Aussi surprenant que cela soit, c’est le classique de John Cassavetes de 1980,
Gloria, qui a inspiré à
Kurt Wimmer l’idée d’Ultraviolet. Le scénariste et réalisateur avait envie de raconter une nouvelle version de cette histoire, dans laquelle une femme et un enfant essaient d’échapper à la Mafia, sous forme de film d’action et d’aventure à l’inspiration B.D… S’appuyant sur son expérience de la science-fiction (il est le scénariste et le réalisateur d’
Equilibrum) et de l’action (il est coscénariste de
La Recrue),
Kurt Wimmer a imaginé une histoire qui repose sur tout le potentiel d’une héroïne redoutablement puissante et des effets spéciaux spectaculaires, un film d’action et d’aventure riche en émotions où l’adrénaline coule à flots…
John Baldecchi, le producteur, explique : «
Kurt Wimmer a fait un travail formidable en alliant des thèmes forts à un film de pure action, et il l’a fait en brisant toutes les conventions du genre ».
Tony Mark, producteur exécutif et réalisateur de la deuxième équipe, ajoute : «
Le personnage principal, Violet, est une femme qui, à cause de sa maladie et de la souffrance causée par la perte de ceux qu’elle aimait, s’est complètement fermée. Elle n’a plus d’émotions, elle est devenue une machine à tuer qui cherche à se venger dans le peu de temps qu’il lui reste avant que la maladie ne l’emporte. Elle exacerbe ses émotions, son humanité, et son instinct maternel sans jamais perdre son objectif de vue ».
Seule contre tous
Mêlant scènes dramatiques et combats d’arts martiaux, le film exigeait une actrice capable d’accomplir des actions très physiques tout en livrant une interprétation riche en émotion.
Kurt Wimmer a écrit le rôle de Violet en pensant à
Milla Jovovich, et il a eu la chance qu’elle accepte… Il explique : «
Milla possédait le talent, la beauté, et la capacité physique de jouer un personnage complexe et fascinant ».
Milla Jovovich confie :
«
Je suis tombée sous le charme de Violet. Je me sens proche d’elle. Sous ses allures de personnage de bande dessinée, c’est un être humain, et je me sens touchée par les problèmes qu’elle doit surmonter, même s’ils sont extrêmes ». Lorsqu’elle a découvert par la suite que
Kurt Wimmer avait écrit le rôle pour elle,
Milla Jovovich a été flattée, et encore plus enthousiaste. Elle confie : «
J’adore travailler avec Kurt, il est totalement passionné par ce qu’il fait. Il est tombé amoureux du personnage et il était fou de joie de le voir prendre vie ».
John Baldecchi ajoute : «
Violet a une grande force intérieure, comme Milla, et travailler avec elle était un bonheur. Elle se donne à 100 % ».
Pour se préparer à son rôle,
Milla Jovovich s’est entraînée pendant une année entière avec le coordinateur des cascades
Mike Smith, afin d’acquérir les capacités physiques nécessaires au style de combat souhaité. Elle raconte : «
J’ai suivi un entraînement digne du niveau olympique, mais ça en valait la peine ! Je n’avais encore jamais fait un film avec des actions et des enchaînements aussi complexes, et il ne m’avait jamais fallu autant de préparation aussi longtemps en amont ». L’actrice poursuit : «
Ce que j’ai appris sur ce film, aussi bien physiquement qu’émotionnellement, a été très intense. Apprendre la manipulation des épées et toute cette gestuelle était passionnant. Je regardais l’écran après avoir tourné une scène, et je n’arrivais pas à croire que c’était moi qui avais fait cela ! ».
Pour le rôle du mystérieux jeune garçon nommé Six,
Kurt Wimmer a auditionné des centaines de jeunes acteurs, mais c’est
Cameron Bright qui s’est imposé. Il venait à l’époque de tourner avec Robert De Niro dans
Godsend, Expérience Interdite et avec Nicole Kidman dans
Birth, et la force de ces interprétations a achevé de convaincre les cinéastes.
John Baldecchi commente : «
Cameron avait l’innocence nécessaire pour incarner un garçon de 10 ans qui n’est jamais sorti de la salle aux murs blancs où on le garde, et n’a eu pratiquement aucun contact avec d’autres êtres humains. Le personnage ne parle pas beaucoup, et il fallait un acteur capable d’exprimer ses émotions par un regard ou une expression du visage. Cameron y parvient magnifiquement ».
Le courant est tout de suite passé entre
Milla Jovovich et son jeune partenaire, et le duo qu’ils forment à l’écran n’en est que plus efficace.
Milla Jovovich ayant elle aussi commencé sa carrière étant enfant, elle a tout de suite éprouvé de l’empathie pour
Cameron Bright parce qu’elle avait elle-même vécu les difficultés que connaît un enfant dans ce métier. «
Cameron est un petit garçon très intelligent, confie-t-elle,
mais c’est quand même encore un enfant. Nous avons beaucoup chahuté et beaucoup ri. J’ai essayé de rendre les choses les plus agréables et les plus drôles possible. »
Cameron Bright confie : «
Milla est une grande actrice, et en plus elle est très gentille, super cool et très marrante ».
En choisissant d’aider cet enfant mystérieux, Violet finit par être poursuivie à la fois par le gouvernement et par les humains infectés. Il ne lui reste plus qu’un seul allié, Garth. Interprété par
William Fichtner, Garth fait partie de cette « nouvelle race » et vit dans un laboratoire ambulant, cherchant désespérément un remède contre la mutation génétique.
William Fichtner confie : «
J’avais déjà travaillé avec Kurt Wimmer, et si vous le connaissez, vous savez que travailler avec lui est un vrai plaisir. Le retrouver était donc pour moi le premier moteur de mon envie de faire le film. Kurt est l’une des personnes les plus intelligentes que je connaisse. J’ai été attiré par l’action, mais c’est surtout le cœur émotionnel de l’histoire qui a trouvé un écho en moi. L’action est impressionnante, mais ce qui fait que l’histoire fonctionne, c’est le périple de Violet avec Six ».
William Fichtner poursuit : «
Garth éprouve pour Violet un sentiment comparable à celui d’un lycéen qui fait tout pour plaire à une fille et s’en faire remarquer. Elle ne sortira jamais avec lui, mais elle pourra être son amie, s’il a de la chance ! Garth est prêt à risquer sa propre sécurité pour aider Violet parce qu’il fera tout pour se rapprocher d’elle, et qu’il veut vraiment la protéger. Il aimerait bien qu’elle renonce à faire certaine des choses qu’elle accomplit parce qu’il les juge trop dangereuses. Mais Violet fait ce qu’elle veut ! ». Du réalisateur, il dit : «
Kurt Wimmer a tout dans sa vision du film, chaque élément de décor, chaque costume… Il écrit tout et il est très précis quant à son intention de narration. Il a une histoire à raconter et il sait exactement comment le faire ».
Tout bon film d’action a besoin d’un méchant d’envergure, et Ultraviolet en a un excellent avec Daxus. L’ennemi de Violet est un personnage haut placé au sein du gouvernement, un homme cruel, ayant la phobie des microbes, et désirant à tout prix mettre la main sur Six.
John Baldecchi commente : «
Daxus est un méchant avec le sens de l’humour. Pour l’incarner, il nous fallait quelqu’un de physiquement imposant, mais qui ait aussi de l’esprit. Il devait également pouvoir en remontrer physiquement à Milla, parce que lorsqu’ils s’affrontent, il faut que l’on puisse sérieusement penser qu’elle peut perdre. Nick Chinlund possédait toutes ces qualités ».
Nick Chinlund a été ravi de rejoindre le projet : il avait eu l’occasion de lire le scénario d’
Equilibrum, le précédent film de
Kurt Wimmer, et avait eu très envie de travailler avec lui. «
Ce scénario m’avait marqué et j’y ai souvent repensé par la suite. Celui d’Ultraviolet m’a plu tout autant et j’ai vraiment aimé le monde visuel créé par Kurt Wimmer pour Violet et Daxus ».
Les Arts Martiaux
C’est au coordinateur des cascades
Mike Smith, avec qui il avait déjà travaillé sur
Equilibrum, que
Kurt Wimmer a fait appel pour mettre au point les éblouissantes séquences de cascades d’Ultraviolet. Chacune des séquences de combat du film possède son propre style et son type d’armes. Et chacune a été extrêmement difficile à filmer. Plusieurs mois de travail ont été nécessaires pour trouver des moyens inattendus d’illustrer les talents de Violet.
Mike Smith explique : «
Kurt a un don pour la conception de combats. Il voit l’action d’une façon différente de la plupart des réalisateurs, il a vraiment l’œil pour ça ».
Mike Smith a un diplôme en mouvement humain et il pratique lui-même les arts martiaux à haut niveau. Il a cherché à créer un style de combat inédit. C’est en voyant un jour une démonstration de gymnastique rythmique que s’est produite l’étincelle… Il raconte : «
Cette discipline a inspiré en particulier les mouvements des combats à l’épée. Kurt et moi avons été stupéfaits par ce qu’accomplissaient les gymnastes avec des bâtons, des rubans et des balles ».
Pour
Milla Jovovich, qui a déjà effectué des cascades et des scènes de combat sur plusieurs autres films, travailler avec
Mike Smith et Kurth Wimmer a été comme un grand bol d’air… «
Je suis particulièrement fière d’avoir participé à ce film. Le niveau des cascades est remarquable. L’alliance de la danse et du combat donne quelque chose de surprenant et de très impressionnant. »
Voir le futur
C’est vers le chef décorateur James Choo que se sont tournés les cinéastes pour créer visuellement le monde de Violet. La Chine a été choisie comme base de tournage pour l’architecture novatrice et impressionnante que l’on y trouve. Situer l’action là-bas a également teinté tout le film d’une atmosphère particulière. La plus grande partie des prises de vues en studio s’est déroulée à Hong Kong, dans un environnement contrôlé, pendant plus de deux mois. L’équipe s’est ensuite rendu à Shanghai pour terminer le tournage en extérieurs. Les séquences à Shanghai ont été tournées dans le district de Pudong, dans
plusieurs buildings célèbres, dont la Jin Mao Tower. Ce gratte-ciel de 420 m est le plus haut de Chine et le quatrième plus grand du monde. Le tournage s’est également déroulé à l’Oriental Pearl TV Tower, au Science and Technology Museum, au Convention Centre, à la Bank of China, et au Shanghai Information Centre. James Choo explique : «
Concevoir notre monde futuriste a été un vrai challenge, parce qu’il a fallu unifier le ton, les décors, les accessoires, les couleurs, et même les acteurs pour que chaque partie du décor corresponde aux thèmes du film et raconte l’histoire. Nous avons eu de la chance de travailler avec un réalisateur-scénariste aussi attentif aux détails. Chaque scène était écrite avec minutie, avec des indications précises sur le décor, ce qui m’a beaucoup aidé dans la création du style visuel ».
Les costumes ont eux aussi joué un rôle essentiel pour ancrer le film dans un cadre futuriste. «
J’adore la science-fiction, confie
Joseph Porro, le chef costumier,
et il y a dans ce film des éléments que je n’avais encore jamais vus, ce qui offrait un défi intéressant à relever au plan créatif. A cause de l’inspiration B.D. d’Ultraviolet, James Choo et moi avons choisi de travailler par blocs de couleurs et de nous concentrer sur la manière de les agencer et de les faire ressortir ».
Tourner en Haute Définition
Ultraviolet a été entièrement tourné dans le nouveau format haute définition avec des caméras Sony 950. À ce jour, les seuls autres films à avoir été tournés avec ces caméras sont
Star Wars Ii : L’attaque Des Clones Star Wars Iii : La Revanche Des Sith. Le producteur exécutif
Tony Mark avait déjà l’expérience de la haute définition puisqu’il avait produit
Il Etait Une Fois Au Mexique, Desperado 2, tourné avec un prototype antérieur de caméra haute définition, mais il a fallu beaucoup de conviction de sa part pour amener
Kurt Wimmer et le studio à accepter de prendre un risque calculé en travaillant avec ce format.
Kurt Wimmer a été définitivement convaincu après avoir rendu visite à George Lucas sur le plateau de
Star Wars : George Lucas lui a alors montré toutes les possibilités de la haute définition.
Tony Mark explique : «
Le monde futuriste d’Ultraviolet est stylisé, le design est très important, et cet aspect est remarquablement servi par la haute définition. Avec autant d’effets visuels, c’était aussi un énorme avantage de tourner en numérique ».