Notes de Prod. : Wall.E

    en DVD le 30 Janvier 2009

Musique terrestre et cosmique

Andrew Stanton a confié la musique de WALL.E au compositeur Thomas Newman, avec qui il avait déjà collaboré sur Le Monde De Némo. Le film se concentrant davantage sur la narration visuelle que sur les dialogues, la musique y joue un rôle encore plus important que d’ordinaire en créant des ambiances sonores qui contribuent à raconter l’histoire.
Andrew Stanton déclare : « Quand j’ai travaillé avec Thomas pour la première fois sur Le Monde De Némo, c’était pour moi comme un rêve qui se réalisait. J’ai toujours adoré ses musiques parce qu’elles sont très originales. Je me souviens lui avoir parlé de WALL.E pour la première alors que nous étions à la cérémonie des Oscars 2004 pour Le Monde De Némo. Après lui avoir expliqué que j’avais une idée de film qui mélangeait la science-fiction et Hello Dolly !, je me suis demandé s’il n’allait pas me prendre pour un fou. En fait, il s’avère que c’est l’oncle de Thomas, Lionel Newman, qui a composé la musique de Hello Dolly !. Tout cela restait donc en famille. »
Andrew Stanton ajoute : « Quand vous travaillez avec Thomas, vous êtes certain d’obtenir quelque chose de complètement inhabituel. En plus d’être complètement uniques, ses musiques donnent à chaque film une véritable identité. Pour WALL•E, il a créé des musiques d’une beauté, d’une majesté et d’une intensité qui vont au-delà de tout ce que j’ai pu imaginer. »


« Dans un film d’animation, l’ambiance change très vite, ce peut être une question de secondes. »
Thomas Newman, compositeur

Andrew Stanton déclare : « A travers ses musiques, Thomas a su rendre l’immensité de l’espace aussi bien que l’intimité des relations entre les deux robots. Il a réussi à renforcer les ambiances et les émotions qui traversent le monde que nous avons créé. Il y a par exemple une scène dans la première partie du film où WALL•E travaille comme tous les jours, sur un rythme mécanique entrecoupé de légers coups de sifflet qui rappelle beaucoup l’ambiance d’une usine. Il réussit toujours à mettre en avant ce qu’il y a de plus important, et comme il a pour habitude d’ajouter des sons et de remixer ce qu’il a enregistré avec un orchestre, il crée toujours de nouvelles palettes sonores. Il a un talent naturel pour trouver l’émotion la plus profonde de chaque scène, et comme j’aime souligner ce qu’il y a de plus émotionnel dans l’histoire, je pense que c’est ce qui fait que nous travaillons aussi bien ensemble. »
Thomas Newman précise : « Ecrire la musique d’un film d’animation et celle d’un film avec de vrais acteurs sont deux choses complètement différentes. Dans un film d’animation, l’ambiance change beaucoup plus vite, ce peut être une question de secondes. Avec Le Monde De Némo, j’ai appris qu’on ne peut pas créer une atmosphère dominante et la laisser en place très longtemps. Avec les films d’animation, tout est question d’enchaînement, la musique doit sans cesse passer d’une émotion à une autre. Comme ma musique a tendance à suivre une structure parfois répétitive, j’aime travailler avec un percussionniste ou un guitariste capable de reprendre mes thèmes tout en faisant des variations, cela rend les choses plus intéressantes au plan sonore. Quand vous jouez les mêmes phrases plusieurs fois, vous permettez à l’oreille d’entendre des couleurs et des nuances qui élargissent votre perception du son et de la musique. Cette profondeur est ce qui m’intéresse le plus dans la musique. »

« Leur rencontre a été un moment inoubliable, une sorte de coup de foudre musical qui a donné naissance à cette chanson merveilleuse qu’est « Down to Earth ». »
Andrew Stanton, réalisateur et coscénariste

Pour la chanson de fin du film, « Down to Earth », Andrew Stanton et Thomas Newman ont collaboré avec Peter Gabriel. Andrew Stanton raconte : « Je suis un de ses plus grands fans depuis l’âge de douze ans. Travailler avec lui aura été un des moments les plus mémorables de ma carrière. Pour conclure le film, il nous fallait une chanson capable d’en reprendre l’idée générale. Je me suis alors souvenu que Peter Gabriel était le père de la world music, et j’ai essayé d’imaginer ce que pourrait donner une collaboration entre lui et Thomas. Comme l’idée me plaisait beaucoup, je l’ai contacté, et Thomas est allé à Londres pour faire un bœuf avec lui. Leur rencontre a été un moment inoubliable, une sorte de coup de foudre musical qui a donné naissance à cette chanson merveilleuse qu’est « Down to Earth ». Au-delà de leur apparente simplicité, les paroles écrites par Peter sont très intelligentes, remarquablement senties et reflètent parfaitement l’esprit du film. Et puis pour moi, le fait qu’elles aient été inspirées par une histoire que j’ai écrite les rend encore plus belles. Cette chanson ressemble vraiment à celles de Peter, mais en même temps elle possède une sensibilité qui est celle de Thomas. Elle l’a tellement inspiré qu’il a réécrit certaines musiques du film pour y intégrer plusieurs de ses thèmes. Cela en fait un élément indissociable de l’histoire, présent du début à la fin du film. »

Notes de tournage...

Le 26 Juin 2008 - Petit robot deviendra grand

Wall.e, le petit robot au cœur tendre ne s’attendait certainement pas à un tel succès. Vendredi sur les écrans américains (chanceux !), le p’tit dernier animé des studios Pixar lance officieusement la course à l’Oscar 2008. Et attention, il en a sous l’moteur le ch’tio robot !

Que se passerait-il si l’humanité quittait la Terre en oubliant d’éteindre le dernier robot ?

Voici la question étrange et fascinante à laquelle s’intéresse WALL.E, le nouveau film Disney/Pixar. Bourré de surprises, d’imagination, d’humour, d’action et d’émotion, WALL.E est une comédie d’aventures sidérale et sidérante parmi les plus excitantes et les plus inventives jamais découvertes sur les écrans. Le film illustre une fois de plus l’immense talent des artistes Pixar pour créer des univers entiers, des histoires et des personnages extraordinaires, des musiques inoubliables et une animation par ordinateur à couper le souffle.

Un monde de robots : les personnages

WALL.E (Videur Automatique pour Lavage et Levage - classe E) est le dernier robot sur Terre. Programmé pour nettoyer la planète, il façonne avec les déchets qu’il ramasse de petits cubes qu’il empile consciencieusement. Cependant, au bout de 700 années de cette activité, WALL.E a révélé un léger défaut technique : il a une personnalité. Il est en effet extrêmement curieux, très indiscret… et il se sent seul. WALL.E est l’un des milliers de robots envoyés par la Buy’n’Large Corporation nettoyer la Terre tandis que les humains s’envolaient dans le cosmos à bord d’un luxueux vaisseau spatial. Son seul compagnon est un petit cafard (que les équipes de chez Pixar ont surnommé Hal, d’après un célèbre producteur des années 20, Hal Roach, et en hommage à l’ordinateur de 2001, L'Odyssée De L'Espace).

Une grande histoire d’amour, d’espace et de robots

« Nous voulions donner aux spectateurs le sentiment de voir une machine devenue vivante. Et plus ils considéreraient WALL•E comme une machine, plus l’histoire en deviendrait émouvante. »

Andrew Stanton, réalisateur et coscénariste

Animer des robots

Sur WALL.E, les animateurs de chez Pixar ont repoussé une fois de plus toutes les limites de l’animation. Des jouets aux fourmis, des poissons aux monstres et des super-héros aux rats gourmets, les artistes de Pixar ont créé depuis des années de nombreux personnages célèbres dans le monde entier. Malgré cela, ils ont dû relever de nouveaux défis pour créer les nombreux robots et humains de WALL.E. Grâce au talent et à l’expérience des superviseurs de l’animation Alan Barillaro et Steve Hunter, de leurs équipes, qui ont compté jusqu’à 50 animateurs, et du directeur de l’animation Angus Maclane, WALL.E s’impose comme un nouveau chef-d’œuvre de l’animation.

Les robots ont-ils des coudes ?

Un des grands sujets de discussion à propos de la conception du personnage de WALL.E a été de savoir s’il devait ou non avoir des coudes. Le superviseur de l’animation Steve Hunter explique : « Au début, nous avions conçu WALL.E avec des coudes pour lui permettre de plier les bras. En tant qu’animateurs, nous nous étions battus pour qu’il puisse toucher son visage, s’accrocher à un vaisseau spatial et faire une large gamme de mouvements. Avec le recul, nous nous sommes aperçus que cela ne collait pas. Le modèle WALL.E a été conçu pour mettre des ordures dans son ventre et les compacter. Pourquoi aurait-il besoin de coudes ? Cela n’avait aucun sens. Avec l’aide d’Andrew et sur une très bonne idée d’Angus Maclane, nous avons donc remplacé ses coudes par des rails de chaque côté, sur lesquels il fait glisser ses bras pour les positionner différemment et avoir une gamme de mouvements plus ample. Ce système le rend encore plus crédible en tant que machine. Cette histoire de coudes peut paraître futile, mais c’est le genre de détail qui fait la différence entre un personnage correct et un excellent personnage. »

Les robots ont la « parole » : l’univers sonore

Dans WALL.E, de nombreux robots parlent un langage qui leur est propre. Pour créer leurs voix et l’univers sonore du film, le producteur Jim Morris et le réalisateur et coscénariste Andrew Stanton n’ont pas hésité une seconde et se sont tournés vers Ben Burtt. Récompensé par plusieurs Oscars, Ben Burtt est l’homme qui a créé la voix de R2-D2, le claquement du fouet d’Indiana Jones, le sifflement de la créature d’ALIEN, et bien d’autres sons célèbres du cinéma.

Sur terre et dans l’espace : les décors

Depuis notre planète abandonnée et couverte de déchets jusqu’à un gigantesque vaisseau spatial stationné au bord d’une nébuleuse devenu le refuge de milliers d’humains, les décors de WALL.E offrent une vision du futur saisissante de réalisme. Les décors ont été créés sous la supervision de Ralph Eggleston (Le Monde De Némo), un vétéran de Pixar qui a travaillé comme directeur artistique sur Toy Story et Les Indestructibles, et a réalisé le court métrage oscarisé Drôles D’oiseaux Sur Une Ligne à Haute Tension. Trois des meilleurs directeurs artistiques de Pixar l’ont aidé dans sa tâche : Anthony Christov s’est occupé des décors, Bert Berry des textures, ombres et couleurs, et Jason Deamer des personnages.

L’image d’un monde du futur : la photo et les effets visuels

Jim Morris se souvient : « Une des choses qu’Andrew Stanton voulait faire avec WALL.E était de créer une esthétique différente de celle que nous sommes habitués à voir dans les films d’animation. Trop souvent, ces films donnent l’impression d’avoir été entièrement filmés par un ordinateur. Avec WALL.E, nous voulions donner aux spectateurs l’impression que des caméramans s’était vraiment rendus sur les lieux de l’action pour la filmer avec de vraies caméras. Nous voulions aussi reproduire les artefacts d’un véritable objectif pour donner à l’image un aspect beaucoup plus réaliste et cru que n’importe quel autre film d’animation. Durant la période où j’ai travaillé chez ILM, j’ai rencontré plusieurs personnes dont les compétences pouvaient nous être utiles à ce niveau. »
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 3 158 entrées
  • 1er jour IDF : 43 539 entrées
  • 1ère semaine IDF : 240 071 entrées
  • Cumul IDF : 694 498 entrées

  • 1ère semaine France : 925 900 entrées
  • Cumul France : 3 258 640 entrées