Comment vous est venue l’idée de faire ce film ?
Elle provient d’un projet antérieur. Nous tournions un film qui s’appelait Opération Figurini pour lequel nous devions filmer certaines séquences sur les marchés de Vienne. Au moment d’écrire le scénario, j’ai arpenté de long en large les marchés de la ville et je me suis demandé : « Quelle est la chose la plus intéressante dans ces marchés ? » La réponse était : les produits eux-mêmes et leur provenance ! L’idée originale était donc de faire débuter le film sur le marché le plus célèbre de Vienne, le Naschmarkt, et de regarder ce qui se passait derrière le miroir. D’où venaient donc tous les produits alimentaires qu’on y vend ? Ce qui m’importait, c’était l’idée de connexion. Prenez les tomates, par exemple... Eh bien, rien que le fait qu’elles aient voyagé pendant 3.000 kilomètres avant d’arriver jusqu’à moi me semblait curieux. Ça m’interpellait. Et c’est devenu le sujet du film, son véritable sujet. Ce n’est d’ailleurs qu’en arrivant en Espagne qu’on a découvert que le plus vaste espace de culture de produits « verts » du monde entier se trouvait là-bas.