Notes de Prod. : Whatever Works

    en DVD le 12 Novembre 2009

Notre critique du film

Woody Allen et sa Mélodie du bonheur

Whatever Works. autrement dit « le tout, c’est que ça marche » : telle est la morale de cette comédie décidément très woody allen-iènne.

Thème central, cher au réalisateur ? Le bonheur. Pas facile à trouver ce bonheur, alors quand il frappe à la porte, aussi improbable qu’il puisse paraître, le mieux, c’est de l’inviter à rentrer… demandez à Boris Yellnikoff. Après un mariage foireux, un prix Nobel de physique manqué et un suicide raté, le bonheur, il ne connaît pas.

Hypocondriaque un rien OCD, Boris est convaincu que chanter deux fois Joyeux Anniversaire en se lavant les mains anéantit les germes. Méchant, aigri et sarcastique à souhait, il en veut à la terre entière : des Américains en passant par Dieu, les médecins et les conducteurs, tous ces soi-disant sous-débiles en prennent plein leur grade. Son rêve ? Que le gouvernement ré ouvre des camps de concentration pour les enfants afin que ceux-ci se rendent compte de quoi l’humanité est vraiment capable. Pas de doute, à côté de Boris, le Docteur House à l’air d’un enfant de choeur.

Le film, servit par un casting du tonnerre, est tout simplement jouissif du début à la fin. Des dialogues incisifs et des vannes qui fusent de tous les côtés, la faute en partie à Larry David, qui « est » Boris : ce rôle lui va comme un gant et n’est pas sans rappeler son personnage de Larry Et Son Nombril.

Un soir, au détour d’une poubelle, la vie de ce vieux grincheux bascule lorsqu’une jeune vagabonde simplette venue du Sud (Evan Rachel Wood, aussi attachante que son accent) lui demande à manger. Ses parents, Cathos républicains à fond, s’avèrent tout aussi déjantés. Au contact de Boris, elle (une Patricia Clarkson impeccable) devient une hippie polygame, et lui (Ed Begley Jr.) trouve l’amour dans les bras d’un homme.

Après tout, Whatever Works, c’est ça le vrai bonheur... Tôt ou tard, on trouve tous notre Mélodie … ou notre Boris. Peu importe, « le tout, c’est que ça marche ».

Bénédicte Lelong

Notes de Tournage...

Le 3 Mars 2009 - Woody Allen en avant-première mondiale

La première mondiale du dernier film de Woody Allen Whatever Works aura lieu à New York à l'ouverture du Festival de Tribeca le 22 avril prochain, a annoncé lundi un communiqué du festival à l'AFP.

Notes de production

Woody Allen revient à New York pour une comédie dont il a le secret autour d’un misanthrope et d’une jeune fugueuse naïve. Lorsque les parents de la jeune fille viennent la chercher, tous se retrouvent plongés dans un imbroglio romantique aussi intense qu’inattendu. Chacun va découvrir que trouver l’amour dépend d’un mélange de chance et d’heureux hasards...
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 3 378 entrées
  • 1er jour IDF : 27 386 entrées
  • 1ère semaine IDF : 137 882 entrées
  • Cumul IDF : 400 872 entrées

  • 1er jour France : 53 732 entrées
  • 1ère semaine France : 287 452 entrées
  • Cumul France : 879 005 entrées