Notes de Prod. : Truands

    en DVD le 06 Août 2007

Sur le tournage...

6 octobre 2005 - Benoît Magimel plongé dans le grand banditisme pour Truands
Benoît Magimel va jouer dans le prochain film de Frédéric Schoendoerffer, Truands, dans lequel il remplace Guillaume Canet précédemment annoncé. Ce nouvel opus s'inscrit dans la lignée des deux précédents long-métrages de Frédéric Schoendoerffer, Scenes De Crimes en 2000, dans lequel il analyse l'univers d'un serial killer, et Agents Secrets en 2004 où il infiltre le monde des espions internationaux. Une trilogie sur la police ? On peut se poser la question puisque dans ce troisième film, le réalisateur s'est introduit dans le milieu du grand banditisme parisien. Le scénario, qu'il a co-écrit avec son acolyte Yann Brion (Agents Secrets) relate le quotidien de ces truands. On y fait la connaissance de Claude Corti, 50 ans, un homme de pouvoir qui sait tout ce qui se passe et qui prend une commission sur tout : proxénétisme, stupéfiants, racket, et de Franck, 30 ans, tueur professionnel, intelligent et efficace. Tout va pour le mieux dans ce monde qui se déroule sans morale, sans scrupule, sans pardon… jusqu'au jour où il y a un premier grain de sable qui va tout bouleverser.
Le tournage de ce film, produit par Frédéric Schoendoerffer, Eric Névé et co-produit par StudioCanal, devrait se dérouler de mi-octobre à fin décembre en région parisienne. Pour donner la réplique à Benoît Magimel dans ce scénario choc, on retrouve Philippe Caubère, Béatrice Dalle, Tomer Sisley et Olivier Marchal. Ce dernier, ancien commissaire de police reconverti au cinéma (36, Quai Des Orfèvres, Gangsters) connaît extrêmement bien le monde du banditisme et ses rouages. Il devrait donc apporter l'expérience et les renseignements nécessaires à la crédibilité de ce film, déjà très attendu.

Entretien avec Frédéric Schoendoerffer, réalisateur

Une des forces de ce film est de nous plonger au plus près du quotidien des caïds du grand banditisme. On est captivé par ce côté «documentaire». Quelles recherches avez-vous entreprises pour parvenir à un tel réalisme ?
Nous commençons toujours par un long travail d’investigation. Avec Yann Brion, mon co-scénariste, on s’est plongé dans tout ce qui existe sur le grand banditisme. Cela va de la lecture tous les matins du Parisien où vous avez deux pages de faits divers passionnants, en passant par les mémoires d’anciens voyous, ou des anciens flics qui les ont traqués. J’ai fait certaines rencontres aussi... Mon ambition était de faire «Microcosmos chez les voyous» pour permettre au spectateur d’approcher au plus près ce monde impénétrable, secret, dangereux. J’ai voulu développer une «intrigue shakespearienne» en la situant dans ce milieu avec la plus grande véracité. Dans cette histoire d’un chef de bande du grand banditisme à Paris trahi par le type en qui il avait le plus confiance, je pourrais dire, bien humblement, que Caubère tient le rôle de Jules César, et Magimel celui de Brutus !

Entretien avec Benoît Magimel

Quelles ont été vos premières impressions à la lecture du scénario ?
J’ai beaucoup aimé sa construction chorale où chaque personnage est à un moment donné au centre de l’histoire. Autre élément, la description réaliste du grand banditisme. Truands pose un regard affûté sur la réalité d’un milieu qui a changé. Les voyous ont toujours fasciné le cinéma et le public.

Entretien avec Philippe Caubère

Caubère en parrain de la pègre. L’enfant du soleil dans un monde aussi noir, c’est plutôt inattendu !
En plus, c’est un vrai parrain, un méchant ! Je ne pouvais pas refuser une telle proposition. J’en avais même une envie féroce. Tous les comédiens veulent jouer un vrai bandit. Ma génération s’est régalée aux films de Coppola, Lumet, Pollack, De Palma... Le Parrain, Serpico, Un Après-midi De Chien, Scarface... Je rêvais de ce genre de cinéma intelligent et où l’on peut se lâcher complètement, mais les Américains en avaient le monopole. En voyant Scenes De Crimes, j’ai été frappé par la maîtrise et la singularité du travail de Frédéric Schoendoerffer, et impressionné aussi par la façon dont il a dirigé Monica Bellucci dans Agents Secrets. Dès notre première rencontre, on était branchés sur la même longueur d’onde. Frédéric m’a dit, «je vous préviens, c’est un film violent», je lui ai répondu, «j’espère bien !» Il m’a parlé du personnage, j’ai dit formidable, génial, mais il faut que le rôle soit important parce que là, je tente un vrai pari par rapport à mon travail au théâtre qui est vraiment ma raison de vivre. Je suis prêt à y aller à fond, mais il faut que ça vaille le coup.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 61 359 entrées
  • Cumul IDF : 106 530 entrées

  • 1ère semaine France : 173 561 entrées
  • Cumul France : 318 169 entrées