes ordinaires plongées dans des circonstances extraordinaires. Qu’arriverait-il si l’humanité était attaquée, vaincue et occupée ? C’est de là que tout est parti.
« J’aimais aussi l’idée de gens en territoire occupé qui refusent de capituler, comme dans les films sur la Résistance française. Notre film s’inspire un peu de ces grands films de guerre de la Seconde Guerre mondiale, sauf que les ennemis sont très différents. Ce genre permet d’explorer la dimension héroïque des hommes et le comportement humain face à de terribles épreuves. »
s’est tourné vers son vieil ami et sa partenaire en écriture, M.T. Ahern, pour écrire l’histoire. Il raconte : « Les et Megan ont écrit une formidable histoire de survie, à laquelle nous avons par la suite ajouté un élément de surprise et d’originalité en prenant la décision de tourner à Moscou. Cela a tout changé : le profil des personnages, leur identité et la raison de leur présence en un lieu qui leur est étranger. Moscou a la réputation d’une ville vivante, vibrante, excitante, mais finalement peu de gens y sont allés – la plupart des Américains n’y ont jamais mis les pieds. C’est le genre d’endroit idéal pour des jeunes en quête d’aventure et de découverte. Cette idée de placer des étrangers dans une terre qui leur est étrangère, et de les confronter à une attaque encore plus étrangère, était vraiment très excitante. »
Cette décision prise, le scénariste Jon Spaihts a commencé à travailler sur un nouveau scénario situé à Moscou, et le cinéaste , à qui l’on doit WANTED : CHOISIS TON DESTIN et NIGHT WATCH, lui-même basé à Moscou, a rejoint le projet comme producteur.
commente : « Timur adore la science-fiction et était attiré par la dimension visuelle du projet, et il a une connaissance parfaite des modalités pratiques de la création d’un film à Moscou. »
explique : « Moscou est un environnement unique, très intéressant visuellement parce qu’aucune ville ne lui ressemble. Elle n’est pas aussi élégante que Paris, pas aussi immense que Manhattan ; mais elle a son propre style, son ambiance, sa lumière. Et puis la culture russe est différente, nous avons aussi une histoire du cinéma qui nous est particulière, et qui a d’une certaine manière influencé les films faits en Russie. Le public va ressentir cela, cette nouveauté. La formule d’un film réussi, c’est une histoire qui implique les spectateurs et se déroule dans un univers unique. »
reprend : « Ici, nous avions une histoire excellente avec des personnages intéressants, et nous l’avons tournée dans un lieu particulier qui devient lui-même un élément dramatique. Moscou a une force visuelle, une puissance architecturale que nous voulions montrer au public. C’est une ville qui a la réputation d’un endroit haut en couleur, avec une vie nocturne très dynamique et beaucoup d’argent. Nous voulions saisir cette atmosphère de nouvel Ouest sauvage… L’énergie, le clinquant, le glamour, le bruit, la musique, toute cette vie qui pulse… puis le silence après la chute. »
Il poursuit : « Timur a une imagination débordante et une vraie vision artistique. Avec son studio d’effets visuels moscovite, Bazelev, ils ont commencé à travailler sur le développement visuel deux ans et demi avant de tourner, et ils ont créé des concepts, des animatiques qui ont donné une vraie direction au film. Ils ont dessiné les premiers concepts des aliens et les images de Moscou vidée de sa population – ce n’est pas rien de vider une ville de 14 millions d’âmes. Ils ont aussi conçu visuellement les tours que construisent les extraterrestres. »

Un an avant le tournage, le réalisateur a été choisi pour diriger le film. raconte : « J’avais adoré son film LOS ANGELES : ALERTE MAXIMUM. Je l’avais trouvé authentique, sincère, effrayant, crédible, avec une très bonne direction d’acteurs et une histoire racontée avec conviction – tout ce dont nous avions besoin.
« Chris a tout de suite senti l’importance de l’évolution des personnages, de leur prise de conscience, de leur apprentissage d’eux-mêmes et de leur ennemi. La force émotionnelle de l’histoire repose entièrement sur eux, ils sont notre fenêtre sur les événements. Chris a été décorateur et directeur artistique, il maîtrise donc parfaitement l’aspect visuel et a non seulement filmé Moscou de manière très belle et efficace, mais il en a aussi fait une ville post-apocalyptique parfaitement crédible. »
Le réalisateur note : « Historiquement parlant, Moscou possède une culture qui ne ressemble à aucune autre. C’est vraiment l’ultime frontière, mais une frontière dense et riche. Les personnages se retrouvent dans un environnement qui leur est inconnu, à commencer par la langue, qu’ils ne parlent ni ne lisent – les panneaux indicateurs ne leur sont d’aucune utilité pour s’orienter puisqu’ils sont écrits en cyrillique. Leur histoire devient vraiment celle d’individus en terre étrangère, hostile, qui doivent trouver le moyen de survivre.
« Je voulais montrer Moscou comme on ne l’a jamais vue dans un film américain, choisir des lieux chargés de puissance et capables d’impacter les personnages – on les voit tout petits devant des bâtiments immenses, imposants. Je voulais filmer les lieux clés, la Place Rouge, le pont du Patriarcat, la cathédrale du Christ-Sauveur, pour obtenir une carte postale d’une grande richesse qui nourrit l’histoire. »
ajoute : « J’ai été séduit par le côté science-fiction apocalyptique, mais surtout par le fait que les aliens sont invisibles et l’idée qu’ils affectent l’électricité. J’y ai vu un vrai défi en tant que cinéaste. »
reprend : « Même si c’est un film de science-fiction, nous voulions rester crédibles. Nous avons donc soigné l’aspect scientifique. Ces êtres sont à la fois mécaniques, électromagnétiques, et leur « sang » est de l’électricité. Ils génèrent un bouclier qui les rend invisibles, un élément qui est à la fois une arme et un moyen de défense. »
Le réalisateur observe : « Leur attaque a renvoyé la Terre à l’âge de pierre. Pas d’électricité, pas de téléphone. Les personnages vont devoir apprendre à survivre dans ce nouveau monde et à découvrir la nature de leurs ennemis pour pouvoir leur échapper. Les aliens émettent une onde énergétique qui pénètre tout ce qui les entoure et détruit ce qui est conducteur d’électricité. C’est leur façon de chercher et de voir. Ce ne sont ni des rayons X, ni des infrarouges, mais quelque chose de radicalement nouveau. Nous avons complètement renversé les conventions du genre horrifique : ce n’est plus l’obscurité qui est dangereuse, mais la lumière du jour, car les aliens sont invisibles mais leur présence illumine les lampes électriques. Une ampoule devient donc un moyen de les repérer. »
précise : « Une des caractéristiques qui les rend redoutables, c’est la violence de leur attaque. Ils « atomisent » les humains, les pulvérisent – c’est très violent, organique et assez chaotique. Ce n’est jamais parfait : chaque humain qui se volatilise le fait différemment. Cette « démolécularisation instantanée des particules » s’appuie sur des lois physiques, et le public va vraiment sentir le danger, même si nous avons pris soin d’éviter le gore. 
« Avoir affaire à des personnages invisibles n’est pas une mince affaire pour les montrer à l’image ! Nous avons donc choisi de leur donner un point de vue quand ils attaquent les humains. On peut ainsi indiquer leur position, et faire passer l’idée que ce sont des êtres intelligents, doués de réflexion. Ils voient les pulsions électriques qui naissent dans notre cerveau et parcourent notre colonne vertébrale pour se répandre dans notre corps. »
Le réalisateur raconte : « Timur est incroyablement créatif et il a apporté sa patte personnelle à la création de nos aliens, de leurs mouvements et de leurs activités. Il apporte toujours cette petite touche qui rend les choses spéciales. Il veille à respecter une certaine philosophie de la science-fiction. Que sont ces êtres, de quoi sont-ils faits, que veulent-ils ? Nous avons beaucoup discuté de tout cela, ce qui a donné naissance à des moments comme les ampoules qui clignotent à l’approche des extraterrestres. »
commente : « C’était une très bonne combinaison : Chris a apporté son sens du réalisme, en ancrant l’histoire et les personnages dans le concret, et Timur a apporté une certaine théâtralité, une énergie. Ils se complétaient parfaitement. »

Sur le tournage de The Darkest Hour

13 avril 2010 - Emile Hirsch va fighter de l'Alien en Russie

C'est clair, le protégé de Sean Penn a bien l'intention d'alterner films à gros budget et petits films indépendants. Du coup, si l'on a pu apprécier Emile Hirsch dans Harvey Milk ou Into the wild, il ne faut pas oublier qu'il fut également le héros de Speed Racer (hum..) ! Aujourd'hui, alors qu'on l'attend en Hamlet sous la direction de Catherine Hardwicke, le jeune comédien continue sur sa lancée, et enchaîne avec The Darkest Hour, un bon gros film de science-fiction avec plein d'aliens dedans.

Du jamais vu... en 3D

explique : « Nous avons choisi de tourner en 3D pour capter l’environnement et cette ville incroyable d’une part, et de l’autre, pour rendre encore plus vivants nos aliens et la terrifiante façon dont ils volatilisent les êtres vivants. Nous nous sommes dit que la nature électrique des aliens rendrait fantastiquement bien en 3D. Tourner le premier film en 3D à Moscou était aussi une chance à ne pas rater. »

En Terre Inconnue

confie : «  m’avait époustouflé dans INTO THE WILD et était pour moi idéale pour le premier rôle féminin. et sont eux aussi des acteurs fantastiques, tout comme . Ils ont formé un vrai groupe. »

Moscou au cinéma

Le tournage de THE DARKEST HOUR a commencé le 18 juillet 2010 dans un gratte-ciel moderne de Moscou surplombant la rivière Moskova qui illustre bien le nouvel esprit capitaliste latent dans la capitale russe.
Ce thriller est le premier film hollywoodien à avoir été entièrement tourné à Moscou selon les toutes dernières technologies 3D. L’équipe internationale composée d’acteurs et de techniciens américains, russes, anglais, australiens, suédois, tchèques et allemands a rencontré de multiples difficultés : technologie capricieuse, tournage dans des zones urbaines très peuplées qui devaient avoir l’air vidées de toute population, barrière de la langue, complications de transport (les costumes des principaux personnages sont restés bloqués en douane plus de trois semaines et ont manqué le premier jour de tournage), sans compter la plus forte vague de chaleur depuis plusieurs centaines d’années, qui a entraîné des incendies dont la fumée a obligé l’équipe à interrompre le tournage pendant trois semaines.