Notes de Prod. : Violent days

Morceaux choisis

Le Rock’N’ Roll

« Tout l’monde sait bien qu’le rock vient de la musique noire. Y disent toujours que c’est Elvis Presley qui a inventé le rock’n’roll alors que c’est faux. T’avais la même musique, les mêmes rythmes quinze ans avant joués par des noirs. Quand t’es vraiment fan de Rock’n’roll, tu peux pas être raciste. Les vrais Teds, à l’origine, sont pas racistes »

Les ouvriers

« N’importe quel ouvrier, il part en vacances, il a une voiture, il a une télé couleur, un scope, un frigo, enfin, tout. C’est super bien mais c’est les gens, leur mentalité a pas suivi, c’est devenu des moutons à force : c’est crédit pour l’appart, le pavillon, la caravane, et si on leur dit du jour au lendemain “vous êtes licenciés”, ben c’est fini pour eux, ils rendent la voiture, le pavillon... »

Le pavillon

Serena : Raconte-moi, comment ça sera plus tard...
Franck : Quand on aura une grande maison ?
Serena : Un pavillon ?
Franck : Ouais, un grand pavillon.
Serena : Avec deux étages...
Franck : Deux étages, une grande cave, un grenier...
Serena : Un jardin !
Franck : Ouais, un grand jardin, une partie devant, une partie derriere, avec un potager...
Serena : Derrière ?
Franck : Devant plutot, et derrière les arbres fruitiers.
Serena : On aura jamais tout ça...

Les cités

« J’avais 14 ans, c’était à Gennevilliers où t’as toutes les cités, et à l’époque, c’était que des rockers dans les cités. Nous, on traînait avec les rockers de Ermont, Sannois, Argenteuil... enfin, toutes les bandes qui traînaient dans le 95. On allait faire chier les petits minos parce qu’on était énervés et qu’ils avaient plein de thune, on les angoissait, on les coursait, on les dépouillait... Enfin, c’est quand on était jeunes... »

Les Teddy Boys

« A l’origine, les teds, c’était une bande en angleterre dans les années 50 qu’était fan de rock’n’roll et qui s’appelait les teddy boys. Y z’étaient inspirés par les zazous français, c’est-à-dire redingotes hyper-longues, banane, mais cheveux longs dans l’cou, grosses pattes et chaussures compensées. C’te mode-là est restée dans les années 60. Les premiers teds que j’ai vus en france, c’était dans les années 76-77. Avant, c’était les rockers, les johnny, les rocky, comme on les app’lait à l’époque, c’était blouson noir, richelieu, santiag, chaîne à vélo... »

Bagarre génerale

« Chaque concert, ça finissait en bagarre générale, coups de couteau, les vérandas qui volaient, les Teds qui allaient dans les voitures chercher les barres de fer, les manches de pioches, les fusils à pompe... et puis les mecs, y cassent tout, y cassent toutes les voitures, les vitrines, et puis voilà »

Etre classe

Franck : Et puis des fringues super-classes !
Serena : Ce que j’aimerais aussi, c’est ça, j’aimerais bien être classe.
Franck : Que du sur-mesure...
Serena : Du sur-mesure ? Ça, c’est vraiment classe... ça sera bien, on sera heureux...
Franck : Eh oui.
Serena : Hein, on sera heureux ?
Franck : Ben ouais, on sera heureux.

Les filles

« Souvent les meufs, elles connaissent le passé des rockers, elles ont traîné avec ces gens-là, elles savent très bien comment ça va finir : l’autre, y sort avec ses potes, y va tirer l’autre meuf, y va rentrer bourré ou y va se prendre un coup de surin... C’est pour ça qu’elles les tiennent, elles savent comment ça se passe... »

La drague

José : T’étais toute gentille tout à l’heure, et puis maintenant tu me parles méchamment...
Serena : J’t’ai pas parlé.
José : Si, tu m’as parlé, tu te rappelles plus...T’as peur de moi ?
Serena : Pourquoi tu t’approches comme ça ?
José : C’est pour te parler, tu me fuis, j’aime pas.
Serena : Ben oui, tu t’approches...
José : J’aime bien parler à une femme, collé...

Gene Vincent

« Le grand amour de ma vie, c’est Gene Vincent, c’est celui que j’aime le plus en fait. J’écoutais ça toute la journée, je regardais les photos, et puis je suis tombée amoureuse de lui d’une façon pas possible. Il aimait le rock’n’roll, il était le rock’n’roll lui-même, j’aimais ça, personne plus que lui pouvait me faire rêver, mais bon, il était mort »

Se faire jeter

Serena : Vrai ?
Franck : Ouais, on fait la paix.
Serena : Franchement ? Tu dis pas ça, et après tu recommences à me jeter ?
Franck : Non.
Serena : C’est vrai ?

Dire non

Serena : On est arrivés là ?
Franck : On arrive...
Serena : On va à la plage ?
Franck : Ça va pas non.

L’Amérique

Franck : N’importe quoi, il est trop zone.
Serena : Ben pourquoi ?
Franck : C’est du pipeau, il est trop zone.
Serena : Il a très bien pu aller en Amérique...
Franck : Qu’est-ce que tu veux qu’il fasse en Amérique ? Il irait même pas dans le sud ! T’es vraiment naïve toi.
Serena : Tu racontes des histoires, toi aussi ?
Franck : Ça m’arrive, oui.
Serena : Et pourquoi ?
Franck : Ben que c’est comme ça.
Serena : Ça sert a quoi ?
Franck : Ça sert a rien.

Conduire v i t e

« Ça me grise la vitesse, j’aime bien prendre des risques... style, fermer les yeux en roulant, couper les lumieres ou passer entre deux voitures... on mettait, je sais pas, « baby let’s play house «, et puis on devenait fou... »

Doubler à la limite

« C’était tout le temps la conduite un peu dangereuse, doubler quand on voyait rien, essayer de doubler quand on peut pas, beaucoup de fois on était à la limite... Enfin, moi ç’a toujours été l’angoisse parce que je savais déjà la façon dont il allait conduire. Je m’attachais, je fermais les yeux et puis j’espérais que Dieu nous aide, c’était tant pis pour moi »

Vivre à fond

« Faut faire les comptes avec la réalité de tous les jours mais y’a un truc que personne ne peut me prendre, c’est le rock’n’roll. Et ça, je l’ai tous les jours, ça me donne tous les jours envie de vivre même quand je me sens un peu triste. j’écoute ça, à fond, et ça me donne envie de vivre, quoi »

Présentation du film par sa réalisatrice

Violent Days met en œuvre l’idée de télescopage documentaire-fiction, de captation de la fiction par le réel, de précision de l’écriture pour une sensation d’improvisation et de « pris sur le vif ».
La construction, qui fait alterner des séquences de fiction et d’interviews, oppose la caméra en mouvement de la fiction, au cadre fixe, frontal, des interviews. Ainsi, être saisi par l’action puis remis à distance par l’action racontée, demande au spectateur une réactualisation permanente.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1er jour IDF : 250 entrées
  • 1ère semaine IDF : 1 629 entrées
  • Cumul IDF : 3 622 entrées

  • 1ère semaine France : 2 428 entrées
  • Cumul France : 5 740 entrées