La plus grande partie du film a été tournée à New York.
Will Ferrell raconte : « Nous avons eu beaucoup de chance de pouvoir tourner dans des lieux comme Wall Street et le Rockefeller Center. Presque tous les endroits de New York auxquels vous pouvez penser sont dans le film. En plus, nous avons travaillé pendant tout le tournage avec une deuxième équipe complète qui s’occupait des scènes de cascades en voitures et des fusillades. » Le producteur
Patrick Crowley se souvient : « Quand nous avons commencé à faire les repérages à New York, nous avons compris qu’Adam était très intéressé par les lieux emblématiques de la ville.
C’était aussi le cas de notre chef décorateur,
Clayton Hartley. Par exemple, nous avons construit le bureau d’Ershon au 30 Rockefeller Plaza. Au Time Warner Building, nous avons utilisé une salle de concert de jazz possédant une immense baie vitrée de 9 mètres de haut sur 12 de large, absolument idéale. » D’autres lieux ont donné au film son ambiance new-yorkaise.
Patrick Crowley note : « Nous avons construit une bijouterie de luxe que nous avons ensuite détruite avec une boule de démolition pour une scène de cambriolage. Nous avons aussi tourné une course-poursuite à contresens sur Park Avenue, et filmé une séquence pendant un match de basketball des Knicks. » Parmi les autres lieux de New York figurent Wall Street, City Hall Park, le Plaza Hotel, le magasin Bed, Bath and Beyond, et le célèbre Nathan’s Hot Dogs à Coney Island.
Pour les séquences d’action,
Adam Mckay savait exactement ce qu’il voulait. Il explique : « Les scènes d’action devaient être impressionnantes, c’est une chose que nous avons apprise avec Ricky Robby : Roi du circuit. Une scène peut ne pas être drôle, ce n’est pas un problème, mais alors elle doit être impressionnante ou particulièrement intéressante. Nous avons vraiment essayé de créer des scènes d’action que nous n’avions jamais vues avant. » Pour que l’action soit au rendez-vous, les cinéastes ont fait équipe avec le producteur
Patrick Crowley, qui a supervisé la série des Jason Bourne. Il raconte : «
Adam Mckay voulait un style d’action très contemporain, quelque chose de très réaliste. Il m’a dit qu’il voulait que les spectateurs puissent penser que ce qui arrive dans le film peut se produire dans la réalité.
C’est très inhabituel pour une comédie, c’est un genre où l’action est souvent caricaturale, mais cela fonctionne très bien quand vous avez des stars comme
Mark Wahlberg. »
Mark Wahlberg plaisante : « J’étais un peu inquiet en signant pour une comédie, mais très vite je me suis retrouvé à courir dans tous les sens et à sauter à travers des vitres – des choses que je suis habitué à faire. Les scènes d’action élèvent ce film à un tout autre niveau. »
Patrick Crowley ajoute : « Je savais que les séquences d’action seraient exceptionnelles parce qu’
Oliver Wood, notre directeur de la photographie qui a fait Frangins malgré eux et Ricky Bobby : roi du circuit avec
Adam Mckay, a aussi signé la photographie des trois films de la série Jason Bourne. Avec lui, je savais que nous trouverions comment donner à Adam et au public ce qu’ils attendaient en termes d’action. » Les cascades du film ont été supervisées par le coordinateur des cascades
Brad Martin. Celui-ci note : « Nous avons tout fait très sérieusement.
Les cascades ont été imaginées, chorégraphiées et tournées dans un style très naturel et authentique. »
Brad Martin a par exemple engagé des spécialistes du Parkour pour une séquence de poursuite.
Patrick Crowley explique : « Le Parkour est un sport qui consiste à utiliser les immeubles, les voitures et les éléments du cadre urbain pour se déplacer, faire des sauts et franchir des obstacles. C’est très impressionnant et cela rend les méchants encore plus effrayants. » Dans une autre séquence, Danson et Highsmith percutent un bus qu’ils réquisitionnent pour une course-poursuite à travers Manhattan, avec leur voiture encastrée perpendiculairement dedans.
A la fin de la séquence, la voiture est éjectée du bus.
Brad Martin raconte : « Cette cascade a été réalisée pour de vrai, devant la caméra. Nous avons fait plusieurs essais pour le saut, pour trouver la bonne rampe, la bonne vitesse et la bonne distance pour faire un trou d’une certaine taille dans un bus. Dans la deuxième partie de la séquence, c’est Rick Seaman qui conduisait le bus – il double
Samuel L. Jackson/Highsmith. C’est extrêmement difficile de faire déraper un bus et Rick est un des meilleurs pilotes cascadeurs. Il a fait faire au bus un virage en glissade à 90 degrés, et tout le reste a été réalisé par l’équipe des effets spéciaux. Ils ont câblé la voiture pour l’extraire violemment du bus et la faire voler dans les airs, puis pour la faire percuter la Trump Tower. »
Brad Martin explique : « Pour le braquage de la bijouterie, les effets spéciaux ont fabriqué une boule de démolition. Elle n’était pas très lourde, dans les 300 kilos. Elle devait passer à travers un immeuble puis percuter une camionnette. Pour que la camionnette se retourne sous le choc, nous l’avons posée sur un bras mécanique. Quand le pilote arrivait à sa marque, il appuyait sur un bouton et la camionnette se retournait. C’est une de mes scènes préférées dans le film, un super accident. »
Pour entrer dans son personnage,
Will Ferrell a visité plusieurs commissariats et discuté avec de nombreux policiers, qu’il a aussi accompagnés dans leur journée de travail. Il raconte : « J’avais besoin de me renseigner sur le métier de flic. J’ai visité un stand de tir et plusieurs postes de police pour appréhender la mentalité de ces hommes. Derrière chaque gros titre excitant dans les journaux, ils font un travail quotidien énorme. Même si c’est un travail dont on n’entend jamais parler, mon personnage est persuadé qu’il est aussi important que tout le reste. »
Mark Wahlberg a lui aussi été invité au stand de tir, mais pour lui, habitué des films d’action, ce n’était qu’une formalité.
Le producteur
Patrick Crowley conclut : « Ma collaboration avec
Adam Mckay et
Will Ferrell a été la plus amusante de toute ma carrière. Adam a créé une ambiance très ouverte, généreuse et amicale sur le plateau, il n’y avait aucune tension, aucune pression. Il sait très bien comment diriger ses acteurs, il obtient donc toujours ce qu’il veut et sait comment faire naître de très nombreux éclats de rire – pour ses collaborateurs comme pour le public qui verra le film ! »