Notes de Prod. : Tideland

    en DVD le 04 Janvier 2007
Du livre au film, l’aventure

Tout a commencé lorsque Mitch Cullin, l’auteur du livre Tideland, a envoyé son ouvrage à Terry Gilliam dans l’espoir que celui-ci accepte d’écrire un commentaire pour la jaquette. (…).
Quelque temps plus tard, Terry Gilliam redécouvrait le livre dans une pile de livres non-lus dans son bureau. Dès la première page, il fut séduit par le sujet, qu’il trouvait « à la fois drôle, touchant et troublant ». Il précise : « J’ai aimé les personnages principaux, qui sont probablement incroyables, et les situations qui deviennent de plus en plus bizarres. Et, par-dessus tout, j’ai aimé que ce soit l’univers d’une enfant. » (…).

L’un des commentaires de Gilliam fut « C’est foutrement brillant ! ». Mitch Cullin se souvient : « Je me suis dit que si je voyais, dans une librairie, un livre avec marqué dessus « Foutrement brillant ! – Terry Gilliam », je n’hésiterais pas une seconde et je l’achèterais. Il faut saluer le courage de l’éditeur britannique : c’est exactement la phrase que nous avons utilisée pour la couverture au Royaume-Uni. » (…).
Le scénariste : « Il était tout bonnement impossible d’adapter ce livre sans l’apport de Mitch Cullin, parce que c’est une histoire et un univers qui forment un tout cohérent et vrai. (…) » (…).

Au début de la septième semaine de tournage, Mitch Cullin est venu visiter le plateau de Tideland. Il avait prévu de ne rester qu’un week-end, mais a prolongé son séjour lorsque le réalisateur lui a demandé d’être figurant dans une des scènes. C’était la première fois que l’auteur rencontrait le réalisateur, après de nombreuses conversations au téléphone. (…) Mitch Cullin conclut en souriant : « A présent que le film est achevé, je peux dire à mon tour qu’il est « foutrement brillant » lui aussi ! » (…).

Un monde à sa démesure.

Gilliam désirait travailler avec le producteur Jeremy Thomas depuis longtemps. Celui-ci explique « J’ai lu le livre à la demande de Terry, et j’ai découvert une histoire d’une qualité exceptionnelle qui semblait avoir été écrite exprès pour lui, parce qu’elle était riche de tout ce qui le fascine. Que ce livre puisse devenir un film semblait une évidence. » (…).

Tony Grisoni : « L’un des premiers attraits du livre est qu’il reste remarquablement fidèle à tous ses personnages, aussi originaux soient-ils. C’est un roman en forme de fable, une parabole sombre mais extraordinaire. J’ai tout de suite senti comment je pouvais l’adapter sous forme de scénario. Le plus grand changement que nous avons apporté à l’histoire a été de modifier le point de vue de la narration. Dans le livre, l’histoire est racontée à la première personne, par Jeliza-Rose, mais nous ne voulions pas d’une voix-off qui materne le spectateur pendant tout le film. Décider de se passer de voix-off, c’était permettre au spectateur de s’impliquer encore plus. » (…).

Le choix de Jodelle

Terry Gilliam confie : « Nous étions un peu inquiets quant au choix de la jeune actrice qui jouerait Jeliza-Rose. Le film devait reposer entièrement sur une petite fille de neuf ou dix ans. Elle serait de toutes les scènes. En fait, elle serait le film. »

« Il fallait une petite fille qui ait vraiment une âme, et j’ai cru pendant un certain temps que l’on ne trouverait pas. J’ai même pensé que nous serions obligés de chercher dans les journaux des histoires de familles tuées dans des accidents, et dont seule une petite fille aurait survécu, ou bien d’aller chercher dans les orphelinats au Canada… Tout allait bien, nous avions l’argent, mais le temps filait et nous n’avions toujours pas notre Jeliza-Rose. »

La production décida d’élargir les recherches, et ils reçurent des cassettes, dont une en provenance de Vancouver. Le réalisateur se souvient : « C’était une petite fille, j’ai aimé son style, son énergie. C’était Jodelle Ferland. Nous l’avons fait venir à Toronto, j’ai fait des essais avec elle. Elle était tout simplement fantastique. Je l’ai choisie, et je n’ai réalisé qu’ensuite qu’elle avait déjà tellement tourné. Elle est vraiment incroyable. »

Le tournage

Une fois la préproduction achevée, toute l’équipe s’est installée dans un petit village au bord du lac Katepwa, logeant chez l’habitant et dans plusieurs chalets loués. La ville la plus proche, Indian head, comptait seulement 200 habitants et quelques petits commerces. (…).
Jeremy Thomas se souvient : « Plus le tournage avançait, et plus Jodelle nous impressionnait. Elle comprenait parfaitement des concepts bien au-delà de son âge. J’aimerais bien que tous les acteurs adultes soient aussi concentrés et posés qu’elle. Quand on la voyait jouer sous la direction de Terry, on se rendait compte qu’elle modulait son interprétation comme une actrice professionnelle, et non comme une enfant. Elle a été un cadeau pour tous. »
Les prises de vues principales se sont achevées après 56 jours de tournage. Terry Gilliam confie : « Avec ce film, mon enjeu était de retrouver mon enthousiasme de cinéaste. J’espère que les spectateurs seront surpris, déroutés, séduits et émus.Si nous avons bien travaillé, il y aura des rires, de l’émotion, et peut-être en sortant verront-ils le monde et les autres un peu différemment... »
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 11 449 entrées
  • Cumul IDF : 18 200 entrées

  • 1ère semaine France : 25 272 entrées
  • Cumul France : 49 847 entrées