Horriblement différent
Dans
La Maison Des 1000 Morts,
Rob Zombie nous faisait découvrir une étrange famille, les Firefly, des psychopathes vicieux et brutaux qui s’adonnaient au meurtre avec enthousiasme.
The Devil’s Rejects marque le retour à l’écran de ces anti-héros, Captain Spaulding, Otis, Baby, Maman Firefly et Tiny.
Rob Zombie précise :
« The Devil’s rejects n’est pas une suite. Je déteste les duites ! (…). The Devil’s rejects est un film à part entière. Il se trouve simplement qu’il met en scène des personnages qui ont déjà connu une première aventure dans un film précédent. (…) Mon premier film était assez kitsch et surréaliste, avec des personnages qui n’hésitaient pas à en faire beaucoup. Ici, je voulais au contraire un réalisme absolu à chaque minute, des décors aux costumes, sans oublier évidemment l’interprétation des acteurs. »
Pour l’amour d’un certain esprit…
La passion que voue
Rob Zombie aux films d’horreur l’a pris très jeune. Enfant, il aimait les films « à créatures » ; adolescent, il s’est délecté de
Massacre à La Tronçonneuse,
Zombie,
Taxi Driver et
Orange Mécanique.
« Tous ces films ont forgé ma sensibilité de cinéaste , confie Zombie.
Ce sont les films punk-rock du cinéma. (…) Ils étaient purs. Ils n’avaient pas été faits pour séduire qui que ce soit. » .
Pour
Devil’s rejects,
Rob Zombie s’est également inspiré des films policiers des années 70, comme
L’épreuve De Force,
Bonnie And Clyde, et de westerns comme
La Horde Sauvage.
« Par bien des aspects, The Devil’s rejects est un western super violent. J’ai beaucoup utilisé de plans à la Sergio Leone, des très gros plans sur les visages. Je voulais des images brutes, voir des saletés sur les dents, la sueur sur la peau brûlée par le soleil… »
Un pour tous, tous pourris
Au contraire de la plupart des films d’horreur contemporains, la limite entre le bien et le mal n’est pas claire. Le film exalte des protagonistes qui sont des anti-héros, et même le seul personnage censé se trouver du côté du bien, le shérif Wydell, finit par succomber à ses tendances criminelles.
« (…) Dans ce film, vous vous retrouverez à éprouver de la sympathie pour des personnages qui sont du mauvais côté de la barrière. » explique Zombie.
Abominablement drôle
Comme avec
La Maison Des 1000 Morts,
The Devil’s rejects est ponctué d’humour macabre.
« Les personnages sont drôles, ils ont de la personnalité, observe
Rob Zombie.
Le film a besoin d’humour, autrement il aurait été sinistre qu’il en aurait été inregardable ! »
Atrocement vrai
Malgré un budget plus élevé et davantage de ressources techniques, Zombie a veillé à éviter le style visuel net et raffiné de la plupart des films d’horreur modernes.
Rob Zombie a donc tourné en Super 16, une pellicule avec un grain plus marqué sui s’utilise avec des caméras plus petites et plus légères que le 35 mm. Cela lui a permis de tourner presque entièrement avec une caméra au poing ou à l’épaule.
Un tournage d’enfer
The devil’s rejects a été entièrement tourné en extérieur dans les villes de Lancaster et Palmdale, situées dans le désert californien, durant les mois les plus chauds de l’été. Si les lieux de tournage n’étaient pas toujours adaptés aux besoins de l’équipe, ils ont contribué à l’authenticité du cadre rural et désolé du film.
Rob Zombie se souvient :
« Le décor du motel était confiné, exigu, et il faisait atrocement chaud… Au bout d’un moment, les acteurs avaient vraimeent l’air à bout. C’était très inconfortable. Pareil avec le désert. Mais cela a apporté une dimension de réalisme (…). Ça a aidé les acteurs à entrer dans la peau de leur personnage. »