Il y a quelques années, alors que je préparais la série télévisée « Winx Club »,
j’ai créé Bloom, qui est rapidement devenue le personnage central de la série.
Bloom était une ravissante jeune fille élevée par des parents adoptifs. J’avais moi-même une copine d’université qui avait été adoptée et qui souhaitait plus que tout découvrir ses parents naturels et son pays d’origine. Son émouvante histoire m’a inspiré le destin de Bloom.
Au départ, j’avais imaginé que Bloom par- tirait à la recherche de ses parents biologiques lors de la deuxième saison de la série télé, mais j’ai choisi de garder cette aventure plus personnelle pour le grand écran.
Le film était aussi l’occasion d’apporter quelques solutions à certains des plus grands mystères qui jalonnaient les trois saisons de la série. C’est autour de ces atouts que nous avons construit l’histoire du film, avec l’idée de séduire et d’intriguer un public bien plus large que les seuls fans de la série télévisée.
Pour écrire le scénario, j’ai demandé à Sean Molyneaux, avec qui j’avais travaillé sur la série, de venir m’aider. Sa connaissance des personnages et de l’univers particulier des Winx était essentielle.
Notre ambition n’était pas de faire une simple transposition de la série. Nous voulions faire un vrai film, conçu pour le grand écran, avec plus de magie, d’action, d’émotion, en valorisant l’univers des Winx dans cette nouvelle dimension.
Fin 2005, je suis parti pour Rome avec le scénario et les dessins des personnages et des décors finalisés. Avec
Francesco Mastrofini, nous avons rassemblé une équipe de jeunes artistes et techniciens très doués, qui voulaient réaliser en Italie un film d’animation en images de synthèse.
L’équipe a pris beaucoup d’ampleur aux cours des mois suivants. Des artistes du monde entier sont venus nous rejoindre sur le projet. Pendant plus de deux ans, nous avons connu tous les bonheurs mais aussi les problèmes liés à la réalisation d’un film d’animation en 3D. Les nuits étaient longues chez Rainbow CGI ! Tellement longues que la police est venue réveiller en sursaut mon assistant réalisateur,
Mauro Uzzeo. Les femmes de ménage l’avaient découvert au petit matin endormi sur le canapé du studio et l’avaient pris pour un vagabond !
Sur ce projet, il y a eu du sang, des larmes et de la sueur, mais aussi beaucoup de rires et une énorme énergie créatrice. Au final, nous gardons tous le souvenir d’avoir travaillé sur un projet unique, qui accessoirement constituait une première en Italie. Nous espérons que toutes les petites filles du monde se régaleront en allant voir leurs héroïnes favorites sur grand écran !