Notes de Prod. : Vertige d'une rencontre

A propos de Vertige d'une rencontre

Sur le processus de fabrication du film
J’ai fabriqué ce film en solitaire. Seuls Bourriquet l’âne et Mistral le cheval, un solide mérens, m’ont soulagé sur la fin du tour- nage, des 50 kg de matériel. Un véritable fardeau quand il s’agit de crapahuter en montagne. Le froid, la pluie, la solitude, les longues heures d’immobilité... sont le prix à payer pour pénétrer la vie quotidienne des animaux, pour connaître ces instants magiques où ils deviennent acteurs de l’image. Des acteurs qui de plus, doivent être joliment éclairés. Cet état de grâce est un moment rare.... . Pour mettre en valeur la réalité de cette quête, j’ai mélangé deux techniques de prise de vues. J’ai filmé le “carnet de bord!» des scènes du tournage avec une caméra mini DV.
Avec cette technique, je raconte la construction du film pour que le spectateur mesure le prix de l’effort et du rêve. Les images décolorisées et un son brut transcrivent parfaitement la précarité des conditions de tournage. Pour les scènes de la nature magique et des animaux, j’ai utilisé le support film en Super 16 afin d’obtenir une image HD de haute qualité. La narration oscille en permanence entre les deux types d’images, mais plus l’histoire avance, plus l’image super 16 prend de l’importance. Bien que j’aie veillé à la rigueur scientifique et technique, j’ai voulu conserver un côté atypique. Je n’ai surtout pas voulu donner une leçon de choses, mais plutôt provoquer l’émotion.

Une question de regards
En montagne, le temps n’existe plus et ça fait tellement de bien ! Pendant les moments de vide, on gamberge, on réfléchit à plein de choses.... C’est aussi ce côté philosophique que j’espère modestement soulever à travers le film... On va à la rencontre d’un monde magique mais pourtant bien réel, qui est là, à portée de chaussures. La magie existe dans notre monde, elle est partout... Comme le démontre le film, pour ouvrir les porte de cet univers, il n’est pas besoin d’aller bien loin... J’espère qu’il sera une école du regard et suscitera l’envie, car paradoxalement, alors qu’aujourd’hui on est gavé en permanence d’images, on ne prend plus le temps de regarder autour de soi. J’ai travaillé aux quatre coins du monde, de l’Islande à la Mongolie. Pour moi, ce film est un retour aux sources, aux racines. Il s’agit d’un “non-voyage!», un voyage qui ne dépend pas des kilomètres parcourus mais de la qualité du regard que l’on porte sur les choses.
Mon ambition est de raconter avec le plus de dérision et de distance possible, la force qui nous pousse à la poursuite de nos rêves. Une passion sans concession. Je voulais montrer sous l’oeil imparable de la caméra comment un mec seul, porté par sa seule passion, pouvait atteindre son but. Ce film est le premier volet d’une série qui comportera deux longs-métrages. Le second opus sera une fiction originale qui nous fera partager 25 années de la vie du grand rapace.

Sur le processus de fabrication du film
J’ai fabriqué ce film en solitaire. Seuls Bourriquet l’âne et Mistral le cheval, un solide mérens, m’ont soulagé sur la fin du tour- nage, des 50 kg de matériel. Un véritable fardeau quand il s’agit de crapahuter en montagne. Le froid, la pluie, la solitude, les longues heures d’immobilité... sont le prix à payer pour pénétrer la vie quotidienne des animaux, pour connaître ces instants magiques où ils deviennent acteurs de l’image. Des acteurs qui de plus, doivent être joliment éclairés. Cet état de grâce est un moment rare.... . Pour mettre en valeur la réalité de cette quête, j’ai mélangé deux techniques de prise de vues. J’ai filmé le “carnet de bord!» des scènes du tournage avec une caméra mini DV. Avec cette technique, je raconte la construction du film pour que le spectateur mesure le prix de l’effort et du rêve. Les images décolorisées et un son brut transcrivent parfaitement la précarité des conditions de tournage. Pour les scènes de la nature magique et des animaux, j’ai utilisé le support film en Super 16 afin d’obtenir une image HD de haute qualité.
La narration oscille en permanence entre les deux types d’ima- ges, mais plus l’histoire avance, plus l’image super 16 prend de l’importance. Bien que j’aie veillé à la rigueur scientifique et technique, j’ai voulu conserver un côté atypique. Je n’ai surtout pas voulu donner une leçon de choses, mais plutôt provoquer l’émotion.

Une question de regards
En montagne, le temps n’existe plus et ça fait tellement de bien ! Pendant les moments de vide, on gamberge, on réfléchit à plein de choses.... C’est aussi ce côté philosophique que j’espère modestement soulever à travers le film... On va à la rencontre d’un monde magique mais pourtant bien réel, qui est là, à portée de chaussures.
La magie existe dans notre monde, elle est partout... Comme le démontre le film, pour ouvrir les porte de cet univers, il n’est pas besoin d’aller bien loin... J’espère qu’il sera une école du regard et suscitera l’envie, car paradoxalement, alors qu’aujourd’hui on est gavé en permanence d’images, on ne prend plus le temps de regarder autour de soi. J’ai travaillé aux quatre coins du monde, de l’Islande à la Mongolie. Pour moi, ce film est un retour aux sources, aux racines. Il s’agit d’un “non-voyage !», un voyage qui ne dépend pas des kilomètres parcourus mais de la qualité du regard que l’on porte sur les choses.
Mon ambition est de raconter avec le plus de dérision et de distance possible, la force qui nous pousse à la poursuite de nos rêves. Une passion sans concession. Je voulais montrer sous l’oeil imparable de la caméra comment un mec seul, porté par sa seule passion, pouvait attein- dre son but. Ce film est le premier volet d’une série qui comportera deux longs-métrages. Le second opus sera une fiction originale qui nous fera partager 25 années de la vie du grand rapace.