Tournage sous les TropiquesPour donner au film toute son ampleur, DreamWorks et Red Hour, la société de Stiller et Cornfeld, firent appel à Eric Mcleod, producteur exécutif des deux derniers volets de Pirates Des Caraïbes.
Les postes clés sont tenus par le chef décorateur Jeff Mann ( Transformers), le directeur de la photographie John Toll ( Braveheart, La Ligne Rouge) et la chef costumière Marlene Stewart.
Après avoir brièvement envisagé de tourner les extérieurs en Californie, les producteurs sélectionnèrent l’île de Kauai, qui a déjà servi de décor à de nombreux films, dont Jurassic Park. Avec ses jungles luxuriantes, ses rivières, ses falaises, Kauai fournit tous les sites nécessaires au film et lui assure le look désiré. Au final, Tonnerre Sous Les Tropiques est, en termes de jours de tournage et de moyens humains et techniques, la plus grosse production jamais réalisée sur cette île.
L’attaque finale fut tournée sur le Mont Waialeale, connu pour sa pluviosité record (350 jours/an). «Il a fallu braver la pluie et la boue, mais cela valait vraiment le coup», se souvient Jack Black. «Ce décor a énormément ajouté au film. En arrivant sur place, on comprenait tout de suite l’esprit du projet. On savait qu’on irait au-delà du simple film d’action et au-delà de la simple comédie. Je pense que le spectateur y sera sensible.»
Et Downey de renchérir : «On aurait peut-être pu choisir et aménager un endroit plus commode, mais on n’aurait jamais bénéficié d’un tel degré de réalisme et d’un tel isolement. C’était dur de patauger jusqu’aux genoux dans la boue et de subir ces pluies torrentielles, mais cela n’a entamé à aucun moment notre plaisir et notre enthousiasme.»
Stiller et Theroux engagèrent le célèbre conseiller militaire Dale Dye pour garantir l’authenticité des séquences de guerre. Dye et sa société -Warriors, Inc.- ont contribué à des dizaines de films majeurs, dont Il Faut Sauver Le Soldat Ryan, et Stiller apprécia grandement leur apport au film. Dans la deuxième partie du tournage, deux conseillers de Warriors, Inc., Mark Ebenhoch et Mike Storey, prirent le relais pour les séquences de batailles.
« Ben exigea une scène d’ouverture d’une authenticité irréprochable», explique Ebenhoch. «Nous avons initié les comédiens au maniement des armes et au déploiement tactique pour en faire des soldats crédibles. Jack Black nous stupéfia par son habileté à manier la mitrailleuse M60, aussi lourde que puissante.»
Dye et ses hommes travaillèrent en étroite collaboration avec le chef cascadeur Brad Martin et son équipe : «Mark et Mike ont énormément apporté au film. L’ouverture est, à elle seu- le, digne d’un film d’action à gros budget»>, souligne Cornfeld.
La production fit appel pour les mêmes raisons, au coordinateur aérien Alan Purwin, collaborateur de certains des plus grands films de guerre des vingt dernières années, et au coordinateur des effets spéciaux Michael Meinardus qui régla notamment la spectaculaire explosion finale, tournée à l’aide de 11 caméras.Ben Stiller sur son personnage : Tugg Speedman«Tugg a été la star la plus populaire, la plus gâtée, la mieux payée de l’histoire du film d’action – et la plus déconnectée. Mais ses derniers films ont été des bides. SIMPLE JACK, avec lequel il espérait décrocher le Prix d’Interprétation dans un rôle de garçon de ferme débile dialoguant avec des animaux, passe pour un des pires nanars de tous les temps. Ses derniers films d’action marchent moins bien, et il doit maintenant redresser la barre au plus vite pour ne pas couler.» Le personnage de Jack Black : Jeff PortnoyJeff Portnoy, le roi de la comédie populaire (doux euphémisme !), connu pour ses multiples rôles à transformation dans la franchise LES GROS LARDS. Ben Stiller : «Jack incarne ce comique fou, pétomane et totalement incontrôlable. J’adore son style, qui ne ressemble à aucun autre. Jack a pris son personnage à bras-le-corps et en a brillamment exploité toutes les facettes.» Jack Black : «Pour Jeff, aucun gag n’est trop vulgaire, aucun effet trop racoleur. Son humour bas de gamme en a fait une star internationale, mais maintenant, Jeff voudrait montrer qu’il est aussi capable de faire des trucs plus sérieux et dignes de respect.»Au sujet de Kirk Lazarus/Lincoln OsirisL’Australien Kirk Lazarus (Robert Downey, Jr.) est un acteur «Méthode», couvert de récompenses, prêt à aller très loin pour «habiter» un personnage. C’est ainsi qu’il s’est fait teindre la peau pour jouer le sergent afro-américain Lincoln Osiris. Stuart Cornfeld : «Il considère cela comme le prochain grand challenge de sa carrière. Le studio ne voyant pas à quel point c’est absurde, saute sur l’occasion. Lorsqu’il arrive sur le tournage, Kirk est devenu Lincoln. Pas question qu’il sorte un instant de son rôle.» Robert Downey, Jr. : «Kirk est animé des meilleures intentions, mais il s’est tellement investi dans ce personnage qu’il ne peut s’en détacher, même après que le tournage ait capoté. Certains d’entre nous se réclament, comme lui, de la «Méthode», mais aucun n’est jamais allé aussi loin. Chez Kirk, ce n’est plus de la conscience professionnelle, c’est du pur narcissisme !» Justin Theroux (Producteur exécutif/Coscénariste) : «Robert a des millions de personnages en lui. Il sait tout faire et il est, comme Ben, un maître de l’improvisation. C’était un bonheur de les voir jouer ensemble et se renvoyer la balle comme deux superchampions.»Seconds rôles du film dans le film: une star du rap et un espoirBrandon T. Jackson interprète Alpa Chino, superstar du hip-hop, aussi célèbre pour ses chansons d’une délicate poésie (exemple : «I Love That Pussy») que pour les dizaines de produits dérivés qu’il parraine : boissons, friandises, lignes de vêtements, etc. Alpa aspire, lui aussi, à devenir un comédien «sérieux» en interprétant Motown, un soldat originaire de Detroit. Brandon T. Jackson : «Obsédé par Scarface et sa star, Al Pacino, à qui il a emprunté son nom d’artiste, Alpa voit dans ce film de guerre une opportunité majeure. Ce qui le hérisse, c’est que Kirk se soit attribué le rôle du black. Il ne manque pas de le lui reprocher, mais autant parler à un mur...» Robert Downey, Jr. : «Alpa a admiré Kirk dans une flopée de films, mais il trouve qu’il a poussé le bouchon un peu loin cette fois. Cela entraînera de multiples frictions avant que les deux hommes ne deviennent solidaires.» De l'idée au filmBen Stiller : «L’idée du film est née en 1987. J’avais à cette époque un tout petit rôle dans Empire Du Soleil de Steven Spielberg, et tous mes amis acteurs tournaient des films sur la guerre du Vietnam : Platoon, Hamburger Hill, etc., auxquels ils se préparaient en suivant pendant deux semaines un semblant de stage commando. En interview, ils ne manquaient jamais de souligner la «dureté» et «l’intensité» de cette expérience qui les avait rendus «solidaires» les uns des autres. Je trouvais leurs propos à mourir de rire car ces prétendus stages n’avaient évidemment qu’un très lointain rapport avec les expériences des soldats sur le terrain. Cette façon de se mettre en valeur m’amusait, mais je ne savais pas encore quel parti en tirer.» |
|
|