Dans Étreintes brisées je me sers de la simplicité limpide de
Voyage En Italie de Rossellini pour montrer l’effet que produit chez Lena-Penélope la découverte du couple calciné à Pompéi deux mille ans auparavant. Je me rends compte que c’est la première fois que je fais une déclaration d’amour aussi explicite au cinéma ; pas dans une séquence en particulier, mais tout au long d’un film. Au cinéma, à ses éléments matériels, aux personnes qui se démènent autour des projecteurs, aux acteurs, monteurs, narrateurs, à ceux qui écrivent, aux écrans sur lesquels on visionne les images qui donnent vie aux intrigues et aux émotions. Aux films tels qu’ils ont été faits au moment où ils ont été faits. À un métier qui, bien qu’il permette d’en vivre, n’est pas seulement une profession mais une passion irrationnelle.