Notes de Prod. : The Descendants

    en salle le 25 Janvier 2012

Notes sur le tournage

3 novembre 2009 - Le ‘retour’ de George Clooney

Mesdames, vous qui, pendant son absence, avez bu des litres de ce café si connu dans l’espoir de voir George Clooney apparaître derrière vous, déposez vos tasses ! Notre George revient sur le devant de la scène avec plein de projets, dont le dernier en date est un film d’Alexander Payne.

Dans The Descendants, comédie dramatique tirée de l’ouvrage éponyme de Kaui Hart Hemmings, un propriétaire terrien part avec ses deux filles à la recherche de l’amant de sa femme, dans le coma depuis des années. La présence de George Clooney au casting, probablement dans le rôle principal, sera confirmée dès la fin des négociations. The Descendants marque également le retour d’Alexander Payne derrière la Caméra. Son dernier film, Sideways remonte à 2005, et lui avait valu une nomination aux Oscars.

D’accord, « retour » est un grand mot, puisque le dernier film de George Clooney, Burn After Reading ne remonte qu’à l’an dernier. Mais, dans l’espace-temps d’une fan de George Clooney (devenue entre-temps accro à la caféine…), un an c’est beaucoup ! Mais que l’on se rassure : en décembre, il sera à l’affiche de Fantastic Mr Fox, In The Air, et The Men Who Stare At Goats, et est actuellement sur le tournage de The American, d’Anton Corbijn. Nul doute, cette fin d’année sera celle de George Clooney ou ne sera pas !

12 août 2009 - Le réalisateur de Sideways prépare Descendants
Après avoir connu un succès international avec Sideways, Alexander Payne n’avait toujours pas repris le chemin des tournages... Bonne nouvelle : enfin une réalisation prochaine avec Descendants !

Le réalisateur a annoncé son retour avec l’adaptation de la nouvelle homonyme de Kaui Hart Hemming, à partir d’un scénario signé Nat Faxon et Jim Rash... L’histoire suivra le parcours d’un riche propriétaire terrien, parti à la recherche de l’amant de sa femme avec ses deux enfants. Le magazine Variety précise qu’il s’agira d’une comédie dramatique familiale, genre que le réalisateur de Monsieur Schmidt maîtrise avec talent.

Le casting a déjà commencé et le tournage pourrait démarrer d’ici la fin de l’année, ou début 2010 dans le pire des cas. En effet, Alexander Payne veut terminer ce film avant de commencer son autre projet : Downsizing... Lequel nécessite une pré-production plus longue, et regroupera devant sa caméra Sacha Baron Cohen, Reese Witherspoon mais aussi son acteur fétiche Paul Giamatti. A noter que ce dernier a récemment rejoint le casting du prochain film des frères Farrelly The Three Stooges. Ce qui implique un ajustement des calendriers pour ce film. D’autant que Sacha Baron Cohen fait courir la rumeur qu’il concourra à l’Eurovision dans sa prochaine élucubration, prévue pour 2011 en salles.

D’ici là, le réalisateur Alexander Payne pourrait avoir terminé Descendants et Downsizing, et c’est tout le mal qu’on lui souhaite…

Notes d'intention

Un père de famille dépassé par les événements part avec ses deux filles à la recherche de l’amant de sa femme, ayant à l’esprit de garder sa famille unie. Matt King, interprété par George Clooney, rejoint la galerie des personnages créés par Alexander Payne dans ses précédents films : c’est un individu complexe, imparfait, qui cherche son chemin dans un univers de folie, d’émotions douces- amères et de surprises. Matt n’est ni un héros ni un anti-héros. Comme l’enseignant envieux joué par Matthew Broderick dans L’arriviste, le retraité pessimiste incarné par Jack Nicholson dans Monsieur Schmidt et l’amateur de vin quadragénaire en perte de repères campé par Paul Giamatti dans Sideways, Matt King n’est pas l’homme qu’il aurait voulu être. Ses deux filles ne lui font pas confiance, sa femme – désormais entre la vie et la mort – l’a trompé, et ses cousins fauchés le voient, lui et les terres qu’il gère, comme une vache à lait. En plus, Matt est entouré par une terre luxuriante et fertile, des lieux magnifiques qui contrastent fortement avec son désarroi intérieur. Tout cela va amener Matt à une prise de conscience douloureuse mais salutaire : même s’il doit pour cela se montrer maladroit, ridicule, voire même absurde, il va revoir sa conception de l’amour, de la paternité et sa façon d’agir en homme digne.

A la rencontre d’un homme et d’un monde

Alexander Payne s’est toujours intéressé à ces situations étranges de la vie quotidienne qui peuvent s’avérer à la fois drôles, dévastatrices et révélatrices, ce qui explique qu’il ait été séduit par le premier roman de Kaui Hart Hemmings, « The Descendants », un livre salué par la critique : c’est une histoire pleine de contrastes dans laquelle un homme tente de faire face aux pires nouvelles, aux gens les plus pénibles et aux décisions les plus difficiles de sa vie. Le cinéaste confie : « Le roman m’a d’abord plu parce que c’est une histoire profondément émouvante qui se déroule dans des lieux exotiques. Elle pourrait sans doute se passer n’importe où, mais ce qui la rend vraiment spéciale, c’est ce décor unique et ce milieu : les classes aisées et les propriétaires terriens d’Hawaii. C’est à la fois très spécifique et complètement universel. »

La Famille King

En créant le personnage de Matt comme un mari en état de choc, un père inexpérimenté et un propriétaire terrien de Hawaii mal à l’aise vis-à-vis de sa condition sociale, Kaui Hart Hemmings s’est amusée à imaginer qui pourrait incarner cet homme à l’écran. Déjà, c’est le nom de George Clooney qui lui est venu à l’esprit, un comédien connu pour ses interprétations marquées par un humour sombre et une humanité toujours merveilleusement touchante. George Clooney est l’un des plus célèbres acteurs d’aujourd’hui, mais le mari et père décrit dans The Descendants s’écartait sérieusement de ses rôles habituels. Clooney a été le détenu beau parleur de la comédie musicale des frères Coen O' Brother, l’expert cambrioleur de la série des Ocean'S Eleven, l’agent de la CIA du film de Stephen Gaghan Syriana – rôle qui lui a valu un Oscar. Il a été nommé aux Oscars pour son interprétation de l’avocat du thriller de Tony Gilroy Michael Clayton et pour celle du grand voyageur du film de Jason Reitman In The Air. Il s’est aussi illustré comme scénariste et réalisateur, obtenant des citations à l’Oscar du meilleur réalisateur et du meilleur scénariste pour Good Night And Good Luck. Il a également réalisé et coécrit très récemment Les Marches Du Pouvoir. George Parra, le coproducteur de The Descendants, note : « Réunir Alexander Payne et George Clooney pour la première fois sur un film était une idée intéressante autant qu’intrigante. Ils débordent de talent tous les deux et je crois qu’après ce film, ils resteront très amis. Ils se sont parfaitement entendus dès le premier jour.

Autour des King

Tandis que Matt King s’efforce de retrouver les bases du comportement paternel auprès d’Alexandra et Scottie, des personnages évoluent autour de lui – amis, ennemis, relations – qui ne cessent de le faire dévier de son cap. Alexander Payne explique : « Le casting de ce film représentait pour John Jackson et moi un défi nouveau et intéressant. Il fallait que l’on mette en place non seulement une famille nucléaire crédible, mais aussi des parents plus éloignés et une communauté d’amis qui tous, appartiennent à une enclave plutôt étroite en termes de classe sociale et de race. »

La Réalité au Paradis : Le style visuel

Les lieux où se déroulent les histoires d’Alexander Payne ont toujours joué un rôle fondamental dans ses films, mais avec The Descendants, cette caractéristique est encore plus flagrante. Dès le début du projet, le réalisateur et son équipe, constituée de collaborateurs réguliers, étaient conscients qu’ils allaient aller là où peu de cinéastes s’étaient aventurés pour raconter un drame familial intimiste au cœur de la luxuriance de Hawaii. Le style visuel du film, à travers la photographie et les décors, reflète toutes les contradictions et les juxtapositions étonnantes de la culture hawaiienne d’aujourd’hui. Le moderne côtoie l’ancien, l’urbain frôle la nature, la croissance et l’ouverture vers l’avenir voisinent avec le désir de préserver le passé.