Comment finit-on agent secret au Japon ?
Mon personnage, Momo, s’est installé là-bas il y a longtemps. Il travaille pour les renseignements généraux (RG). Il est parti avec Hubert, et je crois qu’il y reste vivre parce que c’est un pays qui lui plaît bien. C’est ce que j’ai failli faire moi aussi ! Je plaisante. Jamais je n’y serais resté. Même si on s’habitue au pays au bout de quelques temps, on est tellement différent des japonais… On ne raisonne pas pareil. Ce que nous considérons chez eux comme une hypocrisie ou un excès de forme, c’est lié à leur culture. On a petit un problème de communication au départ. En revanche, ce sont des gens très accueillants…
Parlez-nous de votre personnage, Momo…
Pour Momo, Hubert c’est le meilleur. C’est un héros. C’est d’ailleurs très proche de
Jean Reno. Quand Jean se promène dans un aéroport, il y a du Clint Eastwood en lui. Il a une telle présence que même ceux qui ne le connaissent pas se retournent. Momo, s’il a voulu être flic, c’est parce qu’il avait envie d’être un héros, comme ceux qu’il avait pu voir au cinéma. Et justement, le mec qu’il a vu au cinéma, c’est son collègue. Il veut absolument l’aider, il participe à tout. Ça le sort de sa vie quotidienne, et avec Hubert, ce n’est forcément pas pour des petites affaires. Rien ne se passe normalement. On n’ouvre pas une porte en tournant une poignée. Toutes les portes se défoncent. Momo, il est au spectacle, et il veut y participer.