Notes de Prod. : Étreintes brisées

    en DVD le 02 Décembre 2009

Une déclaration d'amour

Dans Étreintes brisées je me sers de la simplicité limpide de Voyage En Italie de Rossellini pour montrer l’effet que produit chez Lena-Penélope la découverte du couple calciné à Pompéi deux mille ans auparavant. Je me rends compte que c’est la première fois que je fais une déclaration d’amour aussi explicite au cinéma ; pas dans une séquence en particulier, mais tout au long d’un film. Au cinéma, à ses éléments matériels, aux personnes qui se démènent autour des projecteurs, aux acteurs, monteurs, narrateurs, à ceux qui écrivent, aux écrans sur lesquels on visionne les images qui donnent vie aux intrigues et aux émotions. Aux films tels qu’ils ont été faits au moment où ils ont été faits. À un métier qui, bien qu’il permette d’en vivre, n’est pas seulement une profession mais une passion irrationnelle.

Notes de tournage...

Le 3 Septembre 2008 - Almodovar : Femmes, je vous aime

Pourquoi changer des formules gagnantes ? Dans le cadre de son nouveau film intitulé Los Abrazos Rotos (« Les embrassades brisées »), le réalisateur espagnol a fait un appel à tout un ensemble d’actrices ayant déjà figuré dans quelques-uns de ses précédents films, dont Volver et Kika.

Un film noir

Lena n’est pas une femme fatale, mais une femme condamnée à la fatalité. Mateo, Lena et Ernesto père forment un trio typique du film noir. Tous trois aiment férocement et l’un d’entre eux est très puissant, violent et sans scrupules. Le cocktail explosif est servi. Le trio est flanqué de Judit Garcíaqui introduit la trahison dans le groupe, a un fils secret et éprouve un lourd sentiment de culpabilité : autant d’ingrédients qui vont donner de l’épaisseur à la relation entre les quatre. Le film noir est un de mes genres favoris. Je m’en étais déjà approché avec En Chair Et En Os et La Mauvaise éducation, et je recommence avec Étreintes brisées. La scène où l’on voit les pieds d’Ernesto père qui s’approchent et s’éloignent de la porte de la chambre où se trouve Lena, et la suivante – celle de l’escalier – sont indéniablement noires. Au bout d’une heure de film, la scène de l’escalier nous dévoile le genre auquel il appartient. Cette sensation de noirceur ne nous lâche pas jusqu’à la fin.
Pedro Almodovar
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 2 459 entrées
  • 1er jour IDF : 18 679 entrées
  • 1ère semaine IDF : 132 316 entrées
  • Cumul IDF : 338 140 entrées

  • 1ère semaine France : 295 775 entrées
  • Cumul France : 914 298 entrées