Pour sauver sa sœur en danger de mort, un homme risque sa vie sur un des plus hauts sommets du monde. Un univers blanc, glacé, impitoyable, où chacun doit dépasser ses propres limites pour espérer rester en vie…
Martin Campbell, le réalisateur, souligne : "Vertical Limit raconte le spectaculaire affrontement d'une poignée d'individus contre une nature toute-puissante. Mais c'est d'abord le combat de femmes et d'hommes contre eux-mêmes, contre leurs sentiments, leur passé, leurs secrets…"
Ceux qui défient les sommets :
Parallèlement aux acteurs, la production a fait appel à de véritables alpinistes, comme Ed Viedturs, qui joue son propre rôle et est consultant sur le tournage. Il est l'un des rares hommes à avoir gravi douze des quatorze plus hauts sommets du monde sans oxygène !
Viedturs souligne : "La plupart des situations décrités dans ce film sont l'exact reflet de ce qui se passe réellement dans la montagne. Celle où l'on voit Elliott Vaughn et Annie Garrett pousser les autres à atteindre le sommet du K2 malgré l'avertissement de Peter est tout à fait plausible. Le K2 est réputé être la plus dangereuse des montagnes car aucune de ses voies d'accès n'est facile. Toutes les faces sont escarpées, les vents sont imprévisibles.
Beaucoup de grimpeurs outrepassent les limites logiques pour atteindre l'objectif qu'ils se sont fixé et se retrouvent dans des situations périlleuses… incertains de redescendre en vie."
Lloyd Philips, le producteur, ajoute : "Les plus hauts sommets du monde exercent une indéniable fascination. Ceux qui s'y aventurent le font pour tester leurs limites, sur le plan physique comme sur le plan psychologique."
Au cœur de la montagne :
Martin Campbell explique : "Le K2 est situé au Pakistan. Nous avons choisi d tourner sur le Mont Cook, dans les Southern Alps en Nouvelle-Zélande, parce que ce sont des montagnes qui ressemblent étonnamment à l'Himalaya. C'est l'un des rares endroits au monde où les sommets abondent, pic après pic, comme autour du K2."
Lloyd Philips ajoute :"La région du mont Cook possède cet aspect changeant et dangereux que prend la très haute montagne aux environs de 8 000 mètres. Nous avons aussi tourné deux jours à Nazomi Ridge, une aiguille de roche encerclée par un abîme de 600ou 700 mètres.
"Des équipes de sécurité très entraînées ont participé au tournage, précise-t-il. Nous avons monté les acteurs et une caméra sur grue par hélicoptère. Tout était instable, mais l'image retranscrit parfaitement la beauté et le danger du lieur. Pour le film, cette authenticité était primordiale. Aucune image de synthèse ne peut reproduire cela."
Le directeur de la photographie,
David Tattersall, précise : "Pour que le spectateur ait l'impression de se trouver lui aussi dans la montagne, il faut briser le cadre habituel en deux dimensions. La caméra est toujours en mouvement. Nous voulions donner littéralement le vertige…
Dès que la caméra bouge, on prend conscience de la troisième dimension : la profondeur."
Tattersall poursuit : "la plupart des images ont été tournées avec un objectif de 27 mm ou plus, en privilégiant la profondeur de champ. Nous n'avons utilisé aucun filtre, un peu comme pour un documentaire. La qualité de l'image est pure."
C'est une chaîne de montagnes - les Remarkables - , non loin de la ville de Queenstown, en Nouvelle-Zélande, qui a été choisie pour situer le camp de base K2. Jon Bunker, le chef déccorateur, a assorti chaque tente à la personnalité de son propriétaire. Celle des frères Bench reflétait bien leur originalité, avec ses drapeaux à l'effigie de Bob Marley… Le camp de base d'Elliot Vaughn bénéficiait quant à lui de tout le luxe possible à cette altitude.
Le camp était un monde cosmopolite, avec les équipes d'alpinistes et l'intendance d'hommes et de femmes venant d'Italie, d'Espagne, du Japon, d'Inde, de Russie et de Nouvelle-Zélande, sans oublier les porteurs et les cuisiniers pakistanais… on a compté jusqu'à 256 figurants pour certaines scènes.
Le transport et l'hébergement d'un si grand nombre de personnes dans la montagne ont nécessité une organisation extrêmement pointilleuse. Il fallait une journée de voyage en car jusqu'au chalet de montagne qui servait de base pour les costumes, le maquillage, l'administration et la cantine.
De là, quinze minutes supplémentaires étaient encore nécessaires pour se rendre sur le décor en véhicules spéciaux dans la neige. Et les vents pouvaient passer de 0 à 150 km/h en quelques minutes…
La base militaire pakistanaise a été installée sur le Mont Earnslaw, également près de Queenstoxn.