Notes de Prod. : Un Noël de folie

    en DVD le 23 Novembre 2005

NOTES DE PRODUCTION

Le réalisateur-producteur Joe Roth a découvert le roman de John Grisham « Pas de Noël cette année » sur épreuves il y a trois ans. Il explique : « Bien que complètement différent de l'univers habituel de l'auteur, connu pour ses thrillers juridiques comme « La Firme », « L'Affaire Pélican », « Le Client », « Le Droit de tuer ? », « L'Idéaliste » et bien d'autres, « Pas de Noël cette année » possédait le rythme et toute la puissance de narration qui ont fait la réputation de Grisham. »
Cependant, à l'époque, Joe Roth venait tout juste de créer Revolution Studios, et la société n'était pas encore prête à acquérir les droits du livre pour que Roth puisse en réaliser l'adaptation au cinéma.
Quelque temps plus tard, Joe Roth reçut un appel du scénariste-réalisateur-producteur Chris Columbus, avec qui il avait travaillé sur des films comme MAMAN J'AI RATE L'AVION et MADAME DOUBTFIRE, qui avait acheté les droits et écrit le scénario. Joe Roth raconte : « Je pensais naturellement que Chris allait aussi vouloir réaliser, mais il m'a dit qu'il avait pensé à moi pour ça… J'avais un autre projet en tête, mais je me suis promis que si j'arrivais à avoir le bon casting, je ferais le film. Et en tête de ma liste figuraient Tim Allen et Jamie Lee Curtis… »
Michael Barnathan, producteur associé de Chris Columbus au sein de 1492 Films, raconte : « Joe Roth et « Pas de Noël cette année » semblaient faits l'un pour l'autre : tout s'est déroulé à la vitesse de l'éclair. Joe a lu le scénario un dimanche, l'a acheté le lundi, a décidé de le réaliser le mardi et le vendredi, il engageait Tim et Jamie Lee. Le lundi suivant, nous entamions la préproduction… »
Pour Tim Allen, faire le film était une évidence : « Il y avait sur ce projet Joe Roth, Chris Columbus, John Grisham, Jamie Lee Curtis… Rien que la liste des noms aurait suffi à me convaincre ! Mais c'était en plus une excellente histoire, qui abordait Noël sous un jour complètement neuf. Les films SUPER NOËL et HYPER NOËL que j'avais faits parlaient de la mythologie de Noël ; celui-ci avait une approche beaucoup plus réaliste et était aussi une formidable étude de caractères. »
Jamie Lee Curtis était elle aussi séduite par les mêmes éléments, mais c'est l'enthousiasme de Joe Roth qui l'a définitivement convaincue. « Il m'a parlé du projet avec tant de chaleur et d'énergie que je n'ai pu que dire oui. Il avait une vision fantastique du film. »
Ce projet avait un parfum de retrouvailles : pour Dan Aykroyd, le film était comme un retour aux sources puisqu'il avait un temps délaissé le cinéma pour se consacrer à ses clubs House of Blues et à sa carrière musicale. Tim Allen l'avait aidé à lancer une sitcom sur ABC et avait travaillé avec Jamie Lee Curtis sur UN TICKET POUR DEUX et MY GIRL. Et Cheech Marin connaît Jake Busey depuis son tout jeune âge pour avoir été l'ami de son père, l'acteur Gary Busey.

Michael Barnathan confie en souriant : « Tim Allen a été sérieusement malmené dans ce film, et pour être franc, je crois qu'il a aimé ça ! Nous lui avons déversé sur la tête une énorme quantité d'eau - et plusieurs fois encore ! Il tombe d'un toit et se retrouve suspendu la tête en bas à 15 mètres du sol. En plus, il est passablement humilié pendant tout le film. Mais il nous a semblé être le meilleur pour ce rôle ! »
Jamie Lee Curtis a eu elle aussi sa part de comédie très physique… Elle s'écrase dans un étalage de gâteaux à bord d'un caddie fou dans un supermarché, et elle manque de se faire écraser par un camion lancé à pleine vitesse en poursuivant une conserve de jambon de Noël récalcitrante.
Ernie Orsatti, le coordinateur des cascades, observe : « Tim et Jamie sont de vrais joueurs. Ils sont prêts à tout. Peu d'acteurs sont capables de faire des choses aussi physiques que Tim, et de les faire de façon amusante. Et Jamie est une cascadeuse qui se trouve aussi être une excellente actrice ! Ce film, c'était vraiment du bonheur. »

L'atmosphère festive de UN NOËL DE FOLIE ne s'est pas cantonnée aux prises de vues. L'ambiance joyeuse et l'hilarité étaient de mise même lorsque les caméras ne tournaient pas.
Joe Roth raconte : « Je n'avais jamais vécu quelque chose de comparable à un tournage avec Tim Allen. C'est un type très drôle, d'un humour totalement anarchique, et toute l'équipe était pliée en permanence. »
Dan Aykroyd ajoute : « Il y a des gens qui sont nés drôles, et c'est le cas de Tim. Il fait tout partir en vrille, ce qui lui a valu l'amitié de toute l'équipe, surtout pendant les longues journées et nuits de tournage ! »
Jamie Lee Curtis ajoute : « L'atmosphère sur le plateau était vraiment un reflet des thèmes du roman et du scénario. Une telle convivialité a été possible parce que nous étions entourés par des gens adorables. Joe est quelqu'un que nous aimons tous, il est incroyablement gentil, et il a une passion communicative pour son travail. »
Tim Allen ajoute : « Joe et moi sommes nés le même jour, nous sommes vraiment comme deux frères. »
Dan Aykroyd observe : « Joe est l'un de ces réalisateurs trop rares qui savent ce dont un acteur a besoin. Il est d'un calme à toute épreuve. Il dirige un studio, et il connaît son métier. Il garde toujours le cap posément, ce qui explique pourquoi il a une réputation aussi excellente dans le métier et pourquoi les gens ont une telle affection pour lui. »

UN NOËL DE FOLIE se déroule dans une banlieue de Chicago, Riverside, sur une période de quatre semaines entre Thanksgiving et Noël. La majeure partie de l'action a lieu dans la rue où vit la famille Krank, Hemlock Street (littéralement « rue de la ciguë »…).
Le chef décorateur Garreth Stover a d'abord effectué des repérages dans la région de Chicago et jusqu'au Minnesota avant de décider de construire un décor artificiel. Le producteur exécutif Charles Newirth raconte : « Dans ces régions, le temps est très variable, et il nous aurait fallu en outre envahir un quartier entier pendant deux mois pour tourner toutes les scènes d'extérieur, dont beaucoup se déroulent la nuit. D'un point de vue pratique, il était plus sage de créer la rue parfaite plutôt que d'essayer de faire plier la réalité à nos exigences… »
Garreth Stover précise : « La Hemlock Street décrite dans le scénario de Chris était très particulière sur le plan géographique et dans la manière dont les voisins interagissent. La rue avait une personnalité bien à elle, avec des maisons très semblables dans leur aspect, mais très différentes dans leur « caractère ». Elles devaient toutes refléter la personnalité de leurs propriétaires. Même en combinant des dizaines de quartiers du Midwest, nous n'y serions pas arrivés ! »
Quinze semaines seulement avant le début du tournage, Garreth Stover a dû trouver un endroit où construire un quartier complet. Il a fini par découvrir une zone de parkings désaffectée près de l'ancienne usine Boeing de Downey, en Californie, à vingt-cinq kilomètres du centre de Los Angeles. L'un des hangars géants avait déjà été transformé en un plateau.
Le parking jouxtait plusieurs bâtiments qui ont dû être démolis avant la construction de Hemlock Street. Le chef décorateur a passé les trois semaines suivantes à dessiner les maisons qui allaient border la rue, en collaboration avec David Elliott, le coordinateur de la construction.
Charles Newirth raconte : « Cela nous donnait exactement douze semaines entre le premier clou planté et le premier jour de tournage. C'était une tâche monumentale impliquant des centaines de charpentiers, plâtriers et peintres, pour construire 16 maisons grandeur nature. Cela semblait une tâche insurmontable… mais à Hollywood, on trouve les meilleurs artisans ! »
Hemlock Street est l'un des plus grands décors extérieurs jamais construits pour un film, avec 215 m d'une extrémité à l'autre. Garreth Stover raconte : « Nous avons fini avec 16 maisons réalisées dans les moindres détails, avec le « cœur des cinq », les maisons des Krank, des Frohmeyer, des Scheel, des Becker et des Trogdon, qui ont toutes un rez-de-chaussée complet et entièrement décoré. Nous avons construit le deuxième étage de la maison des Krank en studio. »
Les trottoirs et la chaussée reflètent l'usure des années. De la terre a été amenée par camion, des pelouses ont été semées. Des arbres adultes ont été apportés sur des remorques et plantés grâce à des grues.
Tim Allen observe : « Hemlock Street est la version idéalisée à l'extrême d'un quartier de banlieue. Il y a de vraies maisons, des pelouses et des allées. Le réalisme de tout cela est époustouflant. Heureusement que nous n'avons pas tourné dans un véritable quartier, parce que les voisins nous auraient haïs de tourner jour et nuit pendant des semaines, le tout sous de la neige artificielle ! »
Les décorateurs ont ensuite décoré toutes les maisons, sauf celle des Krank, avec les ornements typiques de tout Noël américain digne de ce nom : des Pères Noël et des traîneaux sur les pelouses, des rennes avec la tête qui bouge… La maison du très patriotique Vic Frohmeyer a été ornée d'un drapeau américain fait d'ampoules colorées rouges, blanches et bleues. Et bien sûr, toutes les maisons ont leur Frosty, le bonhomme de neige de 3 mètres de haut.
Jamie Lee Curtis commente : « C'était magique toutes les nuits ! ».

Don Burgess, le directeur de la photo, a épaulé Garreth Stover pour créer l'illusion d'un Noël haut en couleur et d'un hiver venteux à Chicago. Ils ont veillé à ce que personne ne puisse faire la différence entre les prises de vues faites sur le décor de Hemlock Street en Californie et les images réalisés par la deuxième équipe à Chicago.
Charles Newirth raconte : « Ce décor était tellement réaliste que j'ai cru revivre mes souvenirs d'enfance. La maison sur la couverture du livre de John Grisham ressemblait beaucoup à celle dans laquelle ma famille a vécu pendant quarante ans, et lorsque Garreth a commencé à concevoir la rue, je lui ai fait parvenir une photo de ma maison, sans lui dire que c'était là que j'avais grandi. Il a dit qu'elle était parfaite. C'est seulement après qu'il en a fabriqué une maquette que je lui ai avoué la vérité. Il n'en a été que plus motivé pour la construire ! »
Comme peu de décors à Hollywood, Hemlock Street a été construit pour durer, afin que puissent s'y tourner d'autres films, des émissions de télévision et des films publicitaires.