Notes de Prod. : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires)

    en DVD le 06 Janvier 2010

Les personnages

Léa (Bertille Chabert)
Tous les personnages de la famille ont en commun de s’être fermés, recroquevillés, et leur trajet dans le film va être d’essayer de se ré-ouvrir. Dans cette perspective, le chemin de Léa est sans doute le plus spectaculaire. Posant un regard ironique et désabusé sur sa famille au début du film, en conflit ouvert avec sa mère, elle va trouver son oxygène dans sa relation amoureuse avec Hugo et s’y abandonner, un rêve qui va vite virer au cauchemar... Léa est un personnage romantique par excellence, qui aspire à un idéal et refuse de se résigner à la médiocrité du monde. Elle va peu à peu accepter la séparation de ses parents, apprendre à nuancer ses jugements et découvrir que son sort est beaucoup plus enviable qu’elle ne voulait bien se l’avouer... En bref, Léa va grandir.

Marjorie (Mathilde Seigner)
Du couple, c’est elle qui est le moins sortie de la douleur de la séparation. Sans doute parce qu’ayant provoqué le divorce, elle a tout loisir de douter de la pertinence de son choix et de culpabiliser des conséquences. Sa fille ne manque d’ailleurs jamais une occasion de s’engouffrer dans la brèche ! Marjorie est néanmoins un vrai personnage de comédie et cela s’exprime principalement dans sa quête d’un nouveau compagnon, où son franc-parler, son aplomb, son énergie, mais aussi sa maladresse émergent tour à tour. Moderne, elle réussit mieux que son ex-mari, elle est la clef de voûte de la famille, c’est une femme d’aujourd’hui, complexe, qui va avoir un mal fou à refaire confiance à un homme.

Maxime (Bernard Campan)
Si sa sœur se révolte, Max, pour sa part, est beaucoup plus perdu. Il tente de suivre tant bien que mal ce nouveau rythme de vie qui s’impose à lui, balloté entre deux maisons, au gré des saisons... Son grand cheval de bataille, c’est l’écologie et la sauvegarde de la planète. On le pressent peu à peu, en dénonçant un monde menacé, il évoque aussi le sien : c’est son petit univers à lui qui vacille.

François (Jean-baptiste Fonck)
François n’a pas juste quitté sa femme. Il a quitté sa vie d’avant, son travail d’avant et il mène désormais une existence plus en lien avec son être profond. Mais cette quête existentielle fait des dégâts. Il s’idéalise en humaniste, le cœur ouvert à tous, mais il est en fait verrouillé à double tour, lui aussi marqué par le divorce, bien qu’il ne se l’avoue pas du tout et estime avoir fait le deuil de son mariage. C’est un personnage ambivalent qui n’est pas aussi heureux qu’il veut bien le laisser croire. Ses aspirations humanistes sont pourtant profondément sincères, ce qui le rend immédiatement sympathique. Son envie d’intégrer des préceptes de développement personnel à sa vie quotidienne lui confère une dimension burlesque et poétique.

Jérôme ( Grégori Dérangère)
Pour avoir parfois été dans la même position que lui dans le film, le personnage de Jérôme m’était particulièrement cher et familier. Il fallait néanmoins avoir assez de distance pour le faire évoluer d’une manière juste, qui ne soit jamais complaisante. Jérôme est un grand voyageur, toujours aux quatre coins de la planète, un peu solitaire, un peu timide, il n’a clairement pas choisi le meilleur métier pour créer une relation de couple stable... Mais ce n’est sans doute pas un hasard. Il attire à lui des femmes qui ne lui conviennent pas, qui ne sont pas prêtes à s’engager, et qui ne sont, au final, que des miroirs de lui-même. Mais il y va quand même... Et bien sûr, s’y casse les dents.

Pauline (Judith Davis)
Malgré ses 25 ans, Pauline n’est pas une jeune fille flottante. La musique lui a appris la discipline et a éprouvé chez elle sa persévérance. Aussi, on sent qu’elle sait ce qu’elle veut, qu’elle assume ses choix en conscience, ce qui confère au couple qu’elle forme avec François un caractère précieux et gage, surtout, d’un avenir possible. L’issue de leur histoire pouvait alors devenir un enjeu dramatique.

Nicole (Danièle Lebrun)
Dans les comédies (anglaises notamment), rien n’est plus savoureux que les personnages secondaires hauts en couleurs. C’est ce que j’ai voulu créer avec celui de Nicole, une sexagénaire qui assume sa sexualité, qui refuse qu’on l’appelle “Mamie” et qui, pour le moins, n’a pas sa langue dans sa poche quand il s’agit d’énumérer les défauts de la gent masculine.

Notes de tournage

10 novembre 2008 - Seigner & Campan divorcent !

Ivan Calbérac, réalisateur de Irene et On va s'aimer, a débuté pour Mandarin Cinéma le tournage de son nouveau film : Une semaine sur deux qui mettra donc en scène Mathilde Seigner et Bernard Campan.

Ils incarneront un couple qui se sépare mais ne seront pas le centre de l’attention. Le film se concentre sur la réaction de leur fille qui, juste avant sa rentrée en 5ème, va devoir accepter cette nouvelle situation. Réaliser que rien ne sera plus jamais comme avant. Qu’elle ne dira plus « avec mes parents » mais « avec mon père » ou « avec ma mère » et « mon beau-père », « la nouvelle copine de mon père » et plein d’autres trucs du genre qui lui compliqueront la vie.

Grégori Dérangère et Judith Davis complètent la casting tandis que le film est en tournage en région parisienne et au Mont-Saint-Michel jusqu’au 19 décembre pour une sortie sans doute prévue courant 2009.

Entretien avec Ivan Calbérac

D’où vous est venue l’idée de ce film ?
J’avais envie depuis longtemps de faire un film racontant l’histoire d’une jeune fille de 12-13 ans, cet âge charnière où l’on quitte soudainement l’enfance, pour basculer dans l’adolescence. C’est un moment de la vie où chaque chose marque mille fois plus, parce tout change, qu’on est déstabilisé, à vif, particulièrement sensible. Je voulais raconter une première histoire d’amour, filmer un premier baiser... Pour autant, je ne souhaitais pas uniquement me concentrer sur un portrait d’adolescente, comme Claude Miller l’avait par exemple magnifiquement réussi dans L'Effrontee. Je désirais développer aussi l’histoire de chacun des membres de sa famille, la plupart du temps sous le regard ironique et imparable de cette pré-adolescente mais parfois aussi, en prenant la liberté de s’en échapper, pour mettre en parallèle d’autres points de vue. Dans le traitement du sujet, l’idée de départ était de garder une légèreté, d’essayer de développer une dimension comique qui se mêlerait à l’émotion.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 152 entrées
  • 1er jour IDF : 7 574 entrées
  • 1ère semaine IDF : 46 129 entrées
  • Cumul IDF : 87 811 entrées

  • 1ère semaine France : 196 897 entrées
  • Cumul France : 496 916 entrées