Notes de Prod. : Whiteout

    en DVD le 23 Février 2010

Whiteout, le phénomène météo

Whiteout : phénomène météorologique parfois appelé «jour blanc» au cours duquel la visibilité et le contraste sont réduits par la neige et la diffusion de la lumière à travers un ciel nuageux. Le ciel et la terre se confondent ; l’horizon, les contours et les ombres disparaissent. L’espace paraît vide et semble s’étendre à l’infini, et l’on perd tout repère.

Joel Silver, producteur de Whiteout sous sa bannière Dark Castle Entertainment, déclare : « Whiteout est le thriller le plus glacial jamais réalisé ! » Il précise : « Le public ne saura pas immédiatement quelles sont les circonstances qui ont conduit l’héroïne de Whiteout, un marshal fédéral, à demander son affectation en Antarctique, ni ce qu’elle espérait y trouver. Mais ils sentiront tout de suite, dès l’ouverture du film, qu’elle est très impatiente de s’en aller.» Dominic Sena, le réalisateur, retrouve Joel Silver pour la deuxième fois – ils avaient déjà travaillé ensemble en 2001 sur le thriller d’action Opération Espadon. il explique : « Quoi que Carrie Stetko soit venue chercher au bout du monde, elle ne l’a pas trouvé. Et l’endroit l’a affectée – le froid, la claustrophobie, l’isolement. Elle est au bord de craquer et elle compte les jours qui la séparent du dernier vol qui quittera la base avant que l’hiver et ses six mois de ténèbres ne s’installent. »

Les préparatifs de départ de Carrie Stetko sont cependant suspendus lorsqu’un corps est retrouvé sur la banquise qui sépare la station de recherche américaine, amundsen-scott, et son équivalent russe, vostok. Le corps est entièrement gelé, c’est un «esquimau» selon le jargon imagé des gens qui travaillent dans cette région impitoyable où perdre un gant peut signifier la perte d’une main, et où quelques courtes minutes d’exposition au froid suffisent à tuer quiconque s’aventure dehors sans protection…
Gelé par le sang et la glace, le corps ne fait plus qu’un avec la banquise. Ses bras et ses jambes sont étrangement tordus. Il s’agit d’un géologue américain nommé Weiss, appartenant à une petite équipe de chercheurs venus étudier des fragments de météorites. Un examen plus approfondi révèle de nombreux os brisés et une entaille fraîche dans sa jambe grossièrement recousue. Mais la cause de la mort est une profonde blessure à la poitrine, faite par un outil très répandu sur ce terrain : un piolet.

Si la mort de Weiss est un mystère, l’endroit où a été retrouvé son corps est plus déroutant encore. Un coin perdu à des kilomètres de tout. Pas de traces de roues ou de chenilles, pas de carte, pas d’équipement.
Que faisait-il seul dans cet endroit ? Une victime de meurtre est bien la dernière chose que Carrie Stetko s’attendait à trouver après deux années pas forcément faciles mais du moins sans histoire sur la base, et c’est certainement la dernière chose dont elle a besoin à ce moment-là. mais envoyer le cadavre aux autorités américaines situées à la station Mcmurdo, à 1500 km de là, et passer le relais est tout simplement impossible.

Kate Beckinsale, qui interprète Carrie Stetko, explique : « Je comprends tout à fait la situation de Carrie et sa réaction. Elle a le sentiment que la victime attend d’elle qu’elle découvre ce qui lui est arrivé. Que Carrie le veuille ou non, son sens des responsabilités et son instinct de policier parlent, et elle prend l’affaire en main. » Malheureusement, alors que ses bagages sont déjà prête, cette affaire n’est pas de celles que l’on résout rapidement et facilement. Au contraire, les choses se compliquent d’emblée lorsque la jeune femme porte son attention sur les deux membres restants de l’équipe de Weiss, des hommes qui peuvent être aussi bien les principaux suspects du crime que les prochaines victimes d’un tueur dont elle doit découvrir le mobile.
Joel Silver observe : «Les conditions météo extrêmes ne font qu’amplifier la tension. On sent la présence brutale de l’Antarctique s’imposer comme un personnage puissant et omniprésent dans l’histoire.Les choses sont bien plus intenses lorsque chacun de vos mouvements est potentiellement fatal. Même enquêter sur une scène de crime est plus dangereux ici que partout ailleurs – le déplacement jusque sur les lieux, le fait d’être exposé aux éléments, la possibilité de se retrouver isolé.
Vous prenez un risque chaque fois que vous mettez un pied dehors.» La productrice Susan Downey commente : «Bien que l’Antarctique se trouve sur Terre, on dirait vraiment une autre planète. Les températures au pôle Sud peuvent descendre plus bas que celles enregistrées dans la zone équatoriale de Mars. Avec un tel cadre pour notre histoire, nous pouvions montrer des images jamais vues dans ce genre de film, comme les séquences de Whiteout, très dynamiques, les images aériennes de la base ou le Twin Otter qui cherche à atterrir dans des conditions météo bien trop agitées pour un avion.»

Susan Downey poursuit : «Nous avons voulu être explicites dans notre portrait de l’Antarctique. Nous souhaitions exposer clairement les températures et leurs effets, la vitesse à laquelle on peut attraper des gelures ou mourir de froid. Tout y est, et tout est vrai.» les producteurs ont choisi le Manitoba, au canada, pour représenter les extérieurs du pôle sud. La région était suffisamment froide pour donner aux acteurs et à l’équipe technique un bon aperçu de cet aspect de l’histoire et du Whiteout, un phénomène naturel qui peut complètement perturber les sens.

Kate Beckinsale commente : «Par moments, je n’arrivais plus à distinguer l’horizon ; impossible de délimiter le ciel de la terre. Tout n’était que blancheur. Cela vous désoriente complètement. Il est très facile d’imaginer combien ce doit être terrifiant si vous êtes tout seul. Vous pouvez perdre de vue le campement pendant un instant seulement et ne jamais retrouver le chemin du retour.» le producteur David Gambino précise : «L’Antarctique vous tuera. Les seuls éléments suffisent à vous faire sentir que votre place n’est pas ici, et Whiteout en apporte la preuve éclatante.»
La déclaration de Gambino s’appuie sur les recherches très poussées effectuées par Greg Rucka, auteur, avec le dessinateur steve lieber, du roman graphique nommé à l’eisner award «Whiteout», qui a inspiré Whiteout. rucka est également un des producteurs exécutifs du film. Il explique : «Ce continent est un désert sans sable. L’environnement en tant que personnage m’intriguait. Ce que nous faisons et ce que nous sommes découle tellement de la situation physique dans laquelle on se trouve… L’Antarctique possède sa propre beauté, une beauté spectaculaire mais effrayante. Le lieu ne vous laisse jamais baisser la garde, ou bien il vous tue. Même s’il y a du soleil, le vent peut très bien se lever et se mettre à souffler en rafales à plus de 200 km/h.

Vous ne pouvez jamais vous montrer négligeant et oublier ce qu’il y a dehors.» Cela fait des années que Dominic Sena est fasciné par cette nature impitoyable, par l’influence d’un environnement extrême sur le comportement humain. Il raconte : «Je me trouvais à Lillehammer, en Norvège, pour tourner des films publicitaires pour les Jeux Olympiques d’Hiver 1994. À l’époque de l’année où nous tournions, il n’y avait que trois heures de lumière par jour. Il faisait 0°C à midi et – 40°C la nuit. Trop froid pour sortir, alors nous restions enfermés à l’intérieur, dans nos chambres.

Au bout de quelques semaines, nous étions déprimés. On se retrouvait assis à boire tous les soirs, et ça a commencé à déteindre sur le moral de tout le monde. Mon producteur, un type habituellement charmant, s’est mis à hurler si son café n’était pas parfait, et à menacer de renvoyer des gens pour des fautes de frappe. Les machinistes se battaient dans la neige. «Une fois rentré chez moi à la suite de cette expérience, j’ai commencé à me demander ce qui pourrait arriver à un groupe de gens quelconque piégé dans un lieu pénible, oppressant, pas seulement pour quelques semaines mais pendant des mois. Que se passerait-il si en plus, un événement dramatique survenait ? Comment réagiraient-ils ? Je me suis dit que ce serait un sujet de film passionnant.»

Le scénariste Jon Hoeber, qui a travaillé sur le scénario de Whiteout avec son frère Erich Hoeber, note : «On découvre beaucoup de choses sur les gens quand on les place dans une situation de stress inhabituelle. Cela les force à toucher leurs limites et c’est là qu’ils révèlent le pire et le meilleur d’eux-mêmes.» Erich Hoeber ajoute : «Certaines personnes sont tellement obnubilées par la survie qu’elles en perdent toute humanité, toute morale.» lorsque le roman graphique a été publié en quatre tomes par Oni Press en 1998, Dominic Sena l’a suivi avec grand intérêt. il a même tenté d’en acheter les droits d’adaptation, sans succès car les démarches avaient déjà été entamées par d’autres.

Il raconte : «Un jour, bien plus tard, mon agent m’a dit comme ça : «Joel Silver a un scénario qui s’appelle Whiteout, est-ce que ça t’intéresse ?». J’ai répondu : «Tu plaisantes ? J’essaie de mettre la main dessus depuis cinq ans !». Alors j’ai appelé Joel, et je lui ai dit : «Joel, je connais ce projet à fond, je fais ce film dans ma tête depuis cinq ans !» les scénaristes Chad Hayes et Carey W. Hayes expliquent : «La capacité de Whiteout à choquer réside dans la manière dont Dominic a capté cet univers incroyable et imprévisible que peu de gens connaissent, et dont il vous amène à prendre conscience que se retrouver dans un Whiteout est comme être perdu dans le noir.»

Cela n’a pas été une surprise pour le réalisateur d’apprendre que les gens devant travailler au pôle sud doivent subir une évaluation psychologique avant de partir pour des missions de longue durée. il déclare : «Cet endroit peut réellement vous saper le moral. Cela se résume finalement à cela : certains en sont capables, d’autres pas. Des gens qui ne sont pas forcément méchants finissent par faire des trucs plutôt mauvais et c’est l’un des thèmes que Whiteout explore.»

Kate Beckinsale observe : «Le confinement peut finir par créer un vrai baril de poudre. Les émotions sont sur le point d’exploser et vous ne savez jamais ce qui va se déclencher. C’est ce que j’aime dans les thrillers, l’impossibilité de prévoir. J’aime essayer de comprendre, de deviner ce qui va se passer et me laisser happer…»

Ne pas se perdre dehors lors d’un Whiteout

« Vous pouvez vous perdre là dehors, et c’en sera fini de vous. »
Joel silver précise : «Whiteout est un thriller absolu, mais c’est un thriller qui repose d’abord sur les personnages. L’histoire de Carrie Stetko s’imbrique dans l’action, comme deux mystères qui se dévoilent simultanément. Carrie Stetko est une femme intelligente et coriace, et sa résistance n’est pas seulement physique, elle fait partie intégrante de sa personnalité.

Le tournage de Whiteout

Travailler et survivre à plusieurs dizaines de degrés en dessous de zéro
Pour trouver des lieux de tournage évoquant le froid, les grands espaces nus et l’isolement du pôle sud, les cinéastes s’en sont remis au producteur exécutif Don Carmody, vétéran de près de 40 productions tournées au canada. celui-ci a simplement déclaré : «Je sais où on trouve de la neige.» Don carmody précise : «La première leçon que vous apprend la neige, c’est qu’en général elle ne reste pas là où vous le voulez.

Les décors de Whiteout

Construire un décor sur la glace : clous gelés et marteaux glacés
À une heure de route de Gimli et environ deux de Winnipeg, le décor de Whiteout a été édifié sur une langue de terre privée avançant sur le lac Manitoba qui offrait la possibilité de multiples angles de prises de vues sans un arbre ou un gratte-ciel à l’horizon. mieux encore, le lac était recouvert par 1,20 m de glace épaisse et solide.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 159 entrées
  • 1er jour IDF : 1 926 entrées
  • 1ère semaine IDF : 18 154 entrées
  • Cumul IDF : 25 963 entrées

  • 1ère semaine France : 54 802 entrées
  • Cumul France : 75 297 entrées