Notes de Prod. : Tristan

    en DVD le 08 Avril 2004

NOTES DE PRODUCTION

TRISTAN est une enquête, mais pas seulement policière. Pendant que le comissaire Barsac cherche à démasquer Tristan, le spectateur essaie lui aussi de savoir à qui il a affaire…
Philippe Harel confie : "J'aimais l'idée de tracer un portrait de femme moderne et le fait que le Prince Charmant reprèsente également le danger. A mon sens, l'enquête n'est que le prétexte à une confrontation des personnages, à leur découverte."

Philippe Rousselet, le producteur du film confie :
"TRISTAN n'est pas seulement un film policier au sens classique du terme. La recherche de la vérité ne se déroule pas uniquement à l'écran, elle se place aussi dans l'esprit de ceux qui regardent. En découvrant le film, vous êtes obligé de vous poser des questions, vous ne pouvez pas vous empêcher de mener votre propre enquête. Dans lme film, il n'y a ni crime horrible, ni sang, ni violence. Tout se joue sur le pouvoir, la séduction, la psychologie. Découvrir ce qui se cache derrière tous ces suicides est passionnant, mais réveler ce qui se dissimule derrière les apparences des protagonistes l'est tout autant…"

Fausses pistes et vraie intrigue
Olivier Dazat, scénariste du film explique :
"Je souhaitais aborder l'histoire d'un serial killer à travers le regard d'une femme et le discours intellectuel et psychanalytique du personnage de Nicole Garcia. Elle trace le portrait d'un tueur en série qui décline un alphabet de la passion conduisant au suicide amoureux. Ce Prince Charmant a son mode opératoire, avec rencontre, rendez-vous dans un joli restaurant, week-end à Honfleur, empruntant ainsi le fonds commun de toute histoire romantique. C'est donc un serial killer moins conventionnel, plus cérébral, correspondant davantage au fantasme féminin. Comme si cet homme idéal était plus dangereux que n'importe quel misogyne machiste…"

Philippe Harel conclut :
"Rester en dehors de l'écriture m'intéressait également. Pour moi, c'est presque une démarche expérimentale, comme être dans la peau d'un sculpteur qui, après avoir choisi une pièce en bois, doit en accepter les nervures et travailler sa forme en fonction des nœuds."

Serial seducteur
Olivier Dazat :
"C'est un scénario piégé. Il repose sur des écanismes destinés à conduire le spectateur sur de fausses pistes, en jouant constamment avec lui. TRISTAN est un exercice de style avec basculements, paradoxes, auquel les comédiens et le talent de Philippe Harel ont su donner chair. Plusieurs histoires s'entrelacent, des petits points vont dessiner une énorme affaire criminelle et servir de relais pour réunir toutes les trajectoires personnelles."

Perdus dans le labyrinthe d'une confrontation
Olivier Dazat observe :
"TRISTAN met en scène deux personnages principaux très cérébraux. L'humanité se situe plus dans les personnages secondaires, comme Cadoret, les parents ou les autres rôles."

Jean Jacques Vanier incarne Cadoret, le collègue de la commissaire.Il la redoute mais il ne peut s'empêcher d'être fasciné. Leur relation va elle aussi évoluer au gré de l'intrigue.
Philippe Harel raconte :
"Ce qui m'intéressait chez Jean-jacques Vanier, c'est son rythme qui, par contraste avec celui de Mathilde, apparaissait lent et donne au rapport Cadoret-Barsac, un aspect plutôt comique. Leurs personnalités sont opposées, c'est un autre chox, une autre confrontation du film."
Nicole Garcia joue la psychanalyste de la commissaire. Lucide, c'est une femme qui n'hésite pas à dire les choses. Ses dialogues avec Emmanuelle sont toujours édifiants pour le spectateur comme pour l'enquêtrice. A travers les propos d'Emmanuelle, elle s'intéresse aussi au cas de Tristan…