Qu'est-ce qui vous a intéressé dans le projet de Radu Mihaileanu ?
J'ai été très touché par l'histoire des Juifs éthiopiens et leur déracinement. Quand je transpose cette situation au contexte parisien, j'imagine que c'est ce que doivent vivre les clandestins qui arrivent à Paris… J'ai aussi été attiré par l'idée d'aller tourner en Israël : j'avais envie de quitter le confort du cinéma parisien, pour comprendre un peu mieux par moi-même la situation de ce pays à propos duquel on entend tout et n'importe quoi…
Vous connaissez la situation des Falashas ?
J'en avais entendu parler par le biais des médias, mais je ne connaissais pas leur histoire intimement et j'ignorais tout de l'opération Moise. Je pensais qu'ils étaient arrivés par leur propre moyen en Israël…. J'étais loin de m'imaginer ce qu'ils ont enduré.
Avez-vous été surpris d'être choisis pour incarner un Israélien ?
J'aurais pu l'être mais ma rencontre avec Radu s'est faite très naturellement et s'est avérée d'une grande cohérence. D'autre part, je me bats moi-même depuis des années conte l'idée de confier le rôle d'un israélien à un israélien, ou d'un breton à un breton…