Notes de Prod. : Zion et son frère

    en DVD le 02 Décembre 2009

Notes du réalisateur

Pour moi, il s'agit d'un film simple – d'un film au message universel. Il ne se déroule pas dans un lieu précis et n'est pas écrit dans un langage cinématographique spécifique. Il pourrait se passer n'importe où dans le monde. Cependant, il s'inscrit dans le contexte local israélien.

Je recherchais une histoire qui puisse se dérouler dans le climat social qui caractérise mon univers – autrement dit, une société qui rejette ses immigrés et où règnent le désespoir et la précarité. Une société où, sur fond d'une interminable guerre d'usure, la vie a peu de valeur et l'identité du pays change tous les dix ans ou presque.

Je me suis mis en quête d'une histoire liée aux difficultés économiques que nous traversons, comme, dans ce cas-là, un gamin à la recherche d'une paire de chaussures. J'ai l'impression que l'intrigue a déterminé le style de la mise en scène. J'ai trouvé une histoire simple, réaliste et brutale qui n'a rien de sensationnel. J'ai envisagé une mise en scène qui place l'être humain au centre de mes préoccupations et qui respecte sa personne, sa condition modeste, son authentique vulnérabilité et la conscience qu'il a de ses limites. Un être humain perdu au milieu d'immeubles qui s'étendent à l'infini. Où la mer, qu'on ne peut pas voir à cause des ponts et des tours, est son ultime refuge. Un être humain assailli par un soleil aveuglant qui ne lui laisse aucun répit. J'ai voulu dépeindre ce monde de manière aussi réaliste que possible, sans en atténuer l'âpreté. J'ai utilisé aussi bien des comédiens non professionnels que des professionnels et nous avons tourné en décors et en lumières naturels par souci de réalisme. J'ai cherché à filmer la dureté de ce monde avec compassion et amour. L'acteur est au centre de ce monde et au cœur du regard de la caméra.

L'été touche à sa fin, et il fait chaud et moite. La température ne baisse pas. Le soleil assèche tout : la terre, les rues, les voies ferrées. On est abasourdi par la canicule : elle est terrible, violente et même cruelle. Le soleil de cette fin d’août ne vous lâche pas. Il est témoin de tout ce qui se passe. C'est un témoin muet, y compris devant le spectacle le plus barbare qui soit : le meurtre. Comme dans L'Etranger de Camus où les protagonistes ne peuvent jamais échapper à ses rayons implacables. Il est peut-être à l'origine de tout ce qui se passe. Peut-être que le soleil est en fin de compte responsable de la mort du petit Ethiopien.

Les personnages principaux

Zion

Zion, 14 ans environ, est petit et maigre, et fait plus jeune que son âge. Il est intelligent et avisé. C'est un garçon gentil, mais facilement influençable. A mesure que progresse le film, Zion s'affranchit peu à peu de l'emprise de son frère aîné, plutôt charismatique, et devient plus indépendant en assumant sa propre identité.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1er jour IDF : 693 entrées
  • 1ère semaine IDF : 4 640 entrées
  • Cumul IDF : 7 189 entrées

  • 1ère semaine France : 5 803 entrées
  • Cumul France : 8 427 entrées