Notes de Prod. : Victoria : Les jeunes années d'une reine

    en DVD le 01 Décembre 2009

Autour du film

Le producteur anglais oscarisé Graham King produisait Les Infiltrés quand l’idée de Victoria : Les Jeunes Années D'Une Reine lui fut proposée. Il raconte : « Un ami commun m’a présenté à Sarah Ferguson, la duchesse d’York, qui m’a parlé de plusieurs histoires qu’elle avait en tête. Elle avait d’excellentes idées, et l’une d’entre elles concernait la reine Victoria. Elle m’a expliqué qu’elle avait toujours voulu montrer de la reine une image différente de celle que nous connaissons tous, c'est-à-dire celle de la veuve vêtue de noir. J’ai trouvé l’idée intéressante, et j’en ai parlé à Martin Scorsese qui m’a fait remarquer que cela n’avait encore jamais été fait. J’essayais de faire un film en Angleterre depuis quinze ans, mais jusqu’ici je n’avais pas encore trouvé le bon scénario, le bon sujet, l’émotion et la passion. Cette fois, c’était différent. »

Ayant entendu parler du projet, le scénariste oscarisé Julian Fellowes contacta Graham King pour lui proposer d’écrire le scénario. Il raconte : « Je m’intéresse de près à la vie de la reine Victoria depuis de nombreuses années, je savais déjà tout sur elle et sur son époque, et je voulais absolument être celui qui allait raconter son histoire. J’ai fini par rencontrer Graham King et Martin Scorsese dans la caravane de Martin pendant le tournage des INFILTRES, pour moi cela a vraiment été un grand jour. »

Graham King et Martin Scorsese ont été tellement séduits par les idées de Julian Fellowes qu’ils lui demandèrent immédiatement d’écrire un scénario. Six mois plus tard, celui-ci était terminé. Graham King commente : « C’était très impressionnant, sa première version du scénario était presque parfaite, j’ai tout de suite su que nous avions notre film. C’est très rare d’avoir un premier jet aussi excellent, mais comme Julian nous l’a expliqué, il était né pour écrire cette histoire. »
Julian Fellowes raconte : « Ce qui me fascine le plus dans la vie de la reine Victoria, ce sont les premières années de son règne. Quatre-vingt dix pour cent des gens ne connaissent pas l’histoire de ses jeunes années, et ils vont être très surpris. »
Le film se déroule de la période qui s’étend de 1836, l’année qui précède l’accession au trône de Victoria, à 1840, l’année où elle épouse le prince Albert, et donne de la reine Victoria une image à mille lieux du portrait de la vieille veuve habillée de noir. Julian Fellowes explique : « L’image que tout le monde connaît de la reine Victoria est celle de la vieille veuve de Windsor portant un mouchoir de tête, une femme bouffie habillée en noir qui semble déprimée. Peu de gens savent qu’elle n’a pas toujours été comme cela. Quand elle était jeune, elle aimait la danse et la musique, et elle était très romantique. Comme beaucoup de jeunes filles, elle aimait s’amuser. »

Julian Fellowes poursuit : « Au début de son règne, tout le monde a essayé de la contrôler et j’étais convaincu que le film devait commencer avant son accession au trône et son mariage avec Albert. Cela permettait de montrer le conflit avec sa mère, la duchesse de Kent, qui l’a éloignée de la Cour pour mieux la dominer. La façon dont elle est devenue reine est très intéressante. Du jour au lendemain, elle est passée d’une vie de recluse dans une maison éloignée de tout, au statut de femme la plus célèbre du monde. »

Une histoire d’amour
L’histoire d’amour entre Victoria et Albert, qui se sont mariés en 1840, est au coeur du film. Julian Fellowes raconte : « Le prince Albert a été choisi au détriment de son frère, qui était moins séduisant et plus vieux, par son oncle le roi Léopold de Belgique. Léopold utilisait Albert pour bousculer le pouvoir et gagner de l’influence sur le trône anglais, et le voyait comme l’homme idéal pour une femme qui était déterminée à se marier par amour. Ce qui est intéressant, c’est qu’Albert est vraiment tombé amoureux d’elle. Il avait passé toute sa vie dans une cour allemande très austère, et d’un seul coup il s’est retrouvé avec cette charmante jeune fille qui avait passé toute son enfance loin des fastes des palais. Elle aimait la danse, la musique et monter à cheval. Personne ne s’attendait à ce qu’ils tombent vraiment amoureux l’un de l’autre. »

Graham King déclare : « C’est une très belle histoire d’amour. Une histoire très humaine, une histoire que les gens peuvent comprendre ; ce n’est pas seulement un film d’époque ou un film sur la royauté. C’est ce qui m’a intéressé dans cette histoire parce que je ne voulais pas faire un film d’époque conventionnel, mais quelque chose de plus branché et dynamique. »

Une autre Vision des choses

Alors que le scénario était en cours d’écriture, les producteurs sont partis en quête de celui qui allait réaliser le film. Graham King se souvient : « Le film de Jean-marc Vallée, C.r.a.z.y., a fini par atterrir sur mon bureau. Je l’ai emmené chez moi un soir, je l’ai regardé, et j’ai vraiment été très impressionné. J’ai tout de suite appelé Martin Scorsese pour lui dire de le regarder parce que je pensais que Jean-marc Vallée avait un vrai talent sur le plan visuel, mais aussi dans sa façon de raconter et de mettre en scène ses personnages. Je trouvais son film très « scorsesien ». Comme moi, Marty l’a adoré. »

Chronologie de la Vie de Victoria

1819 - Naissance de Victoria, fille d’Edouard, duc de Kent, et de Victoria de Saxe-
Cobourg-Saalfield, au palais de Kensington le 24 mai.
1837 - le 20 juin, à l’âge de 18 ans, Victoria devient reine d’Angleterre. Elle succède
à son oncle Guillaume IV.

Le tournage

Le directeur de la photographie est Hagen Bogdanski. Jean-marc Vallée explique : « Hagen avait fait un travail splendide sur le film allemand La Vie Des Autres, c’est un film absolument unique. Il y a plusieurs éléments allemands dans Victoria : Les Jeunes Années D’une Reine – la famille royale a du sang allemand et plusieurs acteurs du film étaient allemands – je trouvais donc intéressant le fait que Hagen soit allemand, cela s’inscrivait dans un ensemble. Il est très posé et a été un partenaire créatif essentiel. Il a aussi été capable d’innover, et parfois il lui arrivait de me dire en plaisantant : « Jean-Marc, je suis en train de prendre des risques pour toi ! » Il avait confiance en ma vision des choses. »
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 530 entrées
  • 1er jour IDF : 4 197 entrées
  • 1ère semaine IDF : 25 815 entrées
  • Cumul IDF : 47 144 entrées

  • 1ère semaine France : 61 648 entrées
  • Cumul France : 107 486 entrées