Notes de Prod. : Un jour sur Terre

    en DVD le 10 Avril 2008

Rencontre avec Anggun

Qu’est-ce qui vous a attirée dans ce projet ?
Je suis très sensible au sujet et c’était pour moi un type de projet complètement nouveau et une autre façon d’utiliser ma voix. Je n’avais jamais fait ce genre de chose. J’ai souvent eu des propositions pour faire du cinéma mais cela ne m’intéressait pas. Ici, j’avais l’occasion de participer à un projet qui est à la fois magnifique et qui a du sens. Lorsque j’ai vu les premiers extraits du film, j’ai été encore plus enthousiaste. On n’a tout simplement jamais rien vu de pareil ! Les images sont sublimes et on a l’impression de se trouver à trente centimètres des animaux. C’est fascinant.
Ce qui m’a impressionnée, c’est qu’au-delà de la beauté formelle du film, il se dégage une véritable émotion. On n’est pas seulement spectateur, on est impliqué dans la découverte à la fois intime et générale d’un endroit magnifique, qui se trouve être notre planète ! Il y a dans ce film un esprit de transmission, une envie de faire découvrir, aujourd’hui et pour les générations futures, que je trouve très belle. Moi qui suis enceinte, j’ai envie que ma future fille voie ce film et je suis certaine que cela lui donnera envie de protéger sa planète. Je me sens honorée de faire partie de ce projet.

Comment avez-vous travaillé ?
J’ai vu de nombreux films de ce genre et je ne voulais pas que celui-ci ait le côté froid, clinique, académique qu’ont parfois les commentaires. Faire appel à une voix de femme apporte déjà une certaine douceur. Plutôt que dire des fiches informatives, je voulais murmurer une histoire et prendre le spectateur par la main.
C’était une expérience particulière sur le plan technique parce qu’il faut vraiment mettre l’intonation et l’émotion dans la voix. C’est un peu un travail d’actrice.

Vous interprétez également le générique de fin...
Ce n’était absolument pas prévu. J’étais en train de préparer mon nouvel album lorsque j’ai été contactée pour le film et j’ai justement une chanson qui s’appelle « Terre » et qui recoupe les thèmes du film. Ma maison de disques l’a proposée à Gaumont et elle a été retenue pour le générique de fin.

Avez-vous vraiment été touchée par certaines scènes du film ?
Même si les images sont extrêmement belles, la réalité de la vie et la difficulté à exister dans la nature sont parfaitement perceptibles. Une des bonnes idées du film est de ne filmer aucun humain. On découvre une planète avec un regard neuf et de vrais enjeux. C’est une autre façon d’aborder ce monde qui est aussi le nôtre. J’ai été profondément émue par les ours. Le moment où le mâle cherche en vain des proies est bouleversant. Désespéré, il finit par s’attaquer à des morses, ce que les ours ne font pas d’habitude. Comme il s’attaque en particulier à un bébé morse, on ne sait plus quoi penser. Pour lui, c’est une question de survie, pour les morses aussi. C’est le paradoxe de la vie.
Il y a aussi des moments très mignons, pleins de douceur, et de l’action. Il y a absolument tout dans ce film ! Sans éluder la violence des rapports chasseurs-chassés qui régissent la vie sauvage, les cinéastes ont toujours pris soin d’éviter le sang et le voyeurisme. Leur propos n’en est que plus fort tout en étant plus accessible. Les images parlent d’elles-mêmes et c’est au spectateur d’en tirer la conclusion. Ce film nous renvoie aussi à notre propre mode de vie, à notre place, à notre comportement sur les proies dont nous nous nourrissons.

Pouvez-vous expliquer votre engagement vis-à-vis de l’environnement ?
Plus personne n’ignore que notre monde court à sa perte si nous continuons à gaspiller et à polluer. Mon engagement médiatique est une chose mais ce qui compte, c’est ce que l’on fait réellement tous les jours. Mon engagement ne s’arrête pas lorsque les caméras se détournent ou que les micros ne sont plus tendus. Je continue à parler d’économie d’énergie, de l’eau. Même si cela n’a pas de rapport direct avec l’environnement, je suis depuis plusieurs années, marraine pour l’ONU du micro crédit. Mohamed Younous a reçu le Prix Nobel de la Paix pour avoir inventé et développé ce système. Je suis aussi marraine pour le Prix Micro Environnement pour le National Geographic Channel. Je crois vraiment que l’éradication de la pauvreté et un meilleur partage des ressources sont une des clés du futur et également de l’écologie. Lorsque vous devez vous battre pour survivre, sauver la nature peut difficilement être votre priorité.
En ce qui concerne l’environnement, je suis l’une des ambassadrices de Défi pour la Terre de la fondation de Nicolas Hulot et de l’ADEM.

Que représente ce film pour vous ?
Je suis impressionnée par l’approche nouvelle qu’offre ce film sur la nature et la nécessité de la protéger. Le film ne provoque pas, il ne culpabilise pas, il convainc. C’est parce que ce monde est magnifique et que ces animaux sont bouleversants que l’on a envie de les protéger. C’est un message positif qui n’occulte ni l’urgence, ni la gravité. La façon de faire les choses est très importante pour moi. L’exemple reste la meilleure façon d’éduquer, en tout cas pour moi qui viens d’une culture où l’on apprend à parler avec douceur.
Je voyage beaucoup et je constate la prise de conscience qui se joue au niveau de l’environnement. Certains pays sont en pointe, comme les pays scandinaves. L’Europe s’y met vraiment et la France de mieux en mieux. En Asie, les priorités économiques et certaines cultures politiques empêchent encore trop souvent les populations de saisir l’urgence et les enjeux mais cela peut changer. Le Japon, par
exemple, est très en avance.
Un Jour Sur Terre ne donne aucune leçon, il montre simplement mieux que jamais la beauté de ce pour quoi il devient urgent de réagir.

Notes de production

Un Jour Sur Terre est un film sur notre planète, un hymne à la magnificence de notre monde qui nous rappelle aussi sa fragilité. Pour la première fois, les écrans de cinéma vont révéler de manière inédite les plus beaux paysages de la Terre, tandis que les spectateurs vont pouvoir vivre comme jamais l’intimité de certaines des plus fascinantes créatures qui y vivent...
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 75 430 entrées
  • Cumul IDF : 244 856 entrées

  • 1ère semaine France : 293 510 entrées
  • Cumul France : 1 416 261 entrées