Créer un parfait paysage d’hiver en Nouvelle-Angleterre était une autre gageure.
Bill Brzeski commente : « C’était un autre genre de défi logistique. Donner à une scène d’hiver l’aspect véritable de l’hiver n’est jamais simple, surtout en plein été ! Mais nous avons usé de quelques trucs, dont notre « neige », qui ont parfaitement fonctionné. Elle était faite de papier léger et pelucheux, réduit en poudre, blanchi puis placé dans une machine Krendel, un système normalement utilisé pour pulvériser le matériau de calorifugeage dans les greniers. »
Tourner un film hivernal durant l’été le plus chaud de l’histoire du Canada a été assez pénible pour les acteurs.
Kristin Davis, qui joue Kelly, la femme de Steve Finch, commente : « Il fallait penser à beaucoup de détails, comme ne pas s’exposer au soleil pour ne pas bronzer, parce qu’on était supposés être en décembre. Et puis, il y avait la fausse neige qui s’infiltrait dans notre bouche quand on disait notre texte… Les cours d’art dramatique ne vous préparent jamais à ce genre de chose ! »
Matthew Broderick ajoute : « On avait du mal à faire semblant de jouer en plein hiver, dans le froid, alors qu’on transpirait ! Je crois que ç’aurait été plus facile de tourner pour de bon en plein hiver. Quand on faisait du patin à glace avec le soleil qui chauffait sur cette « glace » en plastique, c’était vraiment bizarre ! »
Kristin Chenoweth, qui incarne l’épouse de Buddy Hall, a été frappée par l’esprit de Noël en plein mois de juillet. « Peu importe si c’était l’été, ce tournage m’a plongée dans l’esprit de Noël ! J’allais même faire des courses pour acheter des cadeaux à tous mes partenaires de jeu ! »
Elle confie à propos de son personnage : « J’ai aimé faire le portrait d’une femme qui a beaucoup de cœur mais aussi un caractère bien trempé. Tia dit toujours ce qu’elle pense, sans jamais se censurer, et c’est très amusant à jouer !
De son partenaire,
Danny De Vito, elle dit : « Danny est l’un des derniers rares vrais gentlemen. Il est adorable et très drôle. »
Les pulls portés traditionnellement à Noël par certains Américains étaient nombreux sur le plateau.
Carol Ramsey, la chef costumière, a supervisé la sélection de ces pulls « vraiment très moches », selon elle, qu’arbore la famille Finch pour la photo annuelle de sa carte de vœux. « Pour moi, explique-t-elle, ce qui pousse les gens à porter des vêtements aussi voyants relève d’un désir de tradition. Dans notre monde moderne, tout ce qui peut nous rappeler qu’il existe encore des traditions est précieux. C’est amusant et touchant de voir des gens tout ce qu’il y a de plus normaux enfiler ces pulls et sweat-shirts criards… En plus, ils avaient un certain potentiel cinématographique et c’est vrai qu’ils permettent de faire des cartes de vœux de Noël rigolotes ! »
Steve Finch est vraiment attaché à cette tradition de réaliser sa propre photo de Noël avec ces pulls, malgré la répulsion de sa famille.
Matthew Broderick a une théorie sur le fait que les pulls qu’achète Finch à sa famille sont aussi hideux : « Les choses lui ont un peu échappé, affirme-t-il. Il maintient cette tradition avec acharnement depuis trop longtemps et il a acheté beaucoup de pulls différents au fil des ans. Avec le temps, la qualité a baissé et il en est réduit à écumer le fond du fond du pull de Noël… et ce n’est pas beau à voir ! »
La chef costumière désirait que les vêtements de
Danny Devito aient un petit côté rétro, surtout en ce qui concerne sa veste de cuir. Elle explique : « Je voulais une veste dans l’esprit blouson d’aviateur, comme on en voyait au début des années 90. J’ai consulté des catalogues de chez Sears de cette période et j’ai fini par créer un vêtement qui est en fait un mélange de divers styles de cette époque. Comme pour le reste de sa garde-robe, nous avons vieilli les peaux utilisées pour la veste. Nous ne voulions pas qu’il porte de vêtements qui paraissent neufs. Tout, y compris les costumes et vestes de sport qu’il porte à son travail chez Murray Motors, a l’air un peu vieillot, un peu décalé. »
Les scénaristes
Matt Corman et
Chris Ord concluent : «
Le Plus Beau Noël dit en fin de compte qu’il n’y a pas de bonne ni de mauvaise manière de fêter Noël. Seul compte l’esprit de la fête, fait de compréhension et de rapprochement. »
Le scénariste
Don Rhymer ajoute : « Sous couvert d’une bonne comédie, le film dit aussi que rien ne mérite vraiment cette surenchère inutile, et qu’il ne faut jamais perdre de vue ce qui a du sens. »