Notes de l'Auteur
Je voulais parler de l’adolescence, parler de cette période où les sentiments sont portés à leur paroxysme, où les passions, les espoirs et les désespoirs prennent une place exubérante. Je voulais parler de la difficulté de se construire et surtout de la difficulté à se découvrir différent à un âge où l’on se cherche des modèles, des repères. Je voulais parler de l’homophobie, des moqueries, des brimades, de la peur quand on a 10, 14 ou 17 ans et qu’on sait qu’ont n’est pas tout à fait comme les autres. Je voulais dire que le suicide est une pensée presque courante durant l’adolescence, mais que cette idée se transforme plus souvent que de raison en acte chez les jeunes qui se découvrent homosexuels. Incompréhension des parents, jugements des amis, rejet du groupe, angoisse de ne jamais trouver sa place, tout cela conduit parfois à cette extrêmité... Il serait bon qu’on parle aux adolescents de l’homosexualité comme d’un état de l’être normal, une voie possible dans laquelle on peut se construire un joli chemin de vie. J’ai écrit UN CŒUR SAUVAGE pour ouvrir les yeux sur ce problème, sensibiliser le public à ces questions. Mais j’ai avant tout écrit une pièce romantique, une histoire d’amour toute simple où les sentiments sont exacerbés. C’est une rencontre aussi qui m’a poussé à écrire UN CŒUR SAUVAGE. Edouard Collin m’a contacté il y a quelques mois après avoir lu l’un de mes textes. Il avait alors 17 ans et venait de tourner son premier film. Il avait été touché par mon écriture et m’exprimait son plaisir de lecteur avec beaucoup de spontanéité! Dés que j’ai fait sa connaissance, j’ai compris que j’avais en face de moi celui qui pourrait donner vie à Mathan, mon adolescent au cœur sauvage.