Notes de Prod. : The queen

    en DVD le 18 Avril 2007

Chronologie

Dimanche 31 août 1997
Les Britanniques viennent d’apprendre la mort de Diana. Dans l’heure qui suit l’annonce, des gens en larmes commencent à déposer des bouquets de fleurs devant Kensington Palace - où habitait la princesse de Galles - et Buckingham Palace, résidence londonienne de la reine. Mais Buckingham Palace est vide. La famille royale, qui séjourne comme chaque année à pareille époque au château de Balmoral en Ecosse, reste imperturbable face au drame. Dans son monde de traditions régi par le protocole, toute manifestation publique d'émotion est bannie.
La famille se recueillera en privé et les deux jeunes fils de la défunte, William et Harry, resteront à Balmoral, à l'abri de la voracité des médias. La reine estime que ce triste événement relève du domaine privé. En effet, depuis son divorce prononcé un an plus tôt, Diana n'appartient plus à la famille royale, et il ne s'agit donc pas d'une affaire d'Etat. Même la mère, les sœurs et le frère de Diana souhaitent des funérailles privées. Profondément touché par la mort de son ex-épouse, en désaccord avec ses parents, le prince Charles se rend à Paris pour rapatrier la dépouille de la mère de ses fils.
Alors que la reine et les membres de la famille royale restent confinés à Balmoral, la disparition de Diana offre à Tony Blair une occasion d'imposer son style. Il se rend compte que les Windsor sont totalement déphasés, incapables de saisir la mesure des événements. Le jour du drame, les yeux rougis et la voix cassée, il exprime son émotion et rend hommage à la princesse : “Elle était la princesse du peuple et c’est ainsi qu’elle restera à jamais dans nos cœurs et nos mémoires. ”
Ces propos n'émeuvent guère la famille royale. Lorsque le Premier ministre suggère que des funérailles publiques seraient plus appropriées afin que la nation “puisse se recueillir et partager sa douleur”, la reine rappelle sèchement à Tony Blair qu'il s'agit d'obsèques familiales et non d'un spectacle.

Lundi 1er Septembre
Le parvis du palais de Buckingham disparaît sous les fleurs. Alastair Campbell, responsable de la communication de Blair, constate avec un certain plaisir que la cote de popularité du Premier ministre ne cesse d'augmenter. Campbell prédit déjà les titres des journaux des prochains jours : “Les efforts de Blair pour sauver la monarchie !” Mais l'hôte du 10 Downing Street, monarchiste convaincu, refuse de se montrer déloyal envers la reine.
De son côté, le prince Charles soutient Tony Blair et prend ses distances vis-à-vis de la reine et de ses conseillers, conscient que la presse va se retourner contre la famille royale afin de mieux s'exonérer de toute responsabilité dans la mort de Diana. Quand Elizabeth II apprend que des funérailles publiques se préparent, selon le protocole prévu de longue date pour celles de la reine-mère et qu’y seront conviées plusieurs célébrités amies de son ex-belle-fille, la reine estime qu'il s'agit là d'un affront à la tradition monarchique et à son autorité. Ce ne sera pas le seul. Au fil des jours, il lui faut accepter davantage de concessions dictées par le chagrin du peuple qui exprime de plus en plus ouvertement sa colère contre la froideur des membres de la famille royale ; certains allant même jusqu'à appeler Balmoral en tenant des propos injurieux !
Pour la reine, Diana se révèle encore plus assommante morte que vive. Son fils Charles s'est, lui aussi, laissé gagner par la vague d'émotion qui balaie le pays : son manque de sang-froid face à la situation commence d'ailleurs à mettre la patience de la souveraine à rude épreuve. Heureusement, la beauté sauvage de la lande écossaise et la compagnie de ses fidèles corgis lui apportent un peu de réconfort. Voilà au moins un univers familier et confortable qu’elle comprend.

Mardi 2 Septembre
Alors que les préparatifs des obsèques se précisent - "des funérailles uniques pour une personne unique" - et qu'on attend plus de deux millionsde personnes à Londres, un nouvel incident se produit : la presse déclenche une polémique en dénonçant le refus de la famille royale de mettre l'Union Jack en berne au-dessus du palais de Buckingham. Tony Blair propose que l'on hisse le drapeau à mi-mât, bien qu'il s'agisse d'une entorse au protocole.
A Balmoral, la reine et le prince Philip se montrent de plus en plus agacés par les conseils du Premier ministre qu'ils tiennent pour un opportuniste, et par la complicité passive de leur fils aîné.

Mercredi 3 Septembre
La presse se déchaîne contre la famille royale :“Y a-t-il un cœur qui bat chez les Windsor ?”, s'interroge un quotidien populaire.Le climat de tension autour de la famille royale est de plus en plus palpable à tous les niveaux. Tony Blair demande à la reine de rentrer à Londres afin de “prendre part à la peine de son peuple”. Elizabeth II refuse de céder à la pression des médias :elle est convaincue que l'hystérie collective prendra bientôt fin et que la population retrouvera l’attitude digne qui sied davantage à l'esprit britannique. Mais le pays a, semble-t-il, rompu avec ce type d’habitudes.

Jeudi 4 Septembre
Bonne nouvelle, Blair accroît encore sa popularité. Mauvaise nouvelle, la presse tire à boulets rouges sur la reine. Cette fois, c'en est trop pour Blair qui se refuse à envisager de mettre à bas l’institution monarchique. Alors qu'approche le jour des funérailles, le Premier ministre prie la reine d’accepter des initiatives destinées à calmer la presse et l'opinion publique, et à éviter une crise constitutionnelle.

Vendredi 5 Septembre
La reine et le duc d’Edimbourg regagnent Londres. Arrivée devant Buckingham, la voiture royale s’arrête et, à la surprise générale des journalistes et de la foule, Elizabeth II et le prince Philip en sortent et s’approchent de la multitude de bouquets de fleurs entassés devant les grilles du palais. Effaré, le couple royal découvre les photos, lettres et bougies célébrant le souvenir de la disparue. Peu après, à 18 heures, la reine s’adresse à la nation en direct lors d’une retransmission télévisée “comme votre reine et en tant que grand-mère”.

Notes de production

Quand la princesse de Galles meurt dans un accident de voiture à Paris en août 1997, peu de gens devinent les conséquences immédiates de cette tragédie pour le gouvernement britannique et la famille royale. Pourtant, lors de sa séparation avec le prince Charles, Diana avait fait savoir haut et fort qu'elle ne se retirerait pas tranquillement de la vie publique. . . La disparition brutale et prématurée de la femme la plus célèbre et la plus photographiée au monde provoque une violente émotion chez les Britanniques et bouleverse en profondeur leur rapport à la monarchie.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 140 004 entrées
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