Notes de Prod. : Une Jeunesse israélienne

Note d’intention du réalisateur

J’ai grandi à Beer-Sheva, où mon enfance a été nourrie par les innombrables après-midi passées au stade de la ville, Vasermil.

Les matchs de footballs qui s’y jouaient, avec pour chacun d’eux ses lois, ses héros, ses méchants, ses favoris et ses boucs émissaires, résonnent encore en moi.

J’ai écrit le scénario 3 ans après le tournage d’un documentaire sur la jeunesse de Beer-Sheva. La rencontre avec cette réalité contemporaine de la jeunesse marginalisée - socialement et géographiquement - m’a fait mesurer les différences mais surtout les similitudes entre leur vie d’aujourd’hui et mon enfance passée au même endroit dans les années 70. Le même environnement multiculturel, la perte précoce de l’innocence, la réalité économique et l’absence d’espoir m’ont incité à écrire Une jeunesse israélienne.
J’ai voulu mêler les histoires de la nouvelle immigration, des anciens habitants du quartier et ces fameux récits de football de mon enfance.

Dans les années 70 on apprenait au jeunes gens qu’ils composaient un « melting-pot » ; ainsi nous allions créer une sorte de nouvelle société israélienne où il serait agréable de vivre tous ensemble.

A travers Une jeunesse israélienne, j’ai aussi voulu aborder la question de l'immigration. Qu’il y a t’il derrière les chiffres ? Et derrière des déclarations telles que « un million d'immigrants en provenance de Russie apporteront l'élan à l'économie et au développement du pays » ? Les gens paient un prix pour passer d'un pays à l'autre. La première génération et ses cicatrices perdurent généralement sur les deuxièmes et troisièmes générations.
Certes, la violence et les conflits inter ethniques, ne sont pas spécifiques à Beer Sheva. J’ai vécu à Londres où cette situation existe. C’est la même chose partout dans le monde entier.

En écrivant le script, il m’a semblé évident que je devais trouver un moyen de raconter l’histoire qui la lierait en profondeur avec la réalité que je voulais représenter. C’est ce qui a dicté le style général du film dès les premières ébauches. Le casting comporte majoritairement des acteurs non professionnels qui, par leur vécu, pouvaient se rattacher à leur personnage. Tout le film a été tourné à Beer-Sheva sur le mode du documentaire, la musique aussi contribue à rejoindre ce réel.

L’intention était que la réalité, réelle ou inventée, conceptuelle ou stylistique, allait non seulement jouer un rôle dans la manière dont le film serait tourné mais aussi en tant que personnage à part entière, cette place particulière qu’elle a dans l’existence et la destinée de Shlomi, Adiel et Dima.

Vasermil

A Beer-Sheva, le stade de foot Vasermil représente pour des centaines d'adolescents l’unique chance de s'échapper de leur banlieue délabrée. Les plus grands clubs israéliens tel l’Hapoël Beer-Sheva (club local 2° division nationale), se rencontrent au stade Vasermil, qui peut accueillir près de 13 000 spectateurs. A Vasermil on peut encore rêver...
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 22 entrées
  • 1er jour IDF : 198 entrées
  • 1ère semaine IDF : 1 571 entrées
  • Cumul IDF : 2 219 entrées

  • 1ère semaine France : 1 630 entrées
  • Cumul France : 1 630 entrées