Avec X-MEN, L’AFFRONTEMENT FINAL, la saga des X-Men atteint son point culminant et apporte enfin toutes les réponses. Sous la direction de
Brett Ratner, la totalité des stars qui ont fait le succès des deux premiers volets retrouvent leurs personnages. Alors que l’aventure et le suspense passent à une vitesse supérieure, tous les protagonistes vont voir se profiler des choix qui les engageront aussi bien personnellement qu’au regard de l’Histoire.
D’AUTRES ENJEUX POUR ENCORE PLUS D’EMOTIONS
Le plus spectaculaire des affrontements s’annonce, les enjeux personnels se multiplient et révèlent les personnalités comme jamais. Au-delà de l’action, le film aborde aussi des thèmes qui trouvent un écho particulier de nos jours : le fait d’être comme le plus grand nombre est-il une garantie de sécurité ? Est-ce de la lâcheté que de renoncer à son identité pour échapper aux persécutions ? La liberté individuelle existe-t-elle ? Un grand pouvoir est-il un don ou une malédiction ?
Patrick Stewart, l’interprète du Professeur X, confie : « Ce film est encore plus fort du début à la fin. Il vous accroche et vous entraîne aux côtés des personnages. »
Le concept d’un traitement capable de « guérir » les X-Men pour les rendre humains place chaque personnage devant des choix difficiles. Cette idée forte plonge chacun au cœur même du sujet qui a toujours sous-tendu les aventures des X-Men. C’est également une question cruciale qui trouvait un écho chez les comédiens.
Halle Berry, qui incarne Tornade, explique : « Ce « traitement » est le vrai méchant de l’histoire. C’est un sujet qui me touche profondément. Lorsque j’étais enfant, je pensais que si je pouvais me changer, ma vie serait meilleure. Avec l’expérience, je me suis aperçue à quel point cette idée était fausse, et le film est aussi une fable très forte sur ce thème. »
C’est ce traitement qui va permettre à Magnéto de faire un retour en force et de réunir une armée pour lancer une révolution mutante d’une ampleur inédite. Pour lui et ses partisans, le but est désormais d’éliminer ce traitement ainsi que tous ceux, humains ou mutants, qui lui sont favorables.
Ian Mckellen, qui interprète ce personnage, explique : « Le discours de Magnéto est simple : « Nous n’avons pas besoin de traitement parce que le traitement, c’est nous ! ». L’idée que l’on puisse effacer tout ce qui constitue une individualité au regard d’une certaine normalité est une aberration absolue. C’est aussi choquant que si une personne m’expliquait que j’ai besoin d’être guéri de ma sexualité, ou si on se mettait à vouloir soigner les gens de leur couleur de peau ! »
Hugh Jackman précise : « L’histoire soulève bien des questions. Et il n’y a pas une seule réponse idéale. Si l’on considère le cas de Malicia, elle possède la capacité d’absorber les pouvoirs et l’énergie de ceux qu’elle touche, jusqu’à les tuer. Cela l’oblige à mener une vie totalement solitaire, privée de tout contact, de toute relation physique. Elle ne peut toucher personne et encore moins avoir d’enfant. Aussi choquante soit l’idée de ce traitement, on peut comprendre qu’elle soit tentée d’y faire appel pour avoir une autre vie. »
Kelsey Grammer, qui joue le Fauve, ajoute : « Le Fauve est sans doute le mutant qui ressemble le moins à un humain. Il est logique qu’il soit tenté par l’idée de devenir un « homme normal ». Il va découvrir qu’être normal n’est pas sa destinée. Pour lui, comme pour chacun d’entre nous, tout l’enjeu est là : il faut prendre conscience de ce que l’on est et l’accepter pour en tirer le meilleur. »
Cet incroyable cas de conscience porte l’aventure des X-Men à un autre niveau.
Zak Penn, coscénariste avec
Simon Kinberg et grand admirateur des comics, explique : « Dans les années soixante, avant les X-Men, personne n’avait jamais vraiment essayé d’apporter d’émotion dans les histoires. Nous avons décidé d’incorporer cet ingrédient à la trilogie pour retrouver ces sentiments puissants. Le seul moyen d’obtenir une émotion était de rendre authentique tout l’univers des personnages, en faisant vivre aux spectateurs des choses positives et négatives qui peuvent effectivement arriver. »
Simon Kinberg ajoute : « L’une des caractéristiques les plus marquantes des comics concernait le lien qui se développait entre le lecteur et les personnages. On s’attachait vraiment aux protagonistes. On ne se jetait pas sur chaque nouveau numéro uniquement pour les histoires, mais aussi pour les personnages qu’on allait retrouver. »
Brett Ratner a été non seulement attiré par le potentiel du scénario, mais également par l’idée de prolonger ce qui avait déjà été fait sur les deux premiers films. Il raconte : « Ce qu’a fait
Bryan Singer constituait une sorte de cahier des charges de base pour moi. Je voulais absolument respecter le ton et poursuivre les développements que lui et les comédiens avaient créés. Le public s’est attaché aux personnages et il fallait leur rester fidèle. Mon but était de poursuivre ce qui avait été brillamment commencé, et d’aller encore plus loin dans la connaissance des héros, en apportant des réponses à tout ce qui les concerne. »
L’approche de
Brett Ratner a été unanimement appréciée par les comédiens.
Hugh Jackman intervient : « Brett s’est toujours montré respectueux de ce qui avait été fait mais en même temps, il a emmené l’histoire à un autre niveau, donnant toute sa place aux émotions. »
Halle Berry confie : « Dans ce film, le personnage de Tornade se révèle. Je sais que Brett n’est pas étranger à cette évolution et je l'en remercie. Je souhaitais vraiment pouvoir offrir encore plus de densité et de contenu à mon personnage, et il est allé dans ce sens. »
Hugh Jackman ajoute : « Dans les deux premiers films, Wolverine se demandait s’il devait rejoindre les X-Men. Sa nature solitaire était remise en cause. Dans X-MEN, L’AFFRONTEMENT FINAL, les choses ont évolué, il est désormais question de savoir s’il doit devenir un meneur au sein du groupe. Wolverine évolue, et c’est aussi ce qui m’intéressait en reprenant le rôle. Je voulais aller plus loin, plus en profondeur, et le film m’a permis cela. »
DE RETOUR POUR VIVRE LE PLUS FORT
L’une des premières difficultés dans la réalisation du film a été de réussir à faire concorder les emplois du temps surchargés des nombreuses stars qui reprenaient leur rôle.
Lauren Shuler Donner, productrice, commente : « Retrouver tout le monde était une condition nécessaire pour garantir la cohérence et la continuité de l'évolution des personnages et de leur relation. C’était également essentiel pour les fans. «
Avi Arad, également producteur, ajoute : « Tous les comédiens étaient très attachés à leur personnage et ce sont eux qui ont fait ce que les films sont. Il était impératif de tous les réunir à nouveau. »
L’une des forces du film est de présenter de réelles évolutions dans la définition des personnages. C’est particulièrement vrai de la télépathe, le docteur Jean Grey, jouée par
Famke Janssen. Dans X-MEN 2, elle se sacrifiait pour sauver ses compagnons, sombrant dans les eaux du lac Alkali. Pourtant, ces dernières images ne disaient pas tout et il aura fallu attendre X-MEN, L’AFFRONTEMENT FINAL pour découvrir ce qui s’est réellement passé…
Jean revient, transformée en Phénix, détentrice de pouvoirs qui dépassent son propre entendement. Elle est devenue l’arme ultime, celle que chacun veut posséder alors que s’annonce la plus décisive des guerres. Elle est désormais une menace, pour les X-Men mais aussi pour le monde.
Simon Kinberg explique : « Le parcours de Jean est le plus extrême de la saga. Nous sommes partis d’une idée qui n’avait jamais été exploitée avant : transformer un héros en méchant. Cela provoque un sentiment particulier parce que vous voyez quelqu’un que vous aimiez devenir ce qu’il y a de pire. »
Famke Janssen commente : « Jean évolue de façon radicale. Si les fans des comics ont eu l’occasion d’anticiper ce changement, ceux du film vont avoir un grand choc ! Bien que Jean soit l’une des plus proches du Professeur X, l’une des enseignantes dans son école et la fiancée de Cyclope, certains éléments déjà distillés pouvaient laisser deviner quel serait son véritable destin. A plusieurs reprises, on a eu l’occasion de voir que ses pouvoirs la dépassaient parfois et qu’elle éprouvait un malaise par rapport à cela. »
James Marsden, qui incarne Cyclope, ajoute : « Jean et Cyclope avaient décidé de se marier. Avec la disparition de Jean, Cyclope a perdu sa raison de vivre, son but, et il est à présent désemparé. Son destin était lié à elle et il l’aimait plus que tout. Maintenant que Jean n’est plus, il ne ressent plus son engagement de la même façon. Elle lui manque, mais à tout le groupe aussi. »
ACTION PUISSANCE 3
Alors que les deux précédents films ont déjà marqué l’histoire des séquences d’action, X-MEN, L’AFFRONTEMENT FINAL entraîne l’aventure à un niveau encore supérieur.
Simon Crane, l’un des réalisateurs de seconde équipe et coordinateurs de cascades les plus réputés qui soient, s’est vu confier le soin de concevoir les séquences d’action, mais aussi les affrontements et les styles de combat.
L’enjeu était de trouver de nouvelles façons de filmer l’action, tout en créant des péripéties spectaculaires qui s’intègrent à l’histoire et la servent. Crane a étroitement collaboré avec le superviseur des effets spéciaux visuels oscarisé
John Bruno pour combiner les cascades, les effets spéciaux numériques et les images de synthèse, le tout dans une cohérence parfaite.
L’un des principaux points à travailler pour Crane a été la mise au point du style de combat particulier de Wolverine. Lorsque le personnage est dans une colère noire, il développe un style vif et atypique qui le rend à la fois dangereux et virtuellement impossible à arrêter.
Simon Crane explique : « Dans les deux premiers films, son style était déjà impressionnant mais, conformément à ce que dépeignent les comics, nous voulions aller plus loin. La plupart du temps, Wolverine se bat pour sa défense immédiate. Cette fois, il combat pour un enjeu bien plus important et il y va avec quelque chose de plus. Le public va découvrir ce que ça donne quand Wolverine est vraiment en colère ! »
Pour se préparer aux combats et aux séquences d’action,
Hugh Jackman a passé de nombreuses heures à l’entraînement et dans les salles de gymnastique. Il raconte : « Pour ce film, nous voulions nous rapprocher du style des comics. Les scènes de combat étaient brillantes, vraiment spectaculaires. »
Dans l’une des séquences les plus étonnantes, Wolverine est catapulté comme une arme par Colossus à travers une forêt. Pour cela, l’acteur était accroché à un câble et propulsé à plus de 100 km/h.
Hugh Jackman précise : « Les fans vont adorer. A tourner, c’était une expérience inoubliable, et sans trucage ! »
Tornade expérimente elle aussi de nouvelles aptitudes.
Halle Berry confie : « Depuis le premier film, je rêvais de voler ! ». Son vœu s’est réalisé. Pour la scène où elle s’élève dans le ciel en tournant comme une tornade, l’actrice a accompli vingt-quatre tours sur elle-même en seulement quelques secondes.
Brett Ratner se souvient : « C’est incroyablement impressionnant à voir. Au début, nous avions peur que Halle ne le supporte pas, mais elle a assumé le tout avec brio. Il a quand même fallu qu’elle prenne un médicament pour éviter d’avoir trop mal au cœur ! »