Notes de Prod. : Vertige

    en DVD le 05 Novembre 2009

Loïc Par Johan Libéreau

Lors d’une de nos premières rencontres, Abel m’a demandé quel rôle je pensais pouvoir incarner. J’ai répondu Loïc, et c’est effectivement pour ce rôle qu’il avait pensé à moi. Il y avait un enjeu à jouer ce personnage qui a très peur de la montagne mais qui est prêt à tout pour obtenir ce qu’il veut.
L’une des forces du film est de renverser tous les clichés du genre. Je crois que le public pourra se reconnaître dans les personnages et s’y attacher. On suit de vrais individus et ils ne sont pas tout noirs ou tout blancs. On ne peut absolument pas deviner lesquels disparaîtront les premiers. Chacun d’eux va se révéler et faire avancer l’histoire selon sa propre personnalité.

Sur un plan personnel, j’aime le risque et les poussées d’adrénaline qu’il provoque. J’ai fait beaucoup de montagne. J’ai toujours été un skieur, j’ai toujours aimé grimper. Jamais dans ma carrière je n’avais eu l’occasion de mêler à ce point ma propre adrénaline et celle du jeu. Connaître la grimpe m’a aidé à jouer le vertige. Si je l’avais réellement éprouvé, je serais resté collé à la paroi. Je ne connais pas ces peurs primaires dont j’ai joué et elles sont véritablement liées au personnage de Loïc. Quand on grimpe les échelons d’une via ferrata, il y a quand même trois mètres entre chaque point d’accroche, on peut se faire très mal si on dévisse. Il faut rester très concentré. Même avec l’aide des guides de montagne, chacun devait faire attention aux autres et à lui-même. Nous étions à la fois une troupe et une cordée.

J’ai beaucoup joué avec Raphaël, qui incarne Guillaume. C’est avec moi qu’il a fait sa première escalade en montagne. Je lui ai montré comment s’assurer, comment grimper. Cela nous a soudés et tant mieux, parce que nous avions des cascades ! Jamais, au début, il ne se serait cru capable de les faire et à la fin, c’est lui qui proposait de refaire les prises ! Grâce à la sérénité qu’il dégage, il m’a beaucoup appris. C’était un véritable échange entre nous. Raphaël m’a impressionné tant sur le plan humain que sur le plan artistique. C’est quelqu’un d’extraordinaire. C’est aussi un comédien incroyable.
Quand Loïc rencontre Chloé, elle va très mal parce qu’elle a vécu ce qu’elle considère comme un échec personnel à l’hôpital où elle travaille. Lui qui déteste la montagne, qui a peur du vide, est là uniquement pour elle. En fin de compte, il s’aperçoit que Chloé se détache de lui. Il va tout faire pour la récupérer. J’ai essayé de jouer cela de façon à ce qu’on se rende compte qu’il est sensible et qu’il souffre. Ce personnage était un vrai enjeu pour moi et j’ai beaucoup aimé le jouer.

Travailler avec Abel a été une excellente expérience du début à la fin. C’est un très bon directeur d’acteurs et la communication entre nous a été super bonne. Il y a eu un échange, un rapport humain qui m’a permis de lui donner ce qu’il me demandait.
Ce tournage m’a fait grandir autant que celui de Les Témoins. J’ai réellement évolué et je vois les choses différemment. C’est un vrai passage dans ma vie.

Notes de tournage...

Le 10 Octobre 2008 - Des Guignols à un film de frayeur

Abel Ferry, connu dans le milieu de la télévision pour ses pubs et ses sketches pour Les Guignols, est en train de tourner son premier film Ferrata. Un film décrit comme étant un film de « frayeur », une appellation étrange qui laisserait à penser - vu le passif du réalisateur - que cela ne sera pas un simple film d’angoisse, mais quelque chose qui va aller au delà. Le genre de films à couper le souffle qui va vous clouer à votre siège.

En savoir plus sur le film....

« Ferrata » est un film de genre : celui du « survival ».
Le Survival a toujours été considéré comme un sous-genre alors qu'il a engendré de grands films viscéraux qui n'avaient pas peur de montrer la bestialité enfouie de l'être humain.
« Ferrata » commence comme un film d’aventure pour monter petit à petit en puissance et se terminer comme un film de genre avec pour protagonistes une bande de potes d’une vingtaine d’années, mêlant action et suspense dans la lignée de « Promenons-nous dans les bois » ou encore « Calvaire ».

Entretien avec Abel Ferry, réalisateur

Comment en êtes-vous arrivé à ce premier long métrage ?

Le cinéma a toujours tenu une place essentielle dans ma vie. J’ai grandi en regardant tout ce que je pouvais, mais avec une prédilection pour les films d’aventure et de genre. Depuis presque neuf ans, je réalise des courts métrages, des pubs, des sketches pour les Guignols. J’ai ensuite rencontré les producteurs Alain Benguigui et Thomas Verhaeghe, qui avaient un projet mais pas encore de réalisateur.

Les Vertiges de Fanny Valette

La première chose qui m’a attirée vers ce projet, c’est le fait que les personnages ne soient pas uniquement de la chair à canon. Tous ont une vraie personnalité et un vrai parcours. J’aime aussi beaucoup les histoires où les personnages doivent se battre pour survivre.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 154 entrées
  • 1er jour IDF : 1 384 entrées
  • 1ère semaine IDF : 13 280 entrées
  • Cumul IDF : 21 600 entrées

  • 1er jour France : 4 176 entrées
  • 1ère semaine France : 43 488 entrées
  • Cumul France : 79 472 entrées